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The Beat : un nouveau festival dédié aux musiques urbaines voit le jour à Genève

Capture : Facebook – The Beat Festival

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Tous les fans de musiques urbaines l’attendaient, c’est désormais chose faite ; le tout premier festival du genre en Suisse Romande fera danser le bout du lac, le samedi 28 janvier 2017, à l’Arena de Genève. Avec une programmation réunissant l’élite du Hip Hop américain, français et suisse, l’organisation se montre ambitieuse et dans l’ère du temps. À l’affiche, on retrouve les deux frères Bigflo & Oli, le phénomène afro trap MHD, les nouveaux monstres de la scène américaine Rae Sremmurd, le prince marseillais SCH, le provocateur Vald, et, enfin, la Superwak Clique, collectif Genevois composé des rappeurs Makala, Di-Meh et SlimK.

Lire aussi :  Et si 2017 devenait l’année du rap suisse ?

Allant d’un rap subtil à un nouveau style de musique rythmé par des sonorités afros, en passant par la puissance de deux artistes originaires du Mississippi, la noirceur d’un poète maudit, la franchise du sale gosse du rap français et la fraicheur du collectif de la cité de Calvin, The Beat Festival se veut rassembleur et incontournable. Coup d’oeil sur les artistes du festival.

Bigflo & Oli

Commençons par Bigflo & Oli, rappeurs, mais avant tout musiciens confirmés – l’ainé joue de la batterie et le cadet de la trompette. Les deux frères manient les mots, en s’inspirant du quotidien, avec une facilité déconcertante. Si leur jeune âge et leur récente carrière en surprennent plus d’un, les deux frères ont su s’imposer et se faire reconnaitre par leurs pairs aussi bien que par le monde du showbiz, comme en témoigne leur récente collaboration avec Jean Dujardin, incarnant le personnage Brice de Nice, pour promouvoir le troisième (car il casse le deuxième) volet de la série.

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MHD

À l’instar des deux frères, le parisien MHD cartonne et résonne dans toutes les boites de nuit depuis des mois. Avec des titres comme « Champions League » et « A Kele Nta », le rappeur a su créer des hymnes pour toute une génération. Considéré comme une véritable idole en Guinée – son pays d’origine –, Mohamed Sylla, de son vrai nom, a vu son album certifié disque de platine et est aujourd’hui prêt à bouffer le monde. 

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Rae Sremmurd

Autre pays, autre style de musique. Les Américains de Rae Sremmurd se sont fait connaître en 2015 avec leur album « SremmLife ». En véritable machine à tubes, chacune de leur nouveauté est couverte de succès. Leur morceau « No Type » cumule à lui seul plus de 460 millions de vues sur YouTube. Le second album du duo, logiquement intitulé « SremmLife 2 », ne fait qu’asseoir leur notoriété. Si le public à Genève est aussi bouillant que celui de l’OpenAir de Frauenfeld (TG) en 2015, les showmens risquent bien de faire des étincelles.

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SCH

Retour en France. SCH, originaire d’Aubagne, a su créer un personnage radicalement différent de ceux qui existent déjà. Look soigné, tatouages imposants, dents noircies par le shit qu’il semble affectionner, cheveux longs, le rappeur mélange punchlines acerbes et rimes rigolardes. Son premier album, « Anarchie », paru ce printemps, est platiné.

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Vald

Au tour de l’enfant terrible de l’Hexagone : Vald. Du haut de ses 24 ans, le rappeur enchaîne provocation sur provocation. Avec deux EP derrière lui, l’artiste passe au plat de résistance et sortira son premier album, « Agartha », dans quelques jours. Depuis peu, l’Aulnaysien retourne Internet, notamment en proposant trois versions de son clip « Selfie » : une non explicite, une autre érotique et une dernière pornographique au côté de l’actrice de films pornographiques Nikita Bellucci. Réactions mitigées.

