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Avec le folk rock fumant de Pale Male : vol au dessus d’une musique (pas) douce

© Valérie Martinez

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Selon la prononciation qu’on lui attribue, « Pale Male » pourrait être une buse survolant Central Park, une cigarette égarée sur le bord du cendrier ou un intense brassage d’idées. Prenons la troisième option.

À 27 ans, Fantin Moreno, de son vrai nom, est un auteur-compositeur-interprète genevois empreint de nombreuses émotions contradictoires. Tantôt rebelle, tantôt fragile, celui dont beaucoup connaissent son travail d’animateur sur Couleur 3 prétend « ne pas savoir où il va ». Mais, une chose est sûre, c’est bien « là » qu’il souhaite aller.

Sa voix nous rappelle Rob Thomas et Matchbox Twenty, Stephan Jenkins et Third Eye Blind ou encore Jeff Buckley. Ses arrangements aussi reflètent une certaine nostalgie de la post-grunge/tendance folk du début des années 2000. Une époque qui ramène le multi-instrumentiste à ses 10 ans – à peine. Pourtant, au milieu de ce voyage dans le temps, se glissent des notes contemporaines et audacieuses.

Pale Male sort aujourd’hui vendredi son premier album éponyme de six titres, sous le label helvético-allemand Radicalis. Nous l’avons rencontré il y a quelques jours.

© Valérie Martinez

Interview réalisée le 13 septembre 2018.

Slash : Salut Fantin. Beaucoup de gens ont pris l’habitude de t’entendre parler de sports sur les ondes, néanmoins on sait finalement peu de choses sur toi. J’ai bien compris où et quand l’aventure de Pale Male avait démarré, mais peux-tu nous éclairer sur ton parcours avant de commencer ?

Fantin Moreno : Ciao ! Merci pour l’invitation. Remontons alors au début. Je suis né en février 1991 à Genève, où j’ai grandi, avant de déménager à Neuchâtel à l’âge de 15 ans avec ma famille. J’y ai fait un Bachelor en Sciences de l’Information et de la Communication ainsi qu’en Langues et Littératures hispaniques – je possède également le passeport espagnol – et c’est à Neuchâtel que j’ai rencontré mon “cercle” de musiciens. Puis, dès la fin de mon Bachelor, en 2013, j’ai été engagé pour un stage d’animateur radio de 2 ans à la RTS. Je suis reparti direction le Léman et je n’ai pas quitté Couleur 3 depuis.

Nous voilà à quelques jours de la sortie de ton premier album, un opus qui porte ton nom, « Pale Male ». Ça va, tout est prêt ?

Tout est prêt, les CD viennent d’arriver, juste à temps ! (rires) Et j’ai aussi fait faire des jolies clés USB, format carte de visite, sur lesquelles figurent mon album et ma pochette d’album en PDF. Je voulais tenter ce format et, pour l’instant, les gens ont l’air d’apprécier l’objet… On verra ce que ça donne ! Pour ce qui est des vinyles et des t-shirts, on attendra l’album suivant, que j’aie un peu plus de budget !

Ton dernier single s’intitule « Moving Houses ». C’est ambitieux de vouloir « déménager » avant même d’avoir posé les bases – surtout pour quelqu’un qui assure « ne pas savoir où il va »…

Jolie tournure ! (rires) Alors, pour le coup, le “déménagement” dont je parle dans ce morceau est plutôt émotionnel, la maison étant ici une relation, une certaine idée du monde qu’on s’était créé. Je maintiens que je ne sais pas où je vais (qui le sait, au fond ?) et c’est ce qui fait la beauté de ce projet. Et de la vie, d’ailleurs !

Tu es donc tout sauf un sédentaire…

Ah alors ça, c’est clair, c’est l’histoire de ma vie. Depuis que j’ai 15 ans, j’ai l’abonnement général, et je passe ma vie dans les trains depuis. Habiter à Genève, travailler à Lausanne, faire de la musique à Neuchâtel… La Romandie n’a plus de secret pour moi ! (rires)

Le nom que tu as choisi, c’est une référence à la buse de Central Park ?

