Vos échanges avec Claude pourraient être consultés publiquement sur Google

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Des conversations partagées via le chatbot Claude ont été retrouvées dans les résultats de recherche Google, révélant parfois des données personnelles sensibles. La découverte, rapportée par des utilisateurs sur Twitter et Reddit, relance les questions sur la protection des échanges avec les assistants conversationnels.

Des liens publics générés automatiquement

Le partage intégré à Claude crée un lien public dès que l’utilisateur clique sur le bouton « share ». Ce raccourci facilite la diffusion, mais il rend aussi l’URL accessible à quiconque la reçoit — et, selon les observations, potentiellement repérable par des moteurs de recherche.

Anthropic affiche un message précisant que « toute personne disposant du lien peut consulter » le contenu. L’entreprise affirme cependant ne pas fournir de liste de discussions ni de sitemap aux moteurs de recherche.

Des informations confidentielles mises au jour

Plusieurs médias et internautes ont recensé des échanges et des fichiers indexés. Les éléments retrouvés s’étendent des documents techniques aux dossiers personnels.

  • Historique médical, résultats d’essais cliniques et annuaires scolaires — signalés par Futurism.
  • Une application de thérapie par IA, des notes de réunion et des données de facturation médicale — repérés par 404 Media.
  • Sur les réseaux sociaux, certains utilisateurs disent avoir trouvé des adresses personnelles, des numéros privés et même des clés de portefeuilles cryptographiques.

Ce que dit Anthropic

Contactée par Gizmodo, la société insiste sur le fait que ces liens n’apparaissent dans les moteurs de recherche que si leur propriétaire les a partagé publiquement sur un forum ou un réseau social. Anthropic explique que « ces liens ne sont ni devinables ni découvrables, sauf si les gens choisissent eux-mêmes de les diffuser ».

L’entreprise souligne aussi qu’un contenu rendu public peut, comme tout élément du web, être archivé ou indexé par des services tiers.

Reprendre le contrôle de ses conversations

Les utilisateurs peuvent vérifier et retirer l’accès aux partages depuis les réglages de l’application. Dans Paramètres > Confidentialité, cliquez sur « Manage » à côté de « Shared chats » ou « Shared artifacts », puis choisissez « unshare » pour révoquer la visibilité.

Attention toutefois : l’indexation sur Google peut persister quelques jours, le temps que le moteur actualise son cache.

Un problème déjà rencontré ailleurs

Ce type de fuite n’est pas inédit. ChatGPT, Claude et Grok ont déjà connu des épisodes où des échanges d’utilisateurs ont été rendus publics ou retrouvés en ligne.

En attendant des changements durables dans les pratiques de confidentialité, la recommandation reste la même : évitez de partager des informations sensibles avec un chatbot et limitez la diffusion de vos conversations.

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