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Superwak Clique

Enfin, intéressons-nous à Makala, Di-Meh et SlimK, alias la Superwak Clique. Le crew, connu dans toutes les échoppes Hip Hop, de Genève à Zürich, souffle un vent frais sur la scène musicale urbaine helvétique. Sans complexe et bourré de talents, le jeune trio mérite définitivement sa place dans la cour des grands.

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Yadlo, le festival qui mouille la chemise

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© Droits réservés / Yadlo 2018

Du 12 au 14 juillet, la plage de Préverenges se transformera en île paradisiaque pour accueillir la cinquième édition du festival Yadlo.

Sentez donc l’odeur du rhum arrangé, imaginez-vous découvrir une nouvelle île inexplorée et ressentez les rythmes du reggae, du calypso, de la salsa et du merengue. «Le désir d’exotisme qui anime tout le monde à l’approche de l’été est au cœur de l’offre variée de l’événement.», explique Maxime Gervasi, porte-parole du Yadlo.

Oui, cette année à Yadlo, c’est du côté des Caraïbes qu’on nous emmène. Là où les couleurs chaudes du soleil couchant se fondent dans l’ambiance festive des nuits endiablées. Du 12 au 14 juillet, la plage de Préverenges se transformera en île paradisiaque pour accueillir la cinquième édition du festival de la région morgienne.

«Mouille ton corps, arrose ton esprit !»

Yadlo est le nouveau festival prévengeois, associant activités aquatiques, plaisirs de la plage et festivités nocturnes, le tout dans une ambiance pittoresque et dépaysante. Cette année, c’est sous la bannière «Mouille ton corps, arrose ton esprit !» que se retrouveront les 8 500 festivaliers attendus sur les trois jours de l’événement.

Plus que jamais, Yadlo souhaite se placer comme un événement éco-responsable. Que ce soit dans l’origine des produits qui sortent du bar – presque tous exclusivement suisses – ou dans la gestion des déchets et la volonté de limiter au maximum le plastique, les organisateurs souhaitent se positionner toujours un peu plus comme «un événement modèle en la matière».

Activités pour toutes et tous

Sur la base d’un sondage réalisé l’an passé, l’association Yadlo a décidé d’élargir son panel d’activités. Un escape room sur un voilier, un trampoline flottant, une initiation à l’aviron, ou encore un coin enfants avec un bateau pirate gonflable, sont quelques-unes des nouvelles prestations proposées.

«Toutefois, les activités classiques de Yadlo, celles qui ont fait sa renommée, seront toujours présentes, rassure Maxime Gervasi. Ainsi, la fameuse Silent Party du vendredi soir aura bien lieu». Des tests de stand up paddle, kayaks et initiations à la plongée, au yoga et au «SUP yoga» (il s’agit bien de faire du yoga sur un paddle) seront également de la partie.

L’édition 2018 du Yadlo a mobilisé quelque 140 bénévoles. – © DR / Yadlo 2018

Après l’effort, le réconfort

Pour se remettre de ces nombreuses activités, Yadlo proposera plusieurs foodtrucks, des dégustations le vendredi et le samedi soir et une activité gourmande le dimanche autour de la cuisine jamaïcaine.

Pour couronner le tout, une série de concerts est prévue le samedi soir et une scène ouverte, pour mettre en avant les stars émergentes de la région, est programée le dimanche. Maxime Gervasi ajoute : «Notre nouvelle scène accueillera des groupes de la région comme : le duo Marzella, le trio Marquise, et le DJ Dr.Fad-R qui est champion suisse de djiing».


La 5e édition du Yadlo se déroulera du 12 au 14 juillet 2019, à Préverenges. Programme complet sur www.yadlo.ch.

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Ceci pourrait être l’article d’une femme*

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Le 14 juin 1991 a eu lieu la première "Grève des femmes*" – Image : Keystone

Aujourd’hui, partout en Suisse a lieu la «Grève des femmes*». Sensible à la cause, Slash Média se fait porte-voix du manifeste rédigé en décembre 2018 par les Collectifs romands pour la grève féministe et des femmes.

Un peu partout dans le monde, nous assistons à un renouveau des mouvements féministes : #metoo a contribué à diffuser et libérer la parole des femmes* et, grâce aux réseaux sociaux, a eu un écho planétaire.

