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Le 13 juin, La Gaîté Lyrique accueille la première édition du festival Nous en France, voulu par trois médias indépendants pour interroger les traces coloniales sur les corps et affirmer une réponse culturelle face à la montée des idées d’extrême droite. L’événement, soutenu par Arty Farty, combine débats, ateliers et performances pour ouvrir des conversations sur l’identité et le racisme.
Un festival né d’initiatives indépendantes
Nous en France est organisé par les médias Komune, La Fabrique des Soignants et Histoires Crépues, qui présentent cette première journée comme une forme de riposte culturelle au renforcement de partis d’extrême droite dans le paysage politique. Le choix du thème — l’impact des héritages coloniaux sur les corps — structure toute la programmation.
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Le rendez-vous se tiendra à La Gaîté Lyrique et vise à mêler réflexion et convivialité, en associant acteurs associatifs, revues indépendantes et artistes autour de questions de représentation et de mémoire.
Après‑midi : médias, ateliers et récits
La programmation commence à 16 heures par une carte blanche dédiée aux médias émergents. Les revues 13grammes, Diasporas et Toffee Club, accompagnées par La Pride des Banlieues, prendront la parole pour présenter leurs combats et leurs perspectives sur l’information.
À partir de 17h30, des ateliers ouverts au public proposeront des initiations au voguing avec la House of Revlon et au waacking avec le S.W.A.G Studio — deux styles nés des clubs queer et racisés des années 1970 et souvent cités comme des formes de résistance culturelle.
La scène accueillera aussi des lectures et interventions d’artistes et d’autrices — parmi lesquelles Amandine Gay, Mascare, Linh‑Lan Dao et Isis Labeau‑Caberia — qui aborderont la représentation de la France à travers des récits liés à l’histoire coloniale et au racisme médical. En parallèle, un village associatif présentera le travail de structures militantes comme le BAAM, le collectif Dignité au Travail 93, le collectif des Ouvriers Agricoles et Mille Parcours.
Soirée : humour, débat et musique
La soirée s’ouvrira à 19 heures avec un plateau de stand‑up réunissant Avotcha, Merwane Benlazar, Tahnee, Mamari Munezero et Crazy Nouss, qui aborderont des sujets d’identités, de queerness et de discriminations systémiques par le biais de l’humour.
Un débat mouvant animé par Seumboy Vrainom et présenté par Amandine Gay proposera ensuite un format interactif pour questionner les privilèges et les biais inconscients au sein du public.
La programmation nocturne mettra la culture ballroom à l’honneur : performances et ateliers signés House of Revlon, un défilé et des sessions de voguing se succèderont, complétés par des DJ‑sets et des showcases. Parmi les propositions musicales figurent des sets de Cheetah, un showcase de la rappeuse et chanteuse R&B Doria, ainsi qu’un concert de Leys, révélée lors de la saison 1 de Nouvelle École.
Les organisateurs insistent sur la portée symbolique de cette première édition, qu’ils présentent comme une réponse artistique et collective à des enjeux sociaux et politiques jugés préoccupants.











