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Montreux Comedy 2016 : on rit, tout sauf jaune

© Montreux Comedy – Laura Gilli

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Pour sa 27e édition, le Montreux Comedy revient en force. Le festival propose une programmation variée et de qualité qui nous fait (re)découvrir la fine fleure de l’humour actuel : Artus, Anne-Sophie Girard, Yann Lambiel, Redouanne Harjane, Norman, Thomas Wiesel, Antonia de Redinger, Mathieu Madénian, Nathanaël Rochat, Nadia Roz, Monsieur Poulpe, Jérémy Ferrari, Yoann Provenzano ou encore Eric Antoine, pour ne citer qu’eux.

Devant le Montreux Music & Convention Centre 2m2c, le public arrive par petites vagues deux heures, déjà, avant le début du Gala d’ouverture. Juste après être passée au vestiaire, la foule est happée par le coin restauration, un havre de convivialité, qui propose des planchettes bistronomiques pour le plus grand plaisir des gourmets. Lumières tamisées, musique lounge et canapés en cuir blanc : difficile de faire plus accueillant. Après avoir été guidé par de charmantes hôtesses, je me dirige, à mon tour, vers le comptoir en bois laqué noir où des tireuses me font de l’oeil. Une bière pression plus tard, je me plonge dans les dépliants reçus à l’entrée.

Sur un fond jaune électrique, le prospectus annonce la couleur : « On va rire de tout ! » Quelques politiques et célébrités sont caricaturées avec originalité et se retrouvent en photos de couverture : notamment Kim Jong Un avec une mèche blonde, un élégant septum (piercing au nez) et une grande chaine en or bling-bling autour du cou. Autre exemple, Donald Trump, grimé en hipster, arborant lui aussi un anneau entre les narines, la carte des États-Unis tatouée sur la poitrine marquée de son nom au dermographe, avec les côtés du crâne rasés et une chemise en imprimé flamants roses. Classe.

La soirée s’annonce riche et longue, tant mieux ! La foule est dense, mais tout se déroule dans le calme et la bonne humeur. Grâce, sans doute, aux nombreux employés du festival qui guident le public et répondent à toutes les questions imaginables : « Où sont les toilettes ? Il y a-t-il des prix étudiants au bar ? Où puis-je acheter des cigarettes ? »

Mes questions existentielles posées, je profite des trente dernières minutes qui me séparent de l’ouverture des portes pour me balader au rez-de-chaussé et observer ce qu’il s’y passe. Premier constat, le public est intergénérationnel. Si relativement peu d’enfants semblent présents, on trouve quand même de tout : le quadra classy, le fan de tunning valaisan (aucun préjugé, mais, une Toyota aux motifs tribaux, immatriculée « VS », déchargeait deux personnes devant l’entrée), le bobo presque incognito qui prétend à son cercle d’amis n’apprécier que l’humour de Pierre-Emmanuel Barré (entendu au bar), et la famille type profitant de l’occasion pour se réunir. En bref, un joli patchwork à l’image de notre société : un public populaire pour un événement qui ne l’est pas moins.

Autre observation, beaucoup des gens ont sorti leur plus belle tenue pour l’occasion. Le Montreux Comedy Festival se trouve en plein coeur de la ville de la Riviera vaudoise, rendue célèbre par Funky Claude, à côté de grands hôtels que l’on ne présente plus. Et cela se sent : le lieu se prête d’ailleurs plus aux paillettes et au champagne qu’à un stand tartiflette et aux bottes de pluie. Une atmosphère huppée qui détonne avec des gens de tous les milieux. Voici, peut-être, certains des ingrédients du succès du festival qui est, par ailleurs, pour la première année quasiment complet.

Après mon petit tour du bâtiment, je ramasse mes affaires et me dirige vers les escaliers. Les portes de la salle Stravinsky s’ouvrent et je m’engouffre non loin de la scène. Je retrouve mon siège alors qu’un technicien demande au public d’applaudir et d’être souriant pour les caméras – le Gala est retransmis à la télévision, mais en léger différé, ce qui permet aux équipes d’ajouter quelques images d’ambiance pendant la diffusion. Je m’installe confortablement, scroll une dernière fois mon feeds Facebook, et attends patiemment l’arrivée d’Artus, maître de cérémonie d’un soir, à Montreux.

