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Elon Musk a dévoilé un calendrier très serré pour la construction d’une fonderie de puces au Texas, destinée à alimenter ses projets de robots et de véhicules autonomes. Ce plan d’accélération, s’il se confirme, pourrait transformer la chaîne industrielle du groupe tout en posant des questions réglementaires et financières importantes.
Un calendrier accéléré pour une fonderie texane
Le site nommé Terafab doit être implanté à Austin et produire des composants pour des usages terrestres et spatiaux. Selon le planning annoncé, les premières machines seraient opérationnelles dès le premier semestre de l’année prochaine.

Une puce de test serait ensuite réalisée vers mai-juin 2027, tandis que la production commerciale effective est attendue pour la fin 2028. Ce rythme a été décrit comme exceptionnel, car les fonderies américaines exigent généralement plusieurs années de travaux et de qualifications avant d’entrer en production.
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Conséquences pour la fabrication des robots humanoïdes
La nouvelle capacité de production vise à soutenir notamment le développement du robot Optimus. Tesla a par ailleurs lancé une ligne à haut volume à Fremont, en Californie, pour accélérer l’assemblage.

Atteindre l’objectif initial de vingt mille unités par semaine reste ambitieux. Les équipes estiment qu’il faudra au moins douze mois supplémentaires pour optimiser les processus et approcher ce rythme. Les ingénieurs travaillent notamment sur la fiabilité des articulations et la précision des mouvements.
Les défis électromécaniques persistent, en particulier sur la préhension manuelle. La résolution de ces problèmes techniques est visée d’ici la fin de 2027, selon le calendrier partagé. Les premières livraisons seraient orientées vers des usages industriels, pour remplacer des opérations répétitives ou dangereuses.
Robotaxis: lancement commercial et obstacles réglementaires
La division automobile prépare la commercialisation d’un robotaxi deux places avant la fin de l’année en cours. Lars Moravy a confirmé cette échéance, en précisant que la majorité du parc resterait la propriété du constructeur.
Un service de « transport à la demande » est déjà actif à Austin et une extension vers Dallas est programmée en novembre. Le modèle vise à déployer progressivement le service dans d’autres villes.
Mais le déploiement se heurte à des contrôles stricts des autorités. La NHTSA examine notamment des cas de vitesses excessives près d’écoles et demande des précisions sur les certifications fédérales. En Europe, les régulateurs ralentissent également la mise en circulation des systèmes de conduite autonome. Face à ces tensions, la communication publique et sur les réseaux sociaux est devenue un enjeu central pour défendre la technologie.
Financement et synergies entre SpaceX et Tesla
Le partage des coûts pour ce projet reste en discussion entre SpaceX et Tesla. Les équipes juridiques des deux groupes évaluent la répartition des investissements.
Les premiers fonds nécessaires aux équipements sont estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars d’ici 2028, et le coût total pourrait dépasser la barre des cent milliards sur le long terme. Une intégration financière ou structurelle faciliterait le partage des ressources.
Elon Musk a confirmé l’existence de discussions formelles à ce sujet. Il soutient que, lorsque les autorités autoriseront la libre circulation de ses technologies, son écosystème pourra capter une large part des kilomètres parcourus par les passagers.