J’ai découvert l’existence de cet oiseau en tapant “Pale Male” sur Google pour vérifier si ce nom d’artiste existait déjà… Donc je ne vais pas mentir en disant que je m’en suis inspiré ! (rires) En fait, ce nom m’est apparu d’un coup comme une évidence, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il suffit de me regarder, j’ai le visage blanc comme un cul d’anglais (rires) ! Ensuite, mon nom de famille [Moreno, ndlr.] signifie en espagnol “bronzé, brun”, ce que je ne suis pas du tout. Et enfin, prononcé à l’anglaise, “Pale Male” sonne un peu comme “pêle-mêle” en français, et je trouvais que ça collait bien avec cette espèce de fourre-tout émotionnel que sont mes chansons. Parfois douces, parfois enragées, mais toujours cohérentes avec ma personnalité.

© Valérie Martinez

À quoi ressemblait le travail en studio pour l’enregistrement de ce premier projet ?

Pour faire simple, j’étais seul avec l’ingénieur du son Yvan Bing [au Kitchen Studio, à Genève, ndlr.] et je sautais d’instrument en instrument, en jouant tout moi-même, piste par piste. Plutôt que de faire toutes les batteries, puis toutes les basses, etc., je faisais un peu de tout chaque jour, ce qui me permettait de ne pas trop user ma voix aussi. J’ai donc enregistré batterie-basse-guitares-claviers-voix-percussions, puis j’ai fait venir quelques invités pour les ornements que je ne pouvais pas poser moi-même. L’ensemble de cordes, la section cuivres, la lap steel, etc.

Ç’a été libérateur de procéder ainsi ?

Complètement. C’est quelque chose que j’avais toujours rêvé faire et que je pense faire sur chaque album. Tout simplement parce que cela me permet de jouer mes compositions exactement comme je me les imagine dans ma tête à la base. Même si je ne pourrai jamais me passer de jouer en groupe sur scène, c’est ce que je préfère au monde !

Toi qui es un mélomane érudit, qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Ouh, bonne question, mais la réponse ne peut pas être courte, car j’écoute toujours plusieurs albums à la fois et dans des styles bien différents. Ces derniers temps, j’étais branché sur l’album de Big Red Machine [collaboration folk/électronique entre Justin Vernon de Bon Iver et Aaron Dessner de The National, ndlr.], mais aussi sur le funk de Cory Wong, et la soul/r’n’b rétro de Joey Dosik. J’ai également découvert l’album de Clone Wolf, nouveau trio rock/grunge basé à Seattle. Mais la mention spéciale de ces derniers mois reste l’album d’un groupe fraichement formé, The Night Game, que j’ai vraiment fait tourner en boucle ! Un bijou pop/rock/80’s absolu. Faire leur 1ère partie à Zürich il y a quelques semaines aura été une totale surprise et un super cadeau.

Tu as annoncé le 12 septembre dernier une tournée européenne. S’exporter, on en revient, c’est une condition sine qua non pour se faire repérer dans son propre pays ?

Je ne crois pas que ce soit un passage obligé, mais après avoir tenté de croître à l’interne du pays avec d’autres projets, l’exportation est vraiment quelque chose que j’ai envie de tenter. Beaucoup d’artistes ont prouvé que l’on peut être une référence en Suisse, jouer absolument partout dans le pays, mais rester de parfaits inconnus une fois la frontière passée. Alors que paradoxalement, dès qu’un artiste suisse marche bien à l’étranger, étrangement, les médias suisses commencent soudain à s’intéresser à lui…

Et tu peux nous en dire plus sur cette tournée ?

