Ben Affleck explique son refus d’attaquer Digger

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Ben Affleck prend la défense de Tom Cruise et met en garde contre les conséquences d’un empressement à fêter l’échec commercial du film Digger : selon lui, se réjouir trop vite risque d’encourager Hollywood à renoncer à la prise de risque créative. Le long métrage, déjà considéré comme un flop majeur, pose la question de l’avenir des projets originaux face aux logiques financières des studios.

Affleck dénonce une stigmatisation publique

Pour l’acteur et réalisateur, la moquerie entourant le mauvais résultat au box-office ressemble à une forme de « harcèlement » : beaucoup commentent sans avoir vu le film, et certains célèbrent l’échec comme s’il s’agissait d’un événement réjouissant. Il rappelle que derrière cet échec apparent se trouvent des artistes et des équipes qui ont voulu tenter quelque chose de différent.

Public regardant des critiques en ligne sur un écran
La stigmatisation publique peut venir d’une moquerie répandue sur les réseaux et les médias.

Affleck insiste sur le fait que sanctionner systématiquement les films audacieux en raison de leurs pertes financières envoie un signal néfaste aux décideurs : « si vous sanctionnez les films qui prennent des risques, devinez ce qui va se passer ? » dit-il, fustigeant la tentation de ne produire que des œuvres sûres et standardisées.

Le poids des conséquences pour l’industrie

La crainte exprimée par l’acteur n’est pas seulement théorique. Si les pertes sont utilisées comme seul critère, les studios pourraient accentuer leur dépendance aux franchises et aux propriétés intellectuelles déjà éprouvées, au détriment des scénarios originaux et des réalisateurs qui cherchent à innover.

Réunion de cadres de studio discutant des résultats financiers
Les décisions des studios sont souvent guidées par les bilans et projections financières.

Ce basculement aurait des répercussions sur la diversité des films proposés au public : moins d’expérimentations, plus de « formats » calibrés pour le rendement financier. Affleck souligne que créer quelque chose d’intéressant implique nécessairement des risques, et que l’échec ponctuel fait partie du processus artistique.

Un coût massif pour Warner Bros.

Au-delà du débat artistique, le dossier de Digger est déjà chiffré en pertes potentielles. Les dernières projections évoquent un manque à gagner proche de 245 millions de dollars pour Warner Bros., ce qui en ferait l’un des revers commerciaux les plus importants de l’histoire du studio.

Affleck parle d’expérience : son film Live by Night (2016) avait occasionné, selon lui, une perte d’environ 70 millions de dollars pour le même studio. Un précédent qui alimente sa prudence lorsque survient un échec commercial, mais aussi la défense de la nécessité de laisser de la place à l’ambition créative.

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