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Une prédiction de Nostradamus entretient encore aujourd’hui une petite superstition à Montpellier : selon la légende, la ville dépendrait du sort de deux pins plantés au sommet d’une tour. Ce récit, mêlant patrimoine et folklore, continue d’alimenter l’attention locale et les publications de l’office du tourisme.
Un quatrain qui vise Montpellier
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Michel de Nostredame, connu sous le nom de Nostradamus, publia ses célèbres Prophéties en 1555. Pharmacien et praticien de son état, il est resté populaire pour des prédictions que certains ont reliées à des événements historiques, comme la mort d’Henri II, le Grand Incendie de Londres ou la montée d’Adolf Hitler.
Parmi ses quatrains se trouve une strophe qui, selon la tradition locale, s’appliquerait à la 7e ville de France en population : Montpellier. Le vers repris par la légende dit : « Lorsque les pins disparaîtront, la cité périra ! »
La Tour des Pins, vestige et symbole
La prophétie est associée à la Tour des Pins, un vestige des anciens remparts situé boulevard Henri IV et protégé au titre des Monuments historiques. Des pins avaient poussé, de manière étonnante, au sommet de cette tour, devenant un repère visuel et symbolique pour les habitants.

En 1828, l’un de ces arbres est tombé. Plutôt que de laisser la place vide, les autorités locales — sous la pression d’habitants sensibles à la superstition — firent replanter immédiatement un nouveau pin.
Entre histoire et légende
L’office de tourisme de Montpellier a récemment remis la fable en lumière via une publication sur LinkedIn. Il rappelle que la présence de pins sur la tour paraît, selon des historiens, postérieure au séjour de Nostradamus en ville.
Autrement dit, la prédiction aurait pu être attribuée après coup à Nostradamus. Quoi qu’il en soit, l’anecdote fonctionne comme une histoire locale qui met en valeur un monument et nourrit la mémoire urbaine.
Une pratique toujours observée
La municipalité veille aujourd’hui à ce qu’un ou plusieurs pins figurent encore au sommet de la tour, par respect pour la tradition et pour le folklore attaché au lieu. Pour certains, il s’agit d’un simple trait d’histoire ; pour d’autres, d’un talisman symbolique.
Qu’on y voie une prophétie authentique ou une légende inventée a posteriori, le résultat est le même : la Tour des Pins reste un élément vivant du patrimoine montpelliérain, entretenu autant pour sa valeur historique que pour la part de mystère qu’elle entretient.












