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Une découverte inattendue lors d’une occupation lycéenne à Rome a révélé une maison romaine richement décorée enfouie sous la ville. Les fouilles, relancées après la signalisation des enseignants, ont livré des fresques, une mosaïque et des centaines d’artefacts qui confirment l’importance du secteur.
Une découverte fortuite pendant une protestation
En janvier 2021, des élèves d’un lycée romain ont bloqué leur établissement pour protester contre le maintien des cours à distance. Durant l’occupation, ils ont repéré une porte verrouillée dans la cave et alerté leur professeure d’histoire et de latin, Claudia Marino.
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Les enseignants ont ensuite pris contact avec la Superintendance spéciale de Rome, l’organisme chargé de la protection du patrimoine de la capitale. Les premières opérations archéologiques ont commencé en septembre 2025, et une première étude du site a été présentée le 28 mai 2026, selon le Smithsonian Magazine.
Une domus du milieu du IIe siècle
Les archéologues estiment que la maison découverte est une domus datée du milieu du IIe siècle après Jésus-Christ. Cette période correspond à l’apogée de l’Empire romain, sous des empereurs comme Hadrien ou Marc Aurèle.
Les espaces mis au jour sont remarquablement conservés et se trouvent aujourd’hui entièrement sous terre. Plusieurs pièces sont ornées de fresques et d’une mosaïque composée de larges tesselles, dans un style alors en vogue. D’autres salles présentent des ornements floraux et des représentations de visages humains.
Mobilier et objets mis au jour
Le matériel récupéré est abondant. Les équipes ont rempli quarante-huit caisses d’artefacts, parmi lesquelles figurent notamment une amphore probablement destinée au stockage de vin ou d’huile d’olive, ainsi que des tasses datant d’époques plus tardives.
Ces trouvailles offrent des indices sur l’usage domestique et les phases d’occupation successives du bâtiment. Elles permettront, une fois étudiées, d’affiner la chronologie et de mieux comprendre la vie quotidienne dans cette partie de Rome.
Un emplacement prestigieux entre Carinae et l’Esquilin
La villa a été localisée entre le quartier de Carinae et la colline de l’Esquilin, un secteur historiquement prisé. Des personnages tels que Cicéron, Pompée et Auguste y ont vécu à différentes époques de la fin de la République.
Les sources littéraires évoquent le quartier, mais les preuves matérielles demeuraient rares. Les fouilles confirment que la zone abritait des demeures de standing, malgré les destructions et recouvrements liés à l’urbanisation moderne.
Indices d’occupations ultérieures et héritage oublié
Le site montre des traces d’utilisations postérieures. Des graffitis datés de la moitié du XXe siècle suggèrent qu’à cette époque le bâtiment servait à des fins religieuses. D’autres inscriptions, visiblement plus récentes, pourraient remonter à des visites d’élèves au cours des dernières décennies.
Selon la professeure impliquée, la présence de ces ruines était déjà évoquée dans le folklore lycéen. Mais l’existence concrète du lieu n’avait pas été vérifiée avant l’occupation de 2021.
Des travaux partiels et des perspectives d’ouverture
Les opérations archéologiques n’ont sondé qu’une portion de la villa. Les spécialistes estiment que la structure se prolonge au-delà des secteurs dégagés, mais des études complémentaires et des financements supplémentaires seront nécessaires pour poursuivre les fouilles.
L’objectif affiché par les responsables est de permettre, à terme, l’accès aux étudiants et au public. Avant d’en arriver là, un travail de conservation et de mise en valeur devra être mené pour protéger les décors et les objets exhumés.











