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La startup londonienne Nothing répond aux rumeurs d’un retrait massif à l’international. Le 24 juillet, son cofondateur Akis Evangelidis a confirmé une réorganisation interne avec des suppressions de postes, tout en niant un abandon des marchés étrangers.
Une polémique née d’une enquête indienne
Les spéculations ont démarré après une enquête publiée par digit.in. Le média affirmait que Nothing envisageait de réduire ses effectifs mondiaux de 40 %, certaines équipes devant voir jusqu’à 50 % de leurs postes supprimés, et qu’un retrait de douze pays était en cours.
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Sur le réseau X, Evangelidis a qualifié une partie de ces informations de « FAKE NEWS ». Il n’a toutefois pas confirmé ni infirmé les chiffres avancés par digit.in, ce qui laisse la portée exacte des coupes ouverte à l’interprétation.
Une réorganisation présentée comme stratégique
Plutôt que de parler d’un repli, la direction présente la manœuvre comme une adaptation pour préparer une « prochaine phase de croissance ». L’objectif affiché : recentrer l’activité pour mieux soutenir les développements futurs.
Parmi les mesures annoncées figure la création d’une unité commerciale axée sur l’**intelligence artificielle**, qualifiée d’AI-native. Evangelidis a insisté sur la dimension humaine de ces choix : « Les décisions qui impactent les moyens de subsistance des gens ne sont jamais prises à la légère », a-t-il déclaré.
Le Phone 4b mis en avant comme signe de santé commerciale
Pour contrer le ton alarmiste, Nothing met en avant des résultats commerciaux récents. Lancé le 7 juillet à 400 dollars, le Phone 4b s’est vendu à près de 30 000 exemplaires dès son premier jour de mise en vente.
Le dirigeant affirme que l’appareil bat des records dans sa fourchette de prix, un argument destiné à rassurer actionnaires et observateurs sur la demande pour les produits de la marque.
Des coûts qui pèsent surtout sur les acteurs moyens
Le contexte industriel complique toutefois la donne. La hausse des prix de composants comme la mémoire vive alourdit le coût de fabrication des smartphones.

Même des groupes disposant de marges importantes augmentent leurs prix. Dans ce contexte, les fabricants indépendants et de taille intermédiaire sont davantage exposés, pour qui préserver la rentabilité devient un exercice quotidien.
Un marché qui se concentre
Le cas de Nothing s’inscrit dans une tendance plus large. Début juillet, OnePlus a annoncé son départ du marché nord‑américain, évoquant un « ajustement stratégique mondial proactif ». Ces mouvements réduisent progressivement le nombre d’acteurs présents sur certains territoires.

Si cette concentration se confirme, les consommateurs risquent de voir s’effacer des alternatives, au profit d’un duopole dominé par Samsung et Apple — une évolution qui pourrait freiner la diversité et l’innovation sur le marché.
Vers une période d’incertitude
Nothing affirme préparer son avenir, mais la communication de la société laisse plusieurs questions en suspens, notamment sur l’ampleur réelle des suppressions de postes et sur l’éventuelle réduction de son empreinte géographique. Les prochaines annonces de la direction permettront d’y voir plus clair.











