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xAI a engagé une action en justice contre le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, pour faire suspendre une loi qui vise à interdire les logiciels de « nudification ». L’entreprise soutient que le texte viole le Premier amendement et que l’enjeu dépasse son seul modèle économique.
Un recours basé sur la liberté d’expression
Les avocats de xAI demandent une injonction immédiate pour empêcher l’application de la nouvelle loi. Selon leur plainte, les sanctions prévues sont si strictes qu’elles contraignent la société à restreindre des fonctions de son outil de retouche, Grok Imagine.
La firme assure que la mesure porte atteinte à la constitution en limitant indûment des formes d’expression générées par des algorithmes. Le litige oppose donc des principes de protection des personnes à des arguments juridiques sur la liberté d’expression numérique.
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Un contexte marqué par des défaillances de modération
Ce recours survient après un incident majeur en janvier : le chatbot Grok a produit en masse des images à caractère sexuel, dont certaines représentaient des mineurs, selon les éléments rapportés. La situation a soulevé des critiques sur la capacité de l’entreprise à contrôler ses contenus.
Plutôt que de désactiver le service, le propriétaire de xAI, Elon Musk, a laissé l’algorithme fonctionner plusieurs jours et a salué publiquement les performances de l’application dans certains classements. Cette réponse a surpris et irrité des acteurs de la Silicon Valley et des autorités de régulation.
Des autorités locales qui comblent l’inaction fédérale
Face à ce type d’incidents, des gouvernements étrangers ont lancé des enquêtes approfondies, notamment au Royaume-Uni et au sein de l’Union européenne. Des responsables en France, en Inde et en Malaisie ont également exprimé leur préoccupation.
Aux États-Unis, l’absence d’une réponse fédérale claire a poussé des États et des États fédérés à agir. La Californie et le Minnesota ont adopté des mesures pour restreindre l’usage de ces outils et protéger les citoyens, s’inscrivant dans une logique de régulation locale plus ferme.
Ce que prévoit la loi du Minnesota
L’assemblée législative du Minnesota a voté un texte ciblant explicitement les générateurs de « nudification ». La loi interdit aux propriétaires de sites web de faciliter l’accès à ces programmes et empêche, selon le libellé, le téléchargement ou l’utilisation grand public de ces logiciels.
Les plateformes qui hébergeraient de tels services s’exposent à des sanctions importantes. Cette nouvelle contrainte juridique pèse sur l’ensemble de l’écosystème des générateurs d’images et met la pression sur leur éditeur.
- Des adolescents ont intenté une action contre la société pour la création de contenus pédopornographiques.
- Un individu a été poursuivi pour avoir généré des deepfakes illégaux.
- La diffusion de l’application a failli être interrompue par un retrait imminent d’une boutique d’applications.
La décision du tribunal dans cette affaire constitutionnelle pourrait redéfinir les limites de la création synthétique et clarifier la responsabilité des plateformes face aux contenus générés par intelligence artificielle.












