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Sur Confessions II, Madonna joue la carte de la piste de danse mais divise : quelques emprunts heureux aux classiques de la house côtoient des productions ambitieuses qui peinent à imposer une identité sonore nette. L’album expose autant de moments de vulnérabilité que de tentatives de club bangers — sans toujours convaincre.
Des introductions qui se répondent
Le lien entre passé et présent se fait d’emblée. Le morceau rappelé dans la critique, « Hung Up », est connu pour avoir samplé « Gimme! Gimme! Gimme! » d’ABBA et pour avoir atteint la première place dans 41 pays — un record inscrit au Guinness World Records en 2007. Taillé pour la piste, il dure à peu près cinq minutes et conserve son statut de single calibré pour les clubs.
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En miroir, l’ouverture de Confessions II, « I Feel So Free », joue la carte de la confidence. Madonna y chante : « Parfois, j’aime simplement me cacher dans l’ombre. Me créer une nouvelle personnalité. Une autre identité. Je peux être celle que j’ai envie d’être […] Mais ici, sur une piste de danse… je me sens tellement libre ». Le titre puise dans la house historique en samplant « French Kiss » de Lil’ Louis et renvoie aussi à l’écho de « I Feel Love » de Donna Summer.
Entre ambition conceptuelle et flou artistique
L’intention de l’album est explicite : ramener la danse comme rituel et lieu de transformation. Sur « One Step Away », Madonna affirme que la piste de danse « n’est pas seulement un lieu. C’est un seuil. Un espace rituel où le mouvement remplace le langage ». Ce propos structurel donne au projet une assise conceptuelle forte.
Pourtant, à l’écoute, la promesse n’est pas toujours tenue. Malgré des collaborateurs de renom — le producteur Stuart Price (connu pour son travail avec Kylie Minogue et Dua Lipa) et la productrice Arca (associée à Björk ou Rosalía) — l’ensemble manque parfois de parti pris. On repère ici et là des touches de drum’n’bass sur « Good For The Soul » ou des inflexions acid sur « Love Without Words », mais ces éléments ne s’assemblent pas assez clairement pour définir une signature sonore cohérente.
Le single « Bizarre », avec Martin Garrix, illustre ce décalage : ses accents EDM paraissent aujourd’hui datés, plus proches d’une esthétique déjà entendue que d’une prise de risque contemporaine. Le verdict critique pointe un défaut d’audace et une homogénéité tiède qui empêchent certaines pistes de vraiment marquer les esprits.
En somme, Confessions II multiplie les clins d’œil et les références, et offre des moments sincères — mais l’ensemble se heurte au manque d’un fil sonore affirmé, qui aurait permis à l’album de se distinguer nettement sur la scène dance actuelle.










