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L’acteur américain Vincent Pastore, connu pour son rôle de Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero dans la série culte Les Soprano, est décédé à l’âge de 80 ans. Il a été retrouvé mort samedi à son domicile du Bronx, à New York, et les autorités mènent une enquête sur les circonstances de sa disparition, rapporte Deadline.
Un parcours longuement ancré dans le Bronx
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Né dans le Bronx en 1946, Pastore avait, avant d’embrasser la carrière d’acteur, servi dans la marine américaine pendant la guerre du Vietnam. De retour aux États-Unis, il a étudié le théâtre à l’université Pace et passé de longues années à travailler dans les bars et clubs new-yorkais avant d’apparaître à l’écran, à la fin des années 1980.

Sa filmographie, dense et souvent tournée vers les figures de la criminalité, compte près de 200 crédits répartis sur environ quarante ans. Il est apparu dans des longs métrages signés par des cinéastes majeurs — parmi eux, Martin Scorsese et Brian De Palma — ainsi que dans des productions de Woody Allen et dans le téléfilm Gotti, qui, selon lui, lui a ouvert la voie vers les Soprano.
Le rôle qui l’a rendu indissociable d’une série
C’est son interprétation de Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero qui a définitivement marqué les esprits. Personnage récurrent durant les deux premières saisons, il est ensuite revenu à plusieurs reprises, notamment à travers des flashbacks et des séquences oniriques, après l’une des morts les plus marquantes de la série.
Si ce rôle reste son plus célèbre, Pastore n’a jamais été cantonné à cette seule image. Il a enchaîné les apparitions au cinéma — dont des films distribués sous des titres français comme Les Affranchis et L’Impasse — et multiplié les prestations à la télévision.
Une présence partout à l’écran et derrière la voix
Au fil des années, on a pu le voir dans des séries américaines grand public telles que New York, police judiciaire, Blue Bloods ou Hawaii Five-0. Il a également prêté sa voix dans des projets plus récents, comme la troisième saison de Yellowjackets, où il double un lama.

Sa filmographie comprend des collaborations variées, y compris un passage dans une production de Luc Besson (Malavita) et des interventions dans des films d’animation et autres projets populaires. Au total, son itinéraire professionnel témoigne d’une grande régularité et d’une forte spécialisation dans les rôles de mafieux ou de personnages au tempérament affirmé.
Réactions et souvenir
Robert Attermann, son agent depuis plus de trente ans, a rendu hommage à l’homme autant qu’à l’artiste, soulignant sa gentillesse, sa générosité et sa fidélité. Pour ceux qui l’ont fréquenté, Pastore était un ami loyal, doté d’un sens de l’humour marqué, passionné par son métier et attentif aux jeunes comédiens.
Pour le grand public, il restera avant tout associé à la figure de Big Pussy, un rôle qui a contribué à inscrire son nom dans l’histoire de la télévision moderne.












