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Peacock Society a tiré sa révérence lors de sa quinzième édition, organisée les 10 et 11 juillet dans un format entièrement intérieur — une première qui a transformé l’expérience habituelle du festival. Ce changement de décor, motivé par les difficultés actuelles du secteur événementiel, a offert deux jours intenses entre club, énergie rave et moments de partage.
Un festival réinventé entre FVTVR et Wanderlust
Pour sa dernière édition, Peacock Society a abandonné sa formule en plein air au profit de deux étages partagés entre les clubs FVTVR et Wanderlust. Le passage en indoor a modifié l’identité visuelle et sensorielle du rendez‑vous, une transition qui a inquiété certains habitués mais qui s’explique surtout par « la crise du secteur » rendant l’organisation d’événements extérieurs de grande ampleur plus complexe.
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Sur place, l’étroitesse des salles et la proximité des scènes ont concentré l’énergie : basses puissantes, chaleur humaine et un public souvent collé aux enceintes. Malgré la contrainte spatiale, la programmation a cherché à préserver l’esprit du festival, oscillant entre sets club et performances plus expérimentales.
Des moments forts au fil des scènes
La soirée d’ouverture a commencé dans l’intimité du FVTVR avec Roulita, dont le set s’est terminé sous des lumières rouges tandis que le public lui réservait une ovation. Elle a passé le relais à Adiel et Quelza, qui ont enchaîné en b2b : l’un aux vinyles, l’autre au numérique, pour une plage où le temps semblait se dilater.
Sur la scène Wanderlust, le duo Frost Children a livré un show visuel et sonore — mi‑manga, mi‑indie sleaze — et a joué « Creep », extrait de leur EP Tweaker Poem sorti la veille. L’ambiance a basculé d’un calme presque collectif à une explosion pop qui a emporté la salle.
B2B et invités surprise
Le week‑end a aligné plusieurs rencontres scéniques : u.r.trax a pris le contrôle de la Wanderlust, rejoint ensuite par Kittin et Vel, tandis que le plateau Because a donné lieu à un set communicatif du duo Busy P et Channel Tres, où l’on a autant chanté que dansé. Plus tard, SebastiAn a électrisé la soirée malgré quelques soucis techniques, en enchaînant transitions percutantes et ruptures de tempo qui ont retourné le public.
Des DJ‑sets pensés pour le dancefloor
La programmation n’a pas oublié les amateurs de techno pure : Dax J a fait monter l’intensité dans la cave du FVTVR, tandis que Robert Hood est intervenu à un moment clé, provoquant des pics d’adrénaline lorsque des morceaux emblématiques ont retenti. Les basses ont secoué les planchers; certains spectateurs ont décrit une sensation de vibration dans tout le corps.
Le lendemain, la journée a démarré sur un tempo plus groovy avec un b3b réunissant Andy 4000, Mad Rey et Tatyana Jane, posant une ambiance funk qui a duré jusque dans la soirée. Des sets comme celui de GЯEG ont ensuite ramené une esthétique house plus intime, au contact direct du public.
Petits instants, grandes impressions
Au‑delà des têtes d’affiche, le festival a été ponctué d’images mémorables et parfois inattendues : une séance de yoga sur l’esplanade, des brumisateurs venus soulager la chaleur accumulée dans les salles, ou encore un kinésithérapeute improvisé qui a offert un répit à plusieurs festivaliers — moment cité comme « le meilleur » par l’équipe sur place.
Il y a aussi eu des moments moins agréables : la sortie de la scène FVTVR laissait souvent les corps trempés de sueur, souvenir marquant d’une édition où l’intensité l’a emporté sur le confort.
Une dernière salve
La clôture a pris la forme d’un b2b entre Boys Noize et SALOME, un set éclectique qui a mêlé acid, jungle, hard music et baile funk avec une fluidité assumée. Le public, désormais au fond de la fosse ou collé aux barrières, a vécu ces derniers instants comme une apothéose — une manière sonore et physique de dire au revoir.
Une fin d’ère assumée
En dépit des appréhensions liées au nouveau format, Peacock Society a su « garder la tête haute » : la diversité des scènes et l’adéquation entre line‑up et lieux ont permis de préserver l’esprit du festival. L’édition 2026 se termine donc comme une révérence soignée, laissant derrière elle une dernière édition dense en émotions et en rencontres éphémères.
Meilleur moment : la pause improvisée par un kinésithérapeute qui a fait craquer quelques dos fatigués.
Pire moment : sortir de la FVTVR complètement trempés par la chaleur et la danse.






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