Soirée marathon au Sucre pour soutenir la free party dans le contexte de la loi RIPOST

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À Lyon, des acteurs de la scène rave se retrouvent samedi 13 juin au Sucre pour une soirée organisée en soutien aux free parties, après l’adoption en première lecture par le Sénat d’une proposition de loi visant à renforcer la répression des fêtes non autorisées. L’événement, porté par l’association Arty Farty dans le cadre du format EXT.12, veut à la fois célébrer la culture sonore locale et récolter des fonds contre le texte.

Un rassemblement en réaction à la loi RIPOST

Le 26 mai, le Sénat a adopté en première lecture la proposition dite RIPOST, qui institue des sanctions pénales accrues pour les organisateurs et participants de fêtes libres. Selon le texte, les organisateurs risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, tandis que les participants pourraient encourir jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende.

Face à ces mesures, le club Le Sucre propose une programmation de douze heures — de 18h à 6h — à prix libre, afin de revendiquer « le droit à la fête » et de soutenir les initiatives qui contestent la loi. La billetterie sera ouverte uniquement sur place.

La scène lyonnaise mobilisée

Plusieurs collectifs et sound systems locaux participeront à la soirée. Le collectif QDS, actif entre Lyon et Paris, amènera son propre dispositif sonore. La programmation annonce des DJ et artistes issus de collectifs connus de la scène électronique locale.

Parmi les noms cités figurent Animal Nocturne et laurele2n (du collectif Blackout), Servaholic et Ro51 (du collectif BFS), ainsi que Umwelt, habitué des soirées Rave Or Die. DJ Chuimix, fondateur du collectif Criminal Justice Act, ainsi que Sharky et Tonio La Tribe, proches de la team QDS, complètent l’affiche.

Un plateau axé sur les sonorités alternées

La soirée promet un panorama de genres électroniques plutôt agressifs et dansants : des morceaux expérimentaux vers des courants plus tribaux, de la raggatek, de l’acid tekno, du gabber et du hardcore. Les organisateurs indiquent que les recettes seront reversées à des actions opposées au projet de loi.

Pour les personnes intéressées et présentes dans la région, la manifestation musicale offre à la fois une occasion de se rassembler et une mobilisation concrète contre la répression annoncée des free parties.

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