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Présent au Festival de télévision de Monte‑Carlo pour recevoir une Nymphe de Cristal honorant sa carrière, Kurt Russell a été interrogé par Première sur l’idée d’un remake de Escape from New York — et n’a pas rejeté la proposition. Sa réaction ouvre la porte à une nouvelle interprétation du mythique Snake Plissken, sous la houlette annoncée de Zack Snyder.
Un lauréat revenu sous le feu des questions
Récompensé pour l’ensemble de son œuvre à Monte‑Carlo, Kurt Russell demeure également très présent à la télévision grâce à The Madison (Canal+) et Monarch (Apple TV). Mais pour plusieurs générations, il reste avant tout l’incarnation du mercenaire borgne imaginé par John Carpenter — rebaptisé en France New York 1997.
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Le projet Snyder relance le débat
À Hollywood, le projet d’une reprise du film post‑apocalyptique revient régulièrement sur le devant de la scène, cette fois avec Zack Snyder pressenti pour en prendre la direction. Interrogé sur cette possibilité, l’acteur n’a pas fermé la porte.
Une position ouverte mais mesurée
« Ce n’est pas la première fois qu’ils en parlent. Ça fait quelques années qu’ils essayent… J’ai envie de dire : pourquoi pas ? Allez‑y, tentez le coup ! » a déclaré Kurt Russell à Première, résumant une attitude plutôt bienveillante envers l’idée d’une nouvelle version.
Il a rappelé que l’œuvre originale commence à vieillir et peut légitimement se prêter à une réactualisation : « C’est une histoire qu’on a racontée il y a quand même 45 ans maintenant, donc c’est clairement ouvert à une nouvelle version… Donc, bonne chance (rires) ! »
Le précédent de The Thing et l’héritage Carpenter
Pour appuyer son propos, Russell a aussi évoqué sa propre expérience avec un remake : « Vous voyez, j’ai fait The Thing avec John Carpenter juste après New York 1997, et c’était un remake ! Donc on a évidemment le droit de faire des remakes… »
Il a par ailleurs souligné la façon dont Carpenter a su transformer une œuvre antérieure : « Avec The Thing, John a complètement réinventé le film de 1951 pour revenir au roman d’origine, Who Goes There?. Il en a fait une histoire de paranoïa pure, quelque chose d’absolument terrifiant, avec des créatures horribles. À l’époque, ça a choqué tout le monde. Mais les temps changent et la manière de voir les films évolue. »
Une bénédiction conditionnelle
En somme, Kurt Russell donne son accord de principe au projet — à la condition, implicite dans ses propos, que le réalisateur trouve une approche personnelle et légitime pour réinvestir le mythe de Snake Plissken. La balle est désormais dans le camp de ceux qui veulent reprendre la légende.










