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Le véritable bouillonnement de la scène rap suisse en 10 clips bluffants

Capture : YouTube / Salsa (Comme1flocon)

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C’est indéniable, le rap suisse est incroyablement fertile. Si certains noms commencent à circuler, notamment hors frontières – Di-meh, Makala, Slimka… –, d’autres rappeurs, tout aussi talentueux, posent les bases et leurs flows puissants ne demandent qu’à être découverts. De Fribourg à Genève, en passant par Nyon et Lausanne, le rap game helvétique est dans la place. Voici une sélection signée Slash Média.

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Zaian – Freestyle Z-2 (Fribourg)

Zaïan est un rappeur issu du quartier populaire de Schoenberg, peuplé de plus de 9’000 habitants provenant de 170 nationalités différentes. Entre le foot et bien d’autres activités, il consacre très vite son temps à la musique. Aujourd’hui, il est auteur, compositeur, interprète ainsi que directeur artistique. Il gère son image et ses réseaux sociaux avec l’aide de son frère, ses associés et le réalisateur talentueux Haile Films.

Zaïan est sur Instagram et Facebook.

SRT – Hypnotisé (Lausanne)

SRT (diminutif de « serpent ») se trouve être un rappeur et un producteur de la capitale vaudoise.

Comme il le dit : « J’ai débuté dans le hip-hop en tant que breakdancer. J’ai à mon compteur 15 ans de rap. J’ai fait mes classes avec le groupe Protonprod (…) J’ai toujours été sensible à l’art éphémère. J’ai remporté, il y a plusieurs années, un concours d’improvisation qui s’appelle “Freestyle à la carte” organisé par le Metastasis Crew. En 2011, j’ai sorti et auto produit un EP, “Modèle réduit” ».

Actuellement, il évolue en solo et prévoit de sortir des compositions « ovnis » comme Hypnotisé, morceau produit par Poh-Low (beatmaker) et « clipé » par Protonprod. Un projet de 4 titres intitulé « Mue 01 » devrait également voir le jour prochainement.

SRT est sur Facebook.

Rando – Zuber (Lausanne)

Rando a 20 ans. Il est affilié au label indépendant Noblesse Music, composé de 3 autres membres : D.O.N.Z et Jeune Noble, qui sont les fondateurs, ainsi que Badnaiy. Bercé par de multiples sonorités, comme la soul, la chanson française, le rock et le rap, il partage ses états d’âme tout en essayant de se surpasser sur chaque nouveau morceau.

« J’ai commencé à me mettre sérieusement à la musique il y’a un peu plus d’un an et je ne compte pas m’arrêter maintenant (…) Je voudrais qu’on puisse tous s’unifier et qu’on évite de créer une concurrence fictive entre nous, car, de mon point de vue, il n’y a qu’en étant soudés qu’on arrivera à faire exploser la Suisse ».

Rando est sur Facebook et Instagram.

Kokeine JTD – Sans toi (Lausanne)

Très peu d’informations sur cet artiste qui détient plusieurs cordes à son arc… Découvert au sein du duo Fuckill M, avec son acolyte Jowiz (rappeur suisse à suivre de très près) et membre du collectif/label Chicaloz Gang, Kokeine JTD (pour « je t’adore ») rappe, mais surtout chante. Une voix, une manière de se placer sur les instru’ que l’on vous laisse le plaisir de découvrir.

Son dernier projet, « LaFleurRose »est un EP de 8 titres (enregistré et mixé par ses soins) disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

Kokeine JTD est à retrouver sur Facebook, Instagram et Soundcloud.

Malijack – Calle (Lausanne)

Il y a 10 ans, Malijack a commencé sa carrière rap avec le collectif Kolt Army. Après une pause musicale, c’est en 2016  qu’il reprend du service… Cette fois-ci en solo. Il sort plusieurs titres et vidéos tels que Capuché, Miklo, les freestyles Fuego, sans oublier l’incontournable Favelas, en collaboration avec le vaudois Kingzer (le seul clip lausannois à avoir atteint plus de 280’000 vues sur YouTube).

Malijack est présent sur Facebook et Instagram.

Comme1Flocon – Salsa (Lausanne)

Au départ membre du groupe 3e Mi-Temps (3MT), c’est en 2016 que Comme1Flocon débute sa carrière solo. Dès l’année suivante, au travers du morceau et des images du clip Cadenas, le jeune artiste se fait connaître d’abord en Suisse, puis en France, tout en préparant son premier EP. En mars 2018, il signe au sein du label français Bendo Music.

Flocon se dévoile dans ses morceaux et c’est avec Nadia Tarra et Antonin Halm qu’il se révèle être un vrai artiste en se souciant du détail qui fera la différence à la caméra. Son dernier titre, Salsa, déjà présent dans nombreuses playlists, est venu clôturer l’été en beauté avant l’arrivée de son premier projet.

Comme1flocon est sur Facebook et Instagram.