Yes ! Elle comportera une quinzaine de dates au total, que j’effectuerai en plusieurs petits voyages de 2-3 dates à chaque fois. Je commence par deux gros shows full-band à Neuchâtel et Genève, puis en formation réduite ce sera la Hollande, la Belgique, l’Angleterre, l’Italie, le Danemark et l’Allemagne. Ça va faire cher en plein d’essence ! (rires)

© Valérie Martinez

Par contre, bosser pour Couleur 3, ça aide un peu…

C’est drôle, énormément de gens me font la remarque. Alors non seulement ça ne m’aide pas, mais pire, ça peut aller jusqu’à me pénaliser. Déjà, les programmateurs de la chaine sont des pros impartiaux, et il n’ont pas peur de me dire quand ma musique ne leur plait pas ou ne correspond pas à la ligne éditoriale. Mais en plus, même si un de mes morceaux passe la rampe de leur playlist – je prends ici l’exemple de mon premier single “Simple Man” –, on me dit que cela va être compliqué, car je suis un personnage “porteur d’antenne”. Alors même que mon nom n’apparait nulle, part puisque j’ai un pseudo d’artiste. Si la musique est bonne, elle est bonne et point barre, non ? J’ai dû me battre, mais le morceau est finalement rentré en playlist. Et pour le reste, Couleur 3 n’a aucun poids dans la programmation de concerts, donc je ne suis pas avancé du tout. Je mets d’ailleurs grand soin à séparer moi-même mes deux personnalités, radiophonique et musicale.

Les riffs rock, les sonorités rétro, les cuivres… Il y a beaucoup de styles différents sur cet album. Quelles sont tes références ?

Ce n’est jamais conscient, et c’est pourquoi je vais te répondre avec les références que les auditeurs m’ont données et qui me paraissent effectivement pertinentes. Il y a Bon Iver pour le côté cuivré, Jeff Buckley pour la voix, Damien Rice pour l’aspect folk, Ryan Adams pour le côté 80’s. Tous des artistes que j’ai effectivement écoutés à cette période, mais à qui jamais je ne daignerai me comparer ! Un seul en revanche était une référence claire et assumée dans mes recherches sonores, le jeune chanteur américain Noah Gundersen. Jetez-y une oreille. Vraiment, il en vaut la peine !

La meilleure des vies, c’est la musique, la radio ou un mélange des deux ?

Ouh, ça ne va pas plaire à mes chefs RTS, mais la meilleure des vies pour moi c’est clairement la musique. Attention, j’adore mon job à la radio ! Mais le seul rêve que j’ai depuis tout gamin, c’est d’être musicien. Donc je continue d’y croire, même si je ne suis pas du tout malheureux de ma vie actuelle ! (rires)

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter, alors ?

De toucher les gens avec cet album, et que de belles émotions soient échangées entre eux et moi.

Merci Fantin.

Son premier opus est à retrouver sur toutes les plates-formes de téléchargement légal.

Pale Male vernira son album éponyme le 6 octobre à la Case à Chocs de Neuchâtel, puis tournera en Suisse, Hollande, Belgique, Angleterre, Italie, Danemark et Allemagne – Pale Male sur Facebook.

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João Gilberto, bossa supernova

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João Gilberto, sur la scène du Montreux Jazz Festival en 1985 – Alain Benainous

Le chanteur brésilien João Gilberto, précurseur de la bossa-nova, est mort samedi à 88 ans. 

Samba, plus jamais. João Gilberto n’est plus. Le papa réfractaire de la bossa-nova est mort samedi à 88 ans a annoncé son fils, João Marcelo, sur Facebook.

Souvenirs d’ici

Un vieux microphone à condensateur, la gratte légère et le flegme de la cidade maravilhosa (la ville merveilleuse). Il n’en fallait pas plus, à l’époque, pour faire frémir le Montreux Jazz Festival, un soir de juillet 1985.

Pourtant, 34 ans plus tard, en ce soir de juillet 2019, le micro restera sourd, la gratte veule et Rio pleurera. Pleurera «o mito» (le mythe), parti sans doute rejoindre Loalwa Braz, Vinícius de Moraes ou encore Nelson Ned.

Samba de maître

Il fascine, João Gilberto. D’un revers de guitare, il ouvre la voie au génie de Caetano Veloso, Gilberto Gil et Tom Zé. Même que, selon les légendes du petit monde des grands musiciens, il influença le jazz d’un certains Miles Davis. Fastoche.

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Ces dernières années, plombé par des dettes, dépossédé de ses droits, miné par des procès à rallonge, l’homme s’est «volatilisé» des radars médiatiques.

