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Après le succès massif de Le Comte de Monte‑Cristo, Pierre Niney choisit un virage plus sombre : il est à l’origine et producteur de Gourou, un thriller ancré dans des enjeux de société contemporains. Dans un entretien pour Première, l’acteur explique pourquoi il refuse de considérer ce projet comme un « tournant » imposé et comment il repense son rapport aux rôles et à la production.
Refuser la pression du « momentum »
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Interrogé sur l’idée d’un moment charnière après Monte‑Cristo, Niney balaie la notion de pression. Il confie qu’il évite volontairement de se mettre dans une logique de confirmation à tout prix : cela le bride plus qu’autre chose. Ce qui l’anime, dit‑il, c’est la recherche d’histoires qu’il n’a pas déjà vues « mille fois » et de processus de création stimulants.

Il oppose deux façons de travailler qu’il affectionne : les tournages très préparés et les démarches plus intuitives, comme ses expériences passées avec Michel Gondry, où l’improvisation quotidienne pouvait déterminer l’ordre des scènes. Pour lui, l’essentiel reste la qualité du récit — une denrée que, selon lui, le cinéma, et plus particulièrement le cinéma français, trouve rarement.
Première production cinéma : continuité plus que rupture
Si Gourou marque sa première co‑production pour la salle, Niney nuance la portée de ce passage à la production. Il rappelle qu’il s’agit aussi de son troisième film avec le réalisateur Yann Gozlan et qu’il a fait appel à Wassim Béji, partenaire de longue date sur des titres comme Un homme idéal, Yves Saint Laurent ou Boîte noire, pour assurer la production.

Il préfère donc parler de continuité : après avoir déjà co‑produit Fiasco pour Netflix, ce projet est simplement sa première production dédiée au cinéma de sortie en salles. Niney se montre optimiste et espère que ce sera « le premier d’une longue série ». Il évoque d’ores et déjà d’autres projets en développement.
Des envies variées et des projets en gestation
L’acteur-producteur décrit une période d’ouverture créative. Il accompagne, par exemple, un YouTubeur devenu réalisateur sur un film d’horreur teinté d’humour et inspiré, dans l’esprit, par des équilibres à la Get Out. Il n’a pas encore tranché sur sa participation devant la caméra, preuve d’une approche pragmatique : selon le projet, il peut autant jouer qu’accompagner en coulisse.
Pour Niney, l’important reste de réunir ce qu’il appelle la « sainte trinité » : une histoire solide, un rôle intéressant et un réalisateur qui sache porter le projet. C’est cette combinaison, plus que toute stratégie de carrière, qui guide désormais ses choix.
Entretien paru à l’origine dans le n°570 de Première. Propos recueillis par Gaël Golhen et Leonard Haddad.











