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La comédie culte de Gérard Oury, Rabbi Jacob, est rediffusée dimanche soir sur France 2. Pour l’occasion, nous republions un entretien avec le compositeur Vladimir Cosma paru dans Première Classics n°6 (janvier‑mars 2019), où il évoque sa première collaboration avec le réalisateur.
Un contact par intermédiaire, puis une rencontre à Orly
Cosma raconte que c’est par l’intermédiaire du réalisateur François Reichenbach que la piste s’est ouverte. Reichenbach lui aurait annoncé que Gérard Oury recherchait un auteur pour la musique du film avec Louis de Funès et qu’il allait le prévenir. Aucun appel n’est arrivé immédiatement.
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La première prise de contact réelle survient après la projection du Grand Blond avec une chaussure noire, dont Cosma avait signé la musique. La production le convie alors sur le tournage, à Orly. Au cours de leur premier échange, Oury insiste sur un point précis : la scène de danse de De Funès nécessitera une musique enregistrée lors du tournage.
Une exigence artistique claire
Le réalisateur expose sa vision musicale à Cosma, en rejetant les effets faciles. Selon le compositeur, Oury lui dit qu’après avoir écouté la musique du Grand Blond, il ne recherchait pas « une musique à effets » mais « une musique qui vient du cœur ». Le film, situé en partie à New York et traitant de la rencontre entre religions, devait selon Oury proposer une tonalité de fraternité plutôt qu’un simple gimmick.

Cosma assure l’auteur de sa polyvalence, rappelant qu’un usage antérieur de la flûte de pan n’excluait pas d’autres approches musicales adaptées au projet.
Une sélection serrée parmi des noms prestigieux
Lors des séances d’enregistrement au studio Davout, le compositeur découvre qu’il n’est pas le seul candidat évoqué pour la partition. L’ingénieur du son lui révèle que plusieurs grands noms — dont Georges Delerue, Michel Polnareff et Norbert Glanzberg — avaient déjà été auditionnés. La concurrence est donc décrite comme « rude », d’autant plus que Cosma, à l’époque, n’avait pas la même notoriété que ces références établies.
Cette première collaboration avec Oury a contribué à faire évoluer la carrière de Vladimir Cosma, dont la musique demeure associée au succès et à la tonalité particulière de Rabbi Jacob.












