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Slash, sur les réseaux

Repérages

Le retour en force du vinyle

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Quel bruit mémorable. On l’entend grésiller du fond de la pièce. Le vinyle de grand-maman. Le cas échéant, c’est au grenier qu’on le retrouve. Noyé dans la poussière. Mais que devient « le précieux » de nos aïeux ? Qu’est-ce qui le rend indémodable et si mythique ?

Ce disque à microsillon a été inventé dans les années 40 et fut le principal objet pouvant retranscrire les enregistrements audio. Il en existe deux types de formats : le Long Play (longue durée) – plus communément appelé le 33 tours – et le Single ou 45 tours. Depuis des générations, le vinyle recueille tout style de musique, du classique à la musique électronique, en passant par le jazz.

Dans les années 80, on annonçait sa mort imminente lors du lancement du CD, considéré comme une révolution. Les ventes chutèrent fortement. En 2009, le chiffre d’affaires des disquaires était seulement de 30 % pour le vinyle, alors qu’aujourd’hui, il tourne autour des 70-80 %. Tout le monde se pose donc cette question : pourquoi le vinyle est-il revenu si soudainement ?

Qui n’a pas déjà été fouiller dans les caves ou étagères de nos grands-parents (voire parents), et y a trouvé de vieux classiques tels que The Beatles ou des groupes de rocks, comme The Rolling Stones ou Led Zeppelin ? On a kiffé toucher cet objet si précieux et écouter ces bons vieux morceaux toujours aussi incontournables. La voilà, la raison de son retour ! Le son est d’une qualité inimitable ; il possède plus de profondeur et de chaleur ; il est bien mieux que le son compressé numérique. Et le fait de pouvoir posséder l’objet en soi, le collectionner, le déposer sur la platine, y poser le diamant, et entendre la musique qui se lance, c’est un moment magique. Le vinyle est une approche brute et sensuelle de la musique et c’est cela qu’on aime.

Les jeunes, aujourd’hui, le redécouvrent, le voient dans les films, séries, ou encore sur les réseaux sociaux. La musique électronique sait aussi prendre sa part de cette renaissance. Certains artistes sortent de nouveau en vinyle, ce qui pousse les jeunes à en acquérir. Le vinyle est aussi le principal format des DJs. Les jeunes ont toujours un profond respect pour ceux qui mixent encore en analogique ; de nombreux instruments sont sortis, remplaçant pendant un temps la platine, notamment les Pioneers ou les contrôleuses. Mais, la jeune génération est souvent impressionnée et intriguée lors d’une prestation durant laquelle le DJ mixe sur platines. Récemment, Panasonic a ressortie sa platine vinyle « Technics SL-1200G ». Lors de sa sortie à Tokyo, 300 modèles sont partis en 30 minutes. Les 900 restantes ayant été mises en vente sur le marché international, ce petit bijou s’est vendu pour la somme de 3’280 CHF – ce qui n’est pas donné. Cela prouve, encore une fois, sa relancée internationale. En conclusion, le vinyle c’est comme le livre, intemporel, il est loin d’être mort et heureusement. Longue vie.

Repérages

À voir : “Angry”, le clip dystopique de Yael Miller

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Capture : YouTube / Yael Miller

Après une belle aventure à la tête du groupe Orioxy, la chanteuse Yael Miller ouvre une nouvelle page avec son premier album «00-08» sur lequel figure le titre Angry, dont le clip, réalisé par la vaudoise Mei Fa Tan, sort aujourd’hui.

Dans un monde proche du nôtre, on déballe en laboratoire une jeune fille, sous les traits de la comédienne sino-brésilienne Isabela de Moraes Evangelista, pour en faire le visage de diverses marques. Manipulée, façonnée selon les désirs du marketing, elle est usée jusqu’à l’épuisement, puis disposée et remplacée, dans une boucle sans fin et sans issue.

À l’aide d’une réalisation épurée et directe, Mei Fa Tan, récompensée aux Journées de Soleure pour ses précédents travaux, nous plonge dans cet univers étrange mais pourtant familier.

Lire aussi :  À voir : le premier clip cabalistique de KAY JAM, réalisé par Mei Fa Tan

Le titre aborde les émotions qui peuvent prendre le dessus sur la vie, ces voix qui nous hantent et nous paralysent. Il parle aussi de l’acceptation de vivre avec notre sensibilité et de comment la transcender.

La collaboration artistique et humaine entre Yael Miller et Mei Fa Tan questionne, ainsi notre rapport à la consommation et au corps des femmes.

«00-08» est à retrouver sur toutes les plateformes de téléchargement légal yaelmillermusic.com

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Artistes

5 groupes suisses à découvrir ou redécouvrir

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De g. à d. : Petit Navire, La Gale et Submaryne – Droits réservés

Le milieu musical suisse regorge de talents. Pour bien commencer cette année 2019, Slash vous fait découvrir ou redécouvrir cinq groupes ou artistes à écouter absolument. Un mélange de styles, du nouveau et du connu : un joli melting-pot rien que pour vos oreilles.

Giant Papaya

Le groupe lausannois Giant Papaya est formé par deux rappeurs ayant déjà travaillé individuellement (Big Friendly Giant et Grand Papa Tra). En anglais, ils balancent leur flow avec une petite touche groovy. Leur premier album en duo, «Juice», promet beaucoup !


Giant Papaya sera en concert le 19 janvier 2019 au «Week-end Rap & Trap III» du Nouveau Monde de Fribourg.

Petit Navire

Leur premier EP «Bali» a tout de même été signé sous le label de l’artiste belge Lost Frequencies, Found Frequencies. Le duo Petit Navire, composé de Gaston et Adam, se définit comme lausannois, ville de leur rencontre. Actuellement, les deux jeunes finissent une collaboration avec le producteur barcelonais Yall.

Submaryne

Rien qu’en écoutant le titre «Bali», on a l’impression de se retrouver sur une plage, en été, un cocktail à la main. Les sonorités estivales sont encore sublimées par la sublime voix de Submaryne, jeune chanteuse lausannoise. L’artiste a sorti en 2018 son premier album « Encore », dans lequel plusieurs reprises vous feront revisiter des classiques comme « Hit Sale » de Therapie Taxi ou « Junebug » de Robert Francis.

La Gale

Karine Guignard, alias La Gale, produit un rap engagé. La Lausannoise ose mélanger quelques sonorités rock ou orientales. Elle distille ses punchlines avec une aisance déconcertante.

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Director

Le groupe fribourgeois continue son ascension dans le monde du rock suisse. Formé par cinq potes (Hugo, Luca, Raphaël, Mattia et Blaise), Director jouera notamment aux Hivernales de Nyon et compte bien faire bouger le public avec son indie rock déroutant.


Director sera en concert le 9 février 2019 au Ned Club de Montreux, puis Le 28 février 2019 au festival Les Hivernales de Nyon.

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