Lire aussi :  Montreux Comedy 2016 : rire dans le turfu

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Yadlo, le festival qui mouille la chemise

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© Droits réservés / Yadlo 2018

Du 12 au 14 juillet, la plage de Préverenges se transformera en île paradisiaque pour accueillir la cinquième édition du festival Yadlo.

Sentez donc l’odeur du rhum arrangé, imaginez-vous découvrir une nouvelle île inexplorée et ressentez les rythmes du reggae, du calypso, de la salsa et du merengue. «Le désir d’exotisme qui anime tout le monde à l’approche de l’été est au cœur de l’offre variée de l’événement.», explique Maxime Gervasi, porte-parole du Yadlo.

Oui, cette année à Yadlo, c’est du côté des Caraïbes qu’on nous emmène. Là où les couleurs chaudes du soleil couchant se fondent dans l’ambiance festive des nuits endiablées. Du 12 au 14 juillet, la plage de Préverenges se transformera en île paradisiaque pour accueillir la cinquième édition du festival de la région morgienne.

«Mouille ton corps, arrose ton esprit !»

Yadlo est le nouveau festival prévengeois, associant activités aquatiques, plaisirs de la plage et festivités nocturnes, le tout dans une ambiance pittoresque et dépaysante. Cette année, c’est sous la bannière «Mouille ton corps, arrose ton esprit !» que se retrouveront les 8 500 festivaliers attendus sur les trois jours de l’événement.

Plus que jamais, Yadlo souhaite se placer comme un événement éco-responsable. Que ce soit dans l’origine des produits qui sortent du bar – presque tous exclusivement suisses – ou dans la gestion des déchets et la volonté de limiter au maximum le plastique, les organisateurs souhaitent se positionner toujours un peu plus comme «un événement modèle en la matière».

Activités pour toutes et tous

Sur la base d’un sondage réalisé l’an passé, l’association Yadlo a décidé d’élargir son panel d’activités. Un escape room sur un voilier, un trampoline flottant, une initiation à l’aviron, ou encore un coin enfants avec un bateau pirate gonflable, sont quelques-unes des nouvelles prestations proposées.

«Toutefois, les activités classiques de Yadlo, celles qui ont fait sa renommée, seront toujours présentes, rassure Maxime Gervasi. Ainsi, la fameuse Silent Party du vendredi soir aura bien lieu». Des tests de stand up paddle, kayaks et initiations à la plongée, au yoga et au «SUP yoga» (il s’agit bien de faire du yoga sur un paddle) seront également de la partie.

L’édition 2018 du Yadlo a mobilisé quelque 140 bénévoles. – © DR / Yadlo 2018

Après l’effort, le réconfort

Pour se remettre de ces nombreuses activités, Yadlo proposera plusieurs foodtrucks, des dégustations le vendredi et le samedi soir et une activité gourmande le dimanche autour de la cuisine jamaïcaine.

Pour couronner le tout, une série de concerts est prévue le samedi soir et une scène ouverte, pour mettre en avant les stars émergentes de la région, est programée le dimanche. Maxime Gervasi ajoute : «Notre nouvelle scène accueillera des groupes de la région comme : le duo Marzella, le trio Marquise, et le DJ Dr.Fad-R qui est champion suisse de djiing».


La 5e édition du Yadlo se déroulera du 12 au 14 juillet 2019, à Préverenges. Programme complet sur www.yadlo.ch.

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Ceci pourrait être l’article d’une femme*

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Le 14 juin 1991 a eu lieu la première "Grève des femmes*" – Image : Keystone

Aujourd’hui, partout en Suisse a lieu la «Grève des femmes*». Sensible à la cause, Slash Média se fait porte-voix du manifeste rédigé en décembre 2018 par les Collectifs romands pour la grève féministe et des femmes.