Le 6 juillet 2015, seule une vidéo sur YouTube le montrant, affaibli, fredonner avec sa fille, Luiza, le fit «ressurgir». Où était-il ? Que faisait-il ? Il sera dès lors le sujet de bien des rumeurs et fantasmes. Sa famille assure qu’il va bien et continue de «gratter». Il en sera une des dernières apparitions du musicos.

«La bossa nova je ne sais pas ce que c’est»

«La bossa nova je ne sais pas ce que c’est. Moi je joue de la samba», a-t-il assuré en 1961, au moment de publier son troisième 33 tours. En face A, on y trouve, pour exemple, une version de Samba da Minha Terra, le classique de l’un de ses maîtres chanteurs, Dorival Caymmi.

«Il peut bien sonner même en lisant un journal», dit un jour de Gilberto le draconien Miles Davis. C’est certainement là, encore plus que tout le reste, que résidait le miracle du Bahianais.

Jamais pris en flagrant délit de mauvais goût, toujours prompt à apposer quelques vers sur quelques notes. Le chanteur aura clairement redonné ses lettres de noblesse au mot «interprète». Lorsqu’il n’est pas l’auteur d’un céleste canção.


Sélection musicale de Malick Touré-Reinhard.

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“Les 6 Chemins” du SexoapCrew, un premier EP en dehors des sentiers battus

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SexoapCrew
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Le collectif rap bullois SexoapCrew a dévoilé samedi Les 6 Chemins, un premier EP aux styles multiples, mais volontiers plaisants. Interview. Chose promise, chose due, c’est le 25 mai dernier que le SexoapCrew a dévoilé son premier EP intitulé Les 6 Chemins. De passage dans nos colonnes en décembre 2018l’équipe originaire de Bulle est composée de six identités : Tacchini, Sunem, Dom, Simcheck, AR et SGK. SexoapCrew est un shakeur dans lequel les saveurs ne peuvent être parfaitement reconnues tellement elles sont nombreuses. Une chose est sûre, cependant : le cocktail est frais mais aussi à portée de toutes et tous. En janvier 2019, le SexoapCrew ouvrait les hostilités avec le clip de «Guérilla». Quatre mois plus tard, il nous revient avec «Sancho» et annonce enfin la sortie d’un premier EP pour le 24 mai. Suite à un souci technique, l’oeuvre arrive le lendemain sur les plateformes. Et c’est dans un bar de Fribourg que le SexoapCrew nous parle de cette première «naissance» par voie digitale.

Slash : Quoi de neuf depuis décembre ? Tacchini : Lors du concert à Fri-son, on t’avait parlé d’un premier projet qui devait sortir en début d’année, ça a pris un peu plus de temps que prévu par rapport au mixage et notre implication dans ce projet. Sinon, on s’est calmés sur les concerts, afin de privilégier le travail en studio et trouver notre ADN. Vous sortez votre premier EP Les 6 Chemins. Comment a-t-il été conçu ? AR : Il a été conçu assez naturellement. On s’est isolés dans le chalet – ou plutôt dans l’appartement – de Dom, à La Tzoumaz [en Valais, ndlr.] . On y est allés trois week-ends, on a pris tout notre matériel pour enregistrer, on a écrit nos textes et voilà comment onze titres ont vu le jour, pour en garder huit. Pourquoi Les 6 Chemins SGK : On est six personnes, on a chacun notre vie, nos expériences et on s’est croisés à différents moments. Depuis, nos six chemins ne font plus qu’un, c’est-à-dire celui du SexoapCrew, tout en gardant notre parcours de vie personnel, qui fait l’identité de chaque membre. Simcheck : Ces six chemins vont au final dans le même sens. On a différents avis, par exemple dans le rap et la musique. Cependant, la direction dans laquelle on se dirige reste commune. Dom : Même au niveau textuel, c’est très diversifié et c’est lié à ce que SGK a dit.

