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Lors de la Fashion Week homme de Paris la semaine dernière, le designer américain Willy Chavarria a présenté sa collection printemps-été 2027 dans les locaux du Parti communiste français. Le défilé a attiré l’attention notamment parce que plusieurs silhouettes portaient le caleçon visible, un signe fort du style dit sagging.
Références culturelles assumées
Chavarria, 58 ans et originaire de Californie, a construit une garde-robe où se mêlent ses influences personnelles : la culture des Chicanos, le tailoring des années 1980 et des touches d’inspiration religieuse. Le choix de faire ressortir le caleçon n’était pas anodin mais s’inscrit dans ce prisme identitaire.
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Quelles sont les origines du sagging revenu au défilé Willy Chavarria ?
Les origines du « sagging »
Le phénomène du pantalon baissé, ou sagging, trouve ses racines aux États-Unis entre les années 1970 et 1980. Selon des récits, il serait apparu dans les prisons américaines où les détenus portaient des pantalons trop larges : les ceintures étaient interdites pour des raisons de sécurité et les vêtements distribués n’étaient pas toujours à la bonne taille, si bien que le pantalon tombait naturellement sur les hanches.
De là, le code vestimentaire a quitté les établissements pénitentiaires pour s’imposer dans la rue, d’abord au sein de la culture hip‑hop. Le geste a rapidement servi de marqueur de non‑conformisme et d’appartenance à des milieux urbains.
Du sous‑terrain au podium
Avec le temps, la pratique a été récupérée par les skateurs et les acteurs du streetwear. À partir des années 2000, le lien direct avec les prisons s’est estompé : le sagging est devenu une tendance parmi d’autres, détachée de son origine carcérale.
En l’intégrant à sa collection, Willy Chavarria réinscrit ce détail dans une narration plus large sur l’identité et la culture populaire. Ce retour du caleçon visible sur un podium parisien illustre comment des codes de la rue continuent d’être réinterprétés par la mode contemporaine.












