Nouveau média tech en direct lancé par l’Europe attire déjà les acteurs clés du secteur

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Un nouveau média londonien s’impose au cœur de l’écosystème tech européen : le European Technology Network diffuse désormais en direct cinq jours par semaine, après une levée de fonds et un repositionnement stratégique. Cette montée en puissance arrive alors que les startups européennes voient affluer des capitaux à un rythme inédit, créant un besoin de couverture plus soutenue et d’espaces publics de débat.

Levée de fonds et déménagement stratégique

Le réseau a annoncé une levée d’amorçage de 1,6 million de dollars, soutenue par des acteurs reconnus comme Powerhouse Capital, Axel Springer SE et LadBible. Des business angels issus d’OpenAI et de DeepMind figurent aussi parmi les investisseurs.

Annonce de levée de fonds avec documents et symboles d'investissement
La levée de 1,6 million de dollars soutenue par Powerhouse Capital et Axel Springer

L’équipe, qui compte huit personnes et va rapidement s’étoffer, prépare son installation dans un grand studio à Kings Cross. Le lieu servira de hub pour les jeunes pousses spécialisées en intelligence artificielle et sera accompagné du lancement d’un bulletin d’information pour prolonger les échanges hors antenne.

Un calendrier intensif pour suivre une filière en accélération

Les fondateurs expliquent que la décision de passer à un rythme quotidien répond à une contrainte concrète : la demande d’intervention a explosé. L’équipe recevait environ soixante-dix propositions d’invités par semaine, rendant impossible la programmation de douze interviews en deux heures, deux fois par semaine.

La hausse des volumes financiers dans la capitale britannique illustre le besoin d’un plateau plus dense. Selon les chiffres cités par le média, les startups londoniennes ont levé 14,7 milliards de dollars cette année. Six sociétés ont franchi le seuil des 500 millions de dollars :

  • wayve
  • superintelligence
  • elevenlabs
  • recursive
  • ineffable intelligence
  • isomorphic labs

Les trois dernières sont présentées comme issues d’anciens employés de DeepMind. Face à cet afflux de capitaux et de projets, le format quotidien vise à offrir davantage de visibilité et de temps d’antenne.

Le plateau a déjà attiré des intervenants de poids, comme George Robson (Sequoia) et l’ancien Premier ministre britannique Rishi Sunak. Kanishka Narayan, décrit dans le texte comme « premier ministre britannique de l’Intelligence Artificielle », a également pris part aux débats.

Format, modèle économique et rayonnement

La grille quotidienne s’étend de midi à quinze heures, heure britannique. Les trois premières heures combinent veille et analyses ; deux heures sont ensuite réservées aux échanges avec les invités. Les animateurs veulent y mêler débats, tables rondes et sessions de pitch inspirées de formats comme Shark Tank.

Studio de diffusion en direct avec équipements de production et caméras
Le format quotidien s’étend de midi à quinze heures, combinant veille et débats

Le financement repose principalement sur la publicité. Des sponsors nommés par le média — dont Polymarket, Base et ElevenLabs — ont déjà rejoint la production.

Les fondateurs citent l’exemple de TBPN et des figures telles que John Coogan et Jordi Hays comme sources d’inspiration. Leur position est claire : si le Royaume-Uni dispose de chaînes généralistes comme ITV ou BBC, il existe une place pour une chaîne spécialisée, régionale et tournée vers la tech.

Ambition européenne et portée mondiale

Basé à Londres, le réseau multiplie les connexions sur le continent. Il a diffusé depuis la conférence Panathenaea à Athènes et depuis le Louvre à Paris, signe d’une volonté d’ancrage paneuropéen.

Les dirigeants affichent une ambition globale. Ils assurent vouloir donner une tribune aux fondateurs du monde entier, y compris américains, sans se positionner comme des journalistes au sens traditionnel. Leur identité, telle qu’elle est présentée, se rapproche plutôt de celle d’« initiés curieux » souhaitant documenter la réussite européenne.

Sur le plan éducatif et culturel, le projet se veut aussi prescripteur : montrer que lancer une startup peut être une alternative porteuse aux carrières classiques en banque ou en conseil. En offrant une scène aux entrepreneurs et investisseurs, le réseau espère soutenir la visibilité et l’attractivité de la tech européenne pour la génération suivante.

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