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Dans certains pays, l’infidélité n’est pas seulement une douleur privée : elle peut déboucher sur un procès et une lourde condamnation financière pour la personne extérieure au couple. En Thaïlande, la loi offre aux conjoints trompés la possibilité de réclamer des réparations à l’amant ou à la maîtresse, sous conditions strictes.
Une réparation possible contre la tierce personne
La législation thaïlandaise prévoit, via l’article 1523 du Code civil et commercial, que l’époux ou l’épouse lésé(e) peut demander des dommages et intérêts à la personne qui a entretenu une relation avec son conjoint. Cette voie de recours vise à compenser le préjudice subi par le mariage.
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Pour voir sa demande aboutir, il faut toutefois établir deux éléments essentiels : la preuve de l’existence de la relation extraconjugale et la démonstration d’un préjudice concret. Sans ces éléments, les tribunaux refusent généralement d’accorder une indemnisation.
Des montants évalués au cas par cas
La loi ne fixe pas de barème unique. Les magistrats apprécient chaque dossier au cas par cas, en tenant compte de la durée de la liaison, des circonstances et de l’impact sur la vie conjugale. Les sommes réclamées peuvent alors varier fortement.
Dans certains dossiers très médiatisés, les montants ont atteint plusieurs millions de la monnaie locale, soit l’équivalent de plus de 100 000 euros. Dans un pays où le salaire moyen est nettement inférieur à celui des pays occidentaux, ces condamnations peuvent s’avérer très lourdes pour l’intéressé.
Des règles rares, mais pas totalement isolées
Peu d’États dans le monde autorisent une action similaire. Aux États-Unis, quelques États conservent une tradition juridique comparable, connue sous le nom d’« aliénation de l’affection ». Des États comme la Caroline du Nord, le Mississippi, le Dakota du Sud ou l’Utah permettent encore, dans certains cas, à un conjoint d’attaquer une tierce personne accusée d’avoir contribué à la destruction du mariage.
Ce qui se passe en France
En France, la situation est différente. L’adultère peut être pris en compte dans le cadre d’une procédure de divorce et influer sur les modalités de la séparation, mais il n’existe pas de possibilité d’engager directement la responsabilité pécuniaire de l’amant ou de la maîtresse au seul motif d’une relation avec une personne mariée.
En pratique, cela signifie que l’impact juridique de l’infidélité dépend largement du pays dans lequel elle est constatée. Pour les personnes concernées, la différence peut être financièrement déterminante.