En Suisse aussi, le sexisme, les inégalités et les violences à l’encontre des femmes* persistent, malgré un discours politiquement correct sur l’égalité et bien que l’égalité soit inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1981.

«Les femmes bras croisés, le pays perd pied !»

Au pays de la prétendue paix du travail, les femmes ont déjà fait une grève qui a mobilisé 500’000 personnes ! C’était le 14 juin 1991, dix ans après l’entrée en vigueur de l’article constitutionnel sur l’égalité. Ce jour-là, les femmes ont croisé les bras : la grève a eu lieu non seulement sur les lieux de travail, mais aussi dans les foyers, où elles ont arrêté de faire le ménage, ont suspendu leurs balais aux fenêtres, n’ont pas cuisiné ni pris en charge les enfants.

La grève des femmes de 1991 avait surpris tout le monde. Un immense élan vers l’égalité avait secoué le pays : nous avons depuis lors obtenu des résultats concrets comme une Loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, un congé maternité, le splitting et le bonus éducatif dans l’AVS, la solution dite des délais en matière d’avortement, des mesures de lutte contre les violences domestiques.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’un nouvel élan ! Le 22 septembre 2018, 20’000 femmes* et hommes solidaires ont manifesté à Berne pour l’égalité et contre les discriminations. Le début d’une mobilisation que nous voulons poursuivre jusqu’à la grève féministe et des femmes* le 14 juin 2019 !

L’égalité stagne : les femmes* se mobilisent !

Nous sommes toutes exposées au sexisme, aux discriminations, aux stéréotypes et aux violences, sur le lieu de travail, à la maison ou dans la rue. Mais nous savons que des oppressions spécifiques basées sur l’appartenance de race, de classe ou sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre se combinent, si bien que certaines d’entre nous peuvent subir des discriminations multiples. Faire vivre la solidarité entre les femmes* du monde entier, c’est un des objectifs de notre grève.

Fortes de nos diversités, nous refusons toute instrumentalisation de nos luttes, notamment à des fins racistes. Nous revendiquons le droit de vivre libres dans une société qui garantit des droits égaux pour toutes*.

Durant ces vingt dernières années, nous avons assisté à la montée des politiques néolibérales: les services publics ont été remis en cause, les prestations ont été réduites, des secteurs comme la santé ont été soumis à la logique marchande, les conditions de travail et de retraite ont été péjorées. L’économie capitaliste veut maximiser les profits au détriment de l’être humain et de l’équilibre écologique. Les femmes* sont les premières à en souffrir en tant que travailleuses précaires, migrantes ou encore mères, souvent seules responsables du foyer et des enfants.

Comme le disent les Islandaises: «Ne changeons pas les femmes, changeons la société !». Car l’égalité ne peut se réaliser dans un monde où seul compte l’argent, mais nécessite de construire une société où ce qui compte est le respect et le bien-être de chaque être humain.

Un mois avant la journée de la “Grève des femmes*”, des actions ont eu lieu dans toute la Suisse. Ici, à Genève – DR

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Le 14 juin 2019, nous nous mettrons en grève sur nos lieux de travail, dans nos foyers et nous occuperons l’espace public

Parce que nous en avons assez des inégalités salariales et des discriminations dans le monde du travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le travail domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le temps de travail. Parce que le travail éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la liberté de nos choix en matière de sexualité et d’identité de genre. Parce que notre corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la violence sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp.

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Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le droit d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’éducation sexuelle qui parlent de notre corps, du plaisir et de la diversité sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de respect réciproque. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de «la femme».

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Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous sommes solidaires avec les femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans racisme, sans sexisme, sans homophobie et sans transphobie.

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le 14 juin 2019 !


La «Grève des femmes*» a lieu le 14 juin 2019 dans toute la Suisse www.frauenstreik2019.ch.

Femme* : toute personne qui n’est pas un homme cisgenre (soit un homme qui se reconnaît dans le genre qui lui a été assigné à la naissance).

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