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Après une conclusion émouvante qui semblait mettre un point final à son histoire, Ted Lasso revient pour une quatrième saison à la pertinence discutée. La nouvelle livraison peine à justifier son existence mais conserve assez de chaleur et d’humour pour convaincre, parfois malgré elle.
Un retour qui repart presque à zéro
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La série reprend le fil loin du Royaume‑Uni, à Kansas City, où l’on retrouve Ted dans une vie ordinaire, entre rayons de supermarché et routine de père divorcé. Rebecca finit par le convaincre — après un refus — de rejoindre à nouveau l’univers du football, cette fois pour encadrer une équipe féminine à Richmond.

Le schéma narratif est simple : Ted remet son survêtement et repart pour une nouvelle aventure. L’enjeu sportif devient secondaire ; la série mise surtout sur la chaleur humaine du personnage principal.
Une écriture parfois trop consensuelle
Le ton général reste positif, peut‑être trop. La série insiste lourdement sur son message féministe, au point d’en paraître simpliste : la nécessité de défendre le football féminin est répétée avec insistance, ce qui donne parfois l’impression d’énoncer des évidences déjà bien installées.

Le propos sonne d’autant plus daté lorsqu’on le remet en perspective — cela fait 25 ans que Joue‑la comme Beckham existe et la Ligue des champions féminine a rassemblé, cette saison, 45 millions de téléspectateurs européens au total. Bref, l’argument central de la saison ne surprend guère et frôle l’effort pédagogique inutile.
Les atouts qui font encore tenir la série
Mais la réussite de Ted Lasso tient surtout à ses interprètes. Jason Sudeikis retrouve sans peine l’énergie solaire du personnage : ses blagues paternelles et sa bonté désarmante restent au cœur de l’attrait de la série.
La nouvelle dynamique fonctionne aussi grâce à l’arrivée des joueuses, qui remplacent progressivement les anciens visages masculins de Richmond. Parmi elles, Tanya Reynolds se distingue en adjointe constamment sur la défensive, apportant une fraîcheur bienvenue.
Les seconds rôles reprennent du relief — citons notamment Juno Temple et Hannah Waddingham — et les dialogues retrouvent parfois la justesse qui faisait le charme des premières saisons. L’émotion refait surface à des moments inattendus, donnant à la saison une cadence faite d’accalmies et de fulgurances.
En dépit de ses défauts — bons sentiments empilés et quelques passages proches de l’autoparodie — la saison 4 parvient finalement à convaincre par son optimisme contagieux. Elle n’innove pas, elle n’était sans doute pas indispensable, mais elle rend encore envie d’encourager Ted depuis les tribunes.
Ted Lasso, saison 4, disponible en France à partir du 5 août sur Apple TV et également accessible via MyCanal.