Jahrel Jones – Get out (Lausanne)

Jahrel Jones a 18 ans. « Je fais du son depuis petit. Mon inspiration vient de personnes comme Tyler The Creator au niveau du flow et du style, Erykah Badu pour tout ce qui est sweet mood, Steve Lacy ou encore Joey Bada$$ également pour le flow », dit-il.  L’étudiant ajoute : « Mon but est de pouvoir créer. J’écris moi-même mes textes, mes scénarios et je gère parfois le montage vidéo, car je suis aussi photographe »Un EP de 10 tracks est à venir.

Jahrel Jones est sur Facebook et Instagram.

RASK – Tourner la page (Lausanne)

RASK, artiste originaire du nord de la France, est passionné par la musique depuis son plus jeune âge. En 2012, il sort son premier opus « Des Terres Minées »

Sa rencontre avec le producteur lausannois Jay Fase, qui a notamment composé pour Soprano, Booba et bien d’autres artistes, permet à RASK d’arriver enfin là où il souhaite se placer musicalement. Tous deux décident de partir sur un concept de 4 EPs de 5 titres comme les 4 saisons : « Printemps », « É », « Automne » (à venir) et « Hiver » (à venir).

RASK est actif sur Facebook et Instagram.

Oni – Proprement (Nyon)

Ayant performer au sein de multiples formations, telles que Oni/Epik ou Tweek, Oni est rappeur et beatmaker aguerri. Il nous dévoile son univers aux sonorités « cloud rap » au travers de son nouveau projet intitulé « O » prévu pour 2019.

Empreint d’un besoin d’évolution, de dépassement de soi et de mise à nu, il s’inspire de sa vie de famille et de son vécu pour retranscrire ses états d’âme sur ses propres compositions musicales, influencées par la nouvelle école du rap américain. Chaque titre de ce projet sera publié en tant que single et accompagné d’une identité visuelle singulière dans le but d’en faire une œuvre en constante évolution.

Après FUI et REMEDE, il sort PROPREMENT en septembre 2018.

Suivez Oni sur Facebook et Instagram.

Slimka & Di-meh – KTM (Genève)

Faut-il encore présenter ces deux rappeurs genevois qui retournent tout sur leur passage dans le paysage du rap francophone ? Faisant partie, avec Makala, des Xtrm Boyz, de la SuperWak Clique et du label Colors Records,

Slimka et Di-meh ont eu la chance de figurer sur la mixtape « Brooklyn Paris » produite par le beatmaker américain Harry Fraud (producteur de French Montana, Action Bronson, Curren$y…). On y trouve des rappeurs français comme Jok’air, Dinos ou encore Infinit’. Un concert bouillant a été donné à cette occasion, en septembre dernier, à Paris.

Slimka se trouve sur Instagram x Facebook.
Di-meh est sur Instagram et Facebook.

Pour enrichir votre playlist, Slash vous propose 27 découvertes orientées rap suisse.

Playlist

Woodstock en 15 lives emblématiques

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Le 18 août 1969, Jimmy Hendrix est venu clôturer le festival. – © Michael Lang / Henry Diltz

Il y a 50 ans, du 15 au 18 août 1969, Woodstock transportait 450 000 personnes sur la colline de Bethel, dans l’état de New York. Retour sur l’événement majeur de la culture hippie des années 1960, au travers de quinze lives enregistrés sur le festival.

Que de belles choses vécues sur les terres du vieux Max Yasgur, à la mi-août de l’an 1969. Malgré la boue, les overdoses, deux naissances, quatre fausses couches et de nombreux problèmes techniques et logistiques, l’Histoire retiendra un événement de la contre-culture sans pareil, fait «de flower power, de paix et de combats». «Trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge», promet le festival. En masse, le fruit du baby boom se retrouve pour quatre jours et quatre nuits de débauches collectives.

Au milieu des promesses utopistes des organisateurs de l’événement culturel et contestataire, les concerts joués sur la colline de Bethel, devant 450 000 âmes estimées, procurent, encore aujourd’hui, cinquante ans plus tard, des sentiments de haute volée. Parmi les trente-deux artistes programmés : Joe Cocker, Jimi Hendrix, les Who, Ravi Shankar ou Santana.

Véritable accélérateur de carrière pour ces désormais pontes de l’industrie du disque, Woodstock a notamment offert des prestations improbables faisant, par exemple, se produire Richie Havens en remplacement du groupe Sweetwater, bloqué dans la circulation. Il donnera sept rappels et, après deux heures de concert, alors à court de chansons, le New-Yorkais improvise sur l’air gospel Motherless Child et Freedom deviendra l’un des hymnes du festival.

Quelques heures plus tard, alors enceinte de son fils, Gabriel Harris, Joan Baez, tout comme Ravi Shankar, Creedence Clearwater Revival et Joe Cocker, joue douze titres sous une pluie battante. Le lendemain, les rockeurs de Grateful Dead sont pénalisés par des problèmes techniques. Ils diront par la suite qu’il s’agit du «pire concert qu’ils n’aient jamais donné».

