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À la veille de la sortie de son nouvel EP, Discordia, sur l’emblématique label Ed Banger, Tatyana Jane revient sur une période d’accélération : signatures, rencontres marquantes et une évolution sonore qui mêle basses incisives, électroclash, dubstep et rythmes afro. L’EP sort le 4 juin 2026 ; le lendemain, elle présentera son univers sur la scène de We Love Green, lors d’une release party très attendue.
Un EP construit entre club et introspection
Discordia s’ouvre avec le single « Good Morning », présenté comme une carte de visite club — un salut à la piste, électro et profondément ancré dans le registre des basses. Le double single « Brutal » / « Orbit » explore des ambiances plus contrastées : la « brutalité » renvoie à des moments personnels lourds, tandis que l’idée d’« orbite » traduit une sensation d’éloignement, comme si deux réalités cohabitaient dans sa vie.
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La musicienne dit avoir produit une grande partie de l’EP lors d’un intense épisode créatif : des sessions quotidiennes, beaucoup de tutoriels et une série de morceaux nés presque en cascade. Le fil narratif a été précisé ensuite, en collaboration avec son label manager, qui a aidé à structurer l’ensemble comme une histoire — alternant morceaux optimistes et plages plus sombres.
Des voix invitées et de nouveaux registres
Pour la première fois, Tatyana Jane a largement intégré des collaborations vocales sur un projet : Kay The Prodigy et Lala&ce figurent parmi les invités. Sur « Brutal », les paroles chantées et rappées ouvrent une porte supplémentaire dans son travail — un terrain qu’elle souhaite encore apprivoiser avant d’y apposer sa propre voix.
Travailler avec d’autres artistes lui a permis d’investir des univers différents tout en gardant un lien avec ses racines plus expérimentales. L’artiste évoque la volonté de voir sa musique résonner auprès d’un public plus large, avec l’espoir de franchir des formats comme la radio ou la télévision sans renier son ADN.
Rencontres décisives : Skrillex et le déclic créatif
Sa relation professionnelle et amicale avec Skrillex a eu un rôle notable sur sa façon d’aborder la production : au-delà du soutien, sa rencontre avec lui l’a aidée à lever certains blocages et à structurer ses morceaux pour les rendre plus lisibles sans trahir leur originalité. Depuis ces échanges sont nées des b2b et des invitations : Silencio, puis le mythique Berghain.
Ces moments sur scène, parfois imprévus, ont également consolidé sa confiance — comme lors d’un set clandestin où elle a dû jouer aux côtés de figures majeures, expérience qui l’a portée jusqu’à de nouvelles propositions scéniques.
Entrée dans l’histoire d’Ed Banger
Signer chez Ed Banger représente pour elle une étape symbolique : le label incarne une ère de la French Touch qu’elle admire depuis l’adolescence. Après avoir envoyé les morceaux à Pedro Winter, la réponse a été positive et l’EP a trouvé sa maison éditoriale.
La signature s’accompagne d’une visibilité renforcée : c’est notamment sous l’égide d’Ed Banger qu’elle a pu dévoiler le premier clip de sa carrière, pour « Brutal ». Le visuel assume des codes des années 2000 et lui a permis d’affirmer une direction artistique globale, au-delà de la seule casquette de productrice ou DJ.
Scènes et projets live : We Love Green en point d’orgue
Alors que la saison des festivals reprend, Tatyana Jane se prépare à célébrer la sortie de Discordia sur la scène de We Love Green, le 5 juin. Son set s’annonce comme un DJ-set club dense — grosses basses, textures électroclash et ruptures rythmiques — avec la promesse de quelques surprises et possibles invités.
Plus largement, son parcours récent comprend des dates marquantes : une performance à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris, des passages derrière les platines après des artistes comme Thomas Bangalter et Fred again.., et la fermeture de Beaubourg en compagnie de noms comme Erol Alkan et Busy P. Ces expériences renforcent son positionnement à la croisée des sphères underground et grand public.
Naviguer entre underground et popularité
Tatyana Jane revendique cet aller-retour entre deux mondes : l’expérimentation acquise dans des scènes fermées et la curiosité de la pop. Pour elle, la clé consiste à respecter l’histoire des genres tout en rendant certaines sonorités accessibles. Elle cite des modèles d’artistes ayant réussi cette bascule sans trahir leurs racines.
Son horizon proche : consolider une identité reconnue par le public, poursuivre les collaborations et, peut-être, poser un jour sa propre voix sur ses productions — mais seulement quand elle se sentira prête.
Avec Discordia, Tatyana Jane pose une nouvelle pierre à son parcours : un EP qui rassemble ses obsessions basses-fréquence et une envie assumée d’être entendue plus largement, le tout porté par une signature qui la relie à une page importante de l’histoire électronique française.






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