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L’épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat, passée par les élèves de première le vendredi 12 juin, a surpris par la simplicité de certains exercices. Plusieurs questions, dont des items à choix multiple, semblaient relever d’opérations élémentaires — une situation qui alimente le débat sur le niveau scolaire et les objectifs de l’enseignement.
Des exercices presque basiques
Parmi les exemples relevés figuraient des calculs d’application directe. Un item demandait de déterminer le résultat de l’application de 30% à 150. Une autre question, posée aux candidats de la voie générale n’ayant pas choisi la spécialité mathématiques, proposait ce scénario : un produit initialement à 50 euros subit d’abord une baisse de 10% puis une hausse de 10%. La bonne réponse était 49,50 euros. Dans les deux cas, les candidats pouvaient choisir parmi quatre réponses proposées.
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Ces formats s’expliquent en partie par le fait que ces élèves suivent peu d’heures de mathématiques : sur l’année écoulée, seule une heure et demie hebdomadaire avait été consacrée à cet enseignement pour certains d’entre eux. Cela dit, la simplicité de certains items a provoqué stupeur et moquerie chez des observateurs.
Une remise en cause des exigences pédagogiques
Pour une partie de la communauté éducative et pour l’auteur du texte d’origine, la faiblesse apparente des exercices illustre un glissement plus large. Selon cette lecture, la volonté d’ouvrir massivement le baccalauréat et d’éviter l’échec collectif aurait conduit à abaisser les exigences et à restreindre le champ des connaissances attendues.
Cette analyse se combine à des remarques publiques récentes : un ministre de l’Éducation nationale a, selon le texte, conseillé que les copies ne deviennent pas «des cimetières» de fautes d’orthographe, signalant une attention portée à la forme mais aussi au niveau global des acquis. L’auteur déplore que, morceau par morceau, les fondamentaux aient été rognés au profit d’un enseignement moins exigeant.
Risques politiques et technologiques
La discussion dépasse la sphère scolaire. L’auteur met en relation la dégradation des savoirs avec des phénomènes publics : la facilité à adhérer à des discours simplistes et la montée des mouvements populistes. Il cite, à titre d’illustration, le parcours politique de personnalités médiatiques comme symptôme d’un affaiblissement du raisonnement collectif.
À cela s’ajoutent les effets des nouveaux médias. Internet, les réseaux sociaux et, plus récemment, l’essor de l’intelligence artificielle sont présentés comme des facteurs qui amplifient la diffusion rapide d’informations incomplètes ou trompeuses. Pour l’auteur, un déficit de connaissances rend les citoyens plus vulnérables aux manipulations et fragilise la vie démocratique.
Un constat nuancé sur l’intelligence des jeunes
Le texte insiste néanmoins sur une distinction : il ne s’agit pas d’affirmer que les jeunes sont «plus bêtes» qu’avant. L’aptitude intellectuelle existe, mais elle serait moins sollicitée et moins entretenue. Résultat : des capacités qui perdent en profondeur et en autonomie, au profit de savoirs plus superficiels et fonctionnels.
Au-delà de la polémique sur la difficulté d’une épreuve particulière, le débat renvoie à des choix de société : faut‑il privilégier l’accès large au diplôme au détriment d’un socle exigeant de compétences ? Comment réarticuler les contenus, les méthodes et le temps d’enseignement pour que les élèves développent une maîtrise durable du raisonnement, du calcul et de l’expression ?