Lire aussi :  Joan Baez, les adieux montreusiens

Sur quatre jours de festival, quelque 295 morceaux, dont l’emblématique réinterprétation de l’hymne national américain d’Hendrix ou le Ball and Chain fumant d’une prêtresse de la «soul psychédélique» nommée Janis Joplin, ont été joués devant le demi-million de spectateurs présent. Monument de l’anticapitalisme pacifiste, tant musical que sociétal, Woodstock n’en a pas fini de nous faire frémir.


Tracklist

  1. Richie Havens Freedom
  2. Sweetwater – My Crystal Spider
  3. Sly and the Family Stone – (I Want To Take You) Higher
  4. Joan Baez – One Day at a Time
  5. Bert Sommer – Jennifer
  6. Tim Hardin – If I Were A Carpenter
  7. Santana – Soul Sacrifice
  8. Ravi Shankar – Evening Raga
  9. Arlo Guthrie – Coming Into Los Angeles
  10. The Who – My Generation
  11. Quill – Waitin’ For You
  12. Janis Joplin – Ball and Chain
  13. Canned Heat – A Change is Gonna Come
  14. Joe Cocker – Let’s Go Get Stoned
  15. Jimi Hendrix – The Star Spangled

Playlist en tête d’article.

Sélection musicale de Malick Touré-Reinhard.

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3 albums de Joan Baez avant son concert au Montreux Jazz

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Joan Baez se produira mercredi 3 juillet sur la scène du Stravinski – © Admat Horiz

L’icône folk se produira mercredi à Montreux, avec sa tournée d’adieu. Notre journaliste vous a sélectionné trois de ses albums à (ré)écouter avant son concert.

À l’occasion de sa tournée d’adieu «Fare Thee Well Tour», Joan Baez sera de retour au Montreux Jazz Festival ce mercredi. Cinquante ans après son mythique concert à Woodstock, la reine de la folk viendra chanter ses plus belles «protest songs» sur la scène du Stravinsky. L’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et d’écouter ou réécouter trois albums phares de cette icône des années 60 et 70.

«Joan Baez» (Vanguard), 1960

Le premier opus de la chanteuse américaine n’a pas rencontré un succès immédiat, pourtant cet album est bel et bien l’un des plus importants de la discographie de Joan Baez, et peut-être même de toute l’histoire de la musique. Enregistré en quelques jours dans la salle de bal d’un hôtel new-yorkais, ce premier disque est essentiellement composé de vielles folk songs et d’anciennes chansons populaires. Avec des titres comme Donna Donna, Henry Martin ou encore Little Moses, Joan Baez délivre une folk plus pure que jamais. Seules une guitare et sa voix suffisent à nous bouleverser tout au long d’un album définitivement incontournable.


«Where Are You Now My Son ?» (A&M), 1973

Bien que méconnu, «Where Are You Now My Son ?» est l’un des albums les plus aboutis de Joan Baez. La face A a été enregistrée à Nashville, tandis que la B, composée d’une seule chanson de plus de vingt minutes, a, elle, été enregistrée à Hanoi, en pleine guerre du Vietnam.

L’album s’ouvre sur Only Heaven Knows, une chanson originale de Joan Baez, puis enchaîne très vite sur Less Than Song de Hoyt Axton, un titre sublime rappelant les premières interprétations de l’Américaine dans les années 60, avec des arrangements bien plus fournis qu’à l’époque. Arrive tout de suite A Young Gypsy, un autre guitare-voix à la mélodie enivrante, qui donne envie d’être écouté en boucle, encore et encore.

Where Are You Now My Son ? n’est pas vraiment une chanson à part entière. Occupant l’intégralité de la face B, ce titre est un étrange collage de plusieurs séquence. Mélangeant le son du quotidien en temps de confrontations armée à des passages de chansons, cette pièce de vingt-deux minutes est l’une des œuvres contre la guerre d’Indochine les plus marquantes.

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«Whistle Down the Wind» (Proper), 2018

Mars 2018, au moment d’entamer son ultime tournée, Joan Baez sort le magnifique «Whistle Down The Wind», son premier album depuis presque une décennie. Enregistré en un peu plus d’une semaine  dans un studio hollywoodien, cet opus compte une dizaine de chansons, dont Be of Good Heart et I Wish The War Were All Over ; deux titres à écouter de toute urgence. Les arrangements sont eux d’une rare simplicité, dénués de toutes fioritures et si la voix n’est certes plus tout à fait aussi puissante qu’auparavant, le grain est lui encore plus bouleversant.


Joan Baez se produira à l’Auditorium Stravinski, dans le cadre du Montreux Jazz Festival, le 3 juillet 2019, à 20h00  www.montreuxjazzfestival.com.

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