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Les tongs refont surface sur les podiums masculins après des années de scepticisme : les collections printemps-été 2026 — et même certaines silhouettes homme des saisons 2027 — ont remis cet accessoire estival sous les projecteurs. Pour certains, il est temps d’abandonner les réticences; pour d’autres, l’image reste difficile à accepter.
Les podiums ont tranché
Depuis les défilés printemps-été 2026, de nombreuses maisons ont choisi d’exposer des silhouettes masculines avec les pieds à l’air. On retrouve des tongs chez des noms aussi divers que Calvin Klein, Giorgio Armani, Prada, Louis Vuitton ou Dries Van Noten, ainsi que chez des labels plus minimalistes tels que Lemaire et Auralee.
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Cette présence sur les podiums, qui s’étend à certaines présentations homme printemps-été 2027, donne au modèle un statut moins anecdotique : loin de n’être qu’un accessoire de plage, la tong revendique une place dans la garde-robe citadine.
Un objet polarisant
Le dégoût qu’évoque la tong pour certains n’est pas nouveau. L’auteur se souvient d’une bio Instagram d’il y a une dizaine d’années affichant avec humour « Wearing flip flops in the city is gross », une formule qui l’a marqué et explique en partie sa réaction face à des hommes qui arpentent Paris en Havaianas.
Les critiques vont de l’argument hygiénique — quelques millimètres séparent le pied du sol urbain — aux images sociales jugées déplacées, comme des pieds nus dans le métro. Ces réactions restent très partagées : « Soit on aime, soit on déteste, mais c’est très polarisé car montrer ses pieds est beaucoup moins naturel pour nous », confie un ami trentenaire.
Une question de culture et de genre
Les réserves à l’égard des tongs semblent autant culturelles que pratiques. Un jeune homme en milieu de vingtaine souligne une double norme : « Si une femme vient au bureau et porte une paire de tongs, c’est normal. Si c’est un homme, on va tout de suite te faire un commentaire, qu’il soit bienveillant ou moqueur mais on le remarquera. »
Le contraste avec d’autres pays est frappant. « J’ai passé un peu de temps au Brésil et la mentalité est complètement différente. Les mecs sont tout le temps pieds nus et à l’inverse, si tu portes des chaussures fermées, on va trouver ça bizarre », raconte-t-il, pointant la variabilité des normes selon les sociétés.
Qu’en retenir?
Le retour des tongs sur les podiums interroge nos réflexes plus qu’il n’invente une mode. Il révèle des normes culturelles et genrées ancrées — et montre que ce qui paraît déplacé dans un contexte peut être banal ailleurs.
Pour les marques, la présence de la tong confirme un désir d’expérimentation. Pour le grand public, elle invite à réévaluer des habitudes et des préjugés, sans pour autant effacer toutes les réticences pratiques ou esthétiques qui persistent.






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