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Comment vous fonctionnez pour la création de vos chansons ? Vous avez un mode d’emploi ? Tacchini : On n’a pas de mode d’emploi, on ne s’est pas fixés de thème pour les morceaux… Une fois le son enregistré, le sujet était présent. C’est la force des six chemins. Sunem : À chaque morceau, AR a mis sa touche. Peu importe l’instru’, il a fait quasi tous les refrains de l’EP. Cela nous a mis dans un même esprit, car les refrains tournaient en boucle pendant qu’on écrivait. En fait, on s’est basés là-dessus. SGK : On met l’instru’, chacun «gratte» son texte – de son côté ou sur son chemin. À la fin, on met nos écrits en commun et on regarde comment créer les meilleurs «combos» – qui va commencer, suivre, conclure. Dom : Le fait d’imposer un thème, je ne pense pas que ça soit quelque chose qui marche. Il faut être assez libre sur ce qu’on écrit. Les refrains que AR a posés, ont permis de créer un univers et le son crée le thème. Un mot ou une phrase qui illustre l’ensemble de votre EP ? SGK et Simcheck : C’est le «Sancho». Avant de faire du rap, nous étions déjà des potes. On est tout le temps ensemble, on fait tout ensemble, c’est comme la famille. On s’appelle le «Sancho», parce qu’on est comme une veine dans laquelle coule un seul et même sang, sans oublier qu’on est chauds aussi.

Cover 6 Chemins - SexoapCrew

De g. à d. : Dom, Simcheck, AR, Tacchini, SGK et Sunem – © SexoapCrew

Dès la première piste, «Expo», vous dites «tout ce qu’on vise c’est les trophées, faire du cash…» De quel(s) trophée(s) parlez-vous ? C’est possible avec un premier projet ? Simcheck : Pour nous, rien que de rapper ensemble et de pouvoir promouvoir ça dans notre ville, que les gens reconnaissent notre travail, c’est déjà un trophée. Peu importe le cash que ça apporte derrière. Nos trophées sont le résultats du travail mis à l’ouvrage (sic.). C’est récolter ce que l’on a semé. AR : Trophée ne veut pas dire «avoir un Disque d’Or». Se produire sur scène devant ma famille, mes potes, mon entourage, ou devant des gens qui paient une entrée pour venir nous voir, recevoir un cachet, c’est un trophée. Tout le monde a besoin de «cash» et si on peut en gagner en faisant ce qu’on aime, c’est parfait. SGK : Le trophée est dans le sens d’accomplir quelque chose. Ce sont des victoires, en regardant de quoi l’on est parti. Ce qu’on fait est devenu plus «carré», il y a du travail dans notre art. On parle souvent de cash parce que la vie est ainsi faite, mais on est aussi très «Sancho». On oublie pas que la famille est plus importante que l’argent. Sunem : La suite du texte dit «faire du cash pour ensuite coffrer», cela signifie que que l’on a cette envie de mettre bien les nôtres (sic.). Prendre soin de la famille et tout ce qui va avec. Dom : Tu dois aller chercher ton argent, être là, présent, déterminé et faire les choses.

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Le “Sancho”, au grand complet – © Jay Bax

Cinquième titre, «Guérilla» : qu’est-ce que signifie «on sourit pour serrer les dents» ? Avez-vous tendance à avoir la bouche trop ouverte ?  SGK : C’est pas une question d’avoir la grande gueule. C’est juste que la vie peut être dure par moment, mais on a la chance d’être en Suisse, par exemple. On sourit même si tu peux avoir des douleurs. Tacchini : C’est vrai qu’on a des énormes gueules au quotidien. En même temps, c’est un défaut mais aussi une immense qualité, parce qu’on se dit les choses. On n’a pas peur de dire si l’un de nous a écrit un couplet de merde. On se le dit gentiment quand même. On sait aussi comment apaiser les tensions entre nous. Des fois, ça explose mais on revient toujours à l’état de potes. Dom : On n’oublie pas que nous sommes des potes à la base. Même si on s’engueule, on sait qu’il y a pas de problèmes à la base. Quand est-ce qu’on vous revoit sur scène ? Tacchini : Nous serons en concert le 15 juin à Ebullition [centre culturel situé à Bulle, ndlr.] avec Slimka, Di-Meh, Daejmy, Shaim & Santo. Pour les autres dates, ce sera à suivre sur nos réseaux sociaux.


«Les 6 Chemins» est à retrouver sur toutes les plateformes de téléchargement légal  www.mx3.ch/sexoapcrew.

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