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Les outils d’intelligence artificielle produisent déjà des textes, des présentations et du code en quelques instants. Pourtant, selon Microsoft et LinkedIn, la compétence qui fera réellement la différence en entreprise n’est pas technique — elle est humaine.
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L’IA transforme des tâches jusque-là chronophages en opérations quasi instantanées. Logiquement, beaucoup pensaient que les profils maîtrisant ces outils deviendraient les plus recherchés. Les analyses partagées par Microsoft et LinkedIn dressent toutefois un tableau différent : à mesure que les entreprises automatisent, elles mettent davantage l’accent sur des qualités relationnelles plutôt que sur la seule expertise technique.

Un contexte humain fragilisé
Ce basculement intervient alors que le bien-être au travail reste préoccupant. Une étude du cabinet américain Gallup signale un niveau élevé de stress et une progression du sentiment de solitude chez les salariés.

Lorsque les journées se passent principalement derrière des écrans et au fil d’échanges avec des logiciels, les occasions d’interaction réelle diminuent. Le résultat : moins de questions posées, des erreurs détectées plus tard, et une perte de confiance au sein des équipes. Et sans confiance, la productivité peine à suivre.
Pourquoi l’intelligence émotionnelle devient cruciale
Microsoft mise sur une compétence en particulier : l’intelligence émotionnelle. Comprendre les inquiétudes des collaborateurs, favoriser un climat de confiance et réussir à rassembler des profils variés sont, selon ses observateurs, des atouts qui resteront difficiles à automatiser.

Les logiciels continueront à s’améliorer. Mais la capacité à écouter, à soutenir et à motiver une équipe conserve une valeur humaine que les machines ne peuvent reproduire.
Adapter le management
Concrètement, cela se traduit par une révision des pratiques managériales. Les réunions ne doivent plus servir uniquement à exposer des chiffres ; elles doivent redevenir des espaces d’échange où les membres peuvent exprimer idées, doutes et difficultés.
Accepter d’afficher une part d’incertitude est aussi recommandé : un manager qui admet ne pas tout savoir peut générer plus de confiance qu’un dirigeant qui feint l’omnipotence.
- Encourager les discussions : privilégier des temps où l’on partage problèmes et apprentissages.
- Montrer sa vulnérabilité : reconnaître ses limites pour bâtir la confiance.
- Célébrer les petites victoires : marquer les étapes humaines, pas seulement les résultats.
Ces gestes paraissent simples, mais ils pèsent de plus en plus lourd dans un monde du travail où le télétravail a été largement réévalué depuis la phase aiguë de la pandémie. Une IA peut certes envoyer un message automatique pour un anniversaire ou une réussite, mais l’authenticité d’un échange humain reste palpable et précieuse.