Un peu partout dans le monde, nous assistons à un renouveau des mouvements féministes : #metoo a contribué à diffuser et libérer la parole des femmes* et, grâce aux réseaux sociaux, a eu un écho planétaire.

En Suisse aussi, le sexisme, les inégalités et les violences à l’encontre des femmes* persistent, malgré un discours politiquement correct sur l’égalité et bien que l’égalité soit inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1981.

«Les femmes bras croisés, le pays perd pied !»

Au pays de la prétendue paix du travail, les femmes ont déjà fait une grève qui a mobilisé 500’000 personnes ! C’était le 14 juin 1991, dix ans après l’entrée en vigueur de l’article constitutionnel sur l’égalité. Ce jour-là, les femmes ont croisé les bras : la grève a eu lieu non seulement sur les lieux de travail, mais aussi dans les foyers, où elles ont arrêté de faire le ménage, ont suspendu leurs balais aux fenêtres, n’ont pas cuisiné ni pris en charge les enfants.

La grève des femmes de 1991 avait surpris tout le monde. Un immense élan vers l’égalité avait secoué le pays : nous avons depuis lors obtenu des résultats concrets comme une Loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, un congé maternité, le splitting et le bonus éducatif dans l’AVS, la solution dite des délais en matière d’avortement, des mesures de lutte contre les violences domestiques.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’un nouvel élan ! Le 22 septembre 2018, 20’000 femmes* et hommes solidaires ont manifesté à Berne pour l’égalité et contre les discriminations. Le début d’une mobilisation que nous voulons poursuivre jusqu’à la grève féministe et des femmes* le 14 juin 2019 !

L’égalité stagne : les femmes* se mobilisent !

Nous sommes toutes exposées au sexisme, aux discriminations, aux stéréotypes et aux violences, sur le lieu de travail, à la maison ou dans la rue. Mais nous savons que des oppressions spécifiques basées sur l’appartenance de race, de classe ou sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre se combinent, si bien que certaines d’entre nous peuvent subir des discriminations multiples. Faire vivre la solidarité entre les femmes* du monde entier, c’est un des objectifs de notre grève.

Fortes de nos diversités, nous refusons toute instrumentalisation de nos luttes, notamment à des fins racistes. Nous revendiquons le droit de vivre libres dans une société qui garantit des droits égaux pour toutes*.

Durant ces vingt dernières années, nous avons assisté à la montée des politiques néolibérales: les services publics ont été remis en cause, les prestations ont été réduites, des secteurs comme la santé ont été soumis à la logique marchande, les conditions de travail et de retraite ont été péjorées. L’économie capitaliste veut maximiser les profits au détriment de l’être humain et de l’équilibre écologique. Les femmes* sont les premières à en souffrir en tant que travailleuses précaires, migrantes ou encore mères, souvent seules responsables du foyer et des enfants.

Comme le disent les Islandaises: «Ne changeons pas les femmes, changeons la société !». Car l’égalité ne peut se réaliser dans un monde où seul compte l’argent, mais nécessite de construire une société où ce qui compte est le respect et le bien-être de chaque être humain.

Un mois avant la journée de la “Grève des femmes*”, des actions ont eu lieu dans toute la Suisse. Ici, à Genève – DR

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Le 14 juin 2019, nous nous mettrons en grève sur nos lieux de travail, dans nos foyers et nous occuperons l’espace public

Parce que nous en avons assez des inégalités salariales et des discriminations dans le monde du travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le travail domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le temps de travail. Parce que le travail éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la liberté de nos choix en matière de sexualité et d’identité de genre. Parce que notre corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la violence sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp.

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Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le droit d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’éducation sexuelle qui parlent de notre corps, du plaisir et de la diversité sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de respect réciproque. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de «la femme».

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Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous sommes solidaires avec les femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans racisme, sans sexisme, sans homophobie et sans transphobie.

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le 14 juin 2019 !


La «Grève des femmes*» a lieu le 14 juin 2019 dans toute la Suisse www.frauenstreik2019.ch.

Femme* : toute personne qui n’est pas un homme cisgenre (soit un homme qui se reconnaît dans le genre qui lui a été assigné à la naissance).

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