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- Un studio en quête d’équilibre entre suites et nouveautés
- Le duo Stanton–Harris remet de l’air dans la saga
- La technologie comme nouveau défi pour les jouets
- Des jouets obsolètes qui bouleversent la morale
- Woody et Buzz: présents, mais relégués
- Bilan: quelques redites, mais une réussite émotionnelle
Avec le retour d’Andrew Stanton à la barre, Toy Story retrouve une fraîcheur inattendue : le cinquième opus redéfinit la hiérarchie du groupe de jouets et place enfin Jessie au cœur de l’histoire. Après plusieurs tentatives originales moins convaincantes, le nouveau film de Pixar parvient à émouvoir et à surprendre.
Un studio en quête d’équilibre entre suites et nouveautés
Depuis Coco (2017), Pixar peine à imposer des œuvres originales aussi populaires que ses franchises. Si Elémentaire a finalement trouvé son public en 2023 et que Jumpers a réalisé un score honorable, les grands succès du studio restent majoritairement des suites. Entre deux expérimentations, l’exploitation des franchises reste donc une stratégie logique.
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Le duo Stanton–Harris remet de l’air dans la saga
Andrew Stanton, scénariste historique, signe ici son premier film Toy Story en tant que réalisateur et son premier projet Pixar depuis Le Monde de Dory (2016). Il est épaulé par Kenna Harris, jusque‑là figure plus discrète du studio, promue co‑pilote sur une production évaluée à 200 millions de dollars. Ce tandem bouscule la dynamique du récit et offre à la cowgirl un espace narratif inédit.
La technologie comme nouveau défi pour les jouets
Le film introduit une menace technologique incarnée par Lilypad, une tablette en forme de grenouille doublée en version française par Laura Felpin. Par ce biais, Toy Story 5 aborde la réalité actuelle : les écrans grignotent le temps passé avec les jouets, et les enfants, comme la timide Bonnie, se tournent de plus en plus tôt vers ces dispositifs pour communiquer et se socialiser.
Des jouets obsolètes qui bouleversent la morale
Plutôt que de jouer la carte du manichéisme, le récit introduit une troupe de jouets électroniques dépassés menée par Rouleau Pote, un « assistant d’hygiène » incarné avec humour par Jonathan Cohen. Ce personnage, vulgaire mais attachant, aide Jessie à comprendre que tous les jouets méritent d’être reconnus et que le vrai enjeu se joue dans le cœur des enfants en pleine pré‑adolescence.
Woody et Buzz: présents, mais relégués
Woody et Buzz restent des piliers du film, mais leur rôle est plus posé, moins envahissant que l’avait laissé présager la promotion. L’insertion, dès l’ouverture, d’une cargaison de Buzz nouvelle génération échouée sur une île sert de fil rouge à la fois nostalgique et inventif, qui restitue la candeur du célèbre ranger de l’espace.
Bilan: quelques redites, mais une réussite émotionnelle
On ne réinvente pas une franchise vieille de trente ans sans retrouver des motifs familiers, et Toy Story 5 comporte quelques échos des épisodes précédents. Pourtant, l’effort de recentrage sur les enfants et la mise en lumière de Jessie transforment l’ensemble : entre rires et larmes, le film parvient à renouer avec l’esprit des meilleurs Pixar.

![Toy Story 5 : la magie Pixar opère à nouveau [critique]](https://slashmedia.ch/wp-content/uploads/2026/06/Critique-Toy-Story-5-renouvelle-la-magie-de-Pixar.png)









