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Trois organisations environnementales ont demandé à la Federal Communications Commission (FCC) d’interrompre immédiatement l’attribution de licences pour des centres de données en orbite, invoquant des risques pour le climat et la santé publique ainsi qu’un manquement aux obligations d’évaluation environnementale. Le recours met en cause la manière dont les autorités autorisent les lancements et réclame un examen juridique et scientifique plus poussé.
Les ONG invoquent le non‑respect d’un cadre légal
Public Employees for Environmental Responsibility, Environment America et DarkSky International soutiennent que la FCC n’a pas respecté le National Environmental Policy Act (NEPA), qui exige des analyses des impacts environnementaux, sociaux et économiques avant toute approbation fédérale. Selon les plaignants, cette omission prive le public d’une étude nécessaire sur les conséquences des projets autorisés.
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Les organisations rappellent aussi le Traité de l’espace des Nations unies, qui rapproche l’utilisation de l’orbite d’un bien commun de l’humanité. Pour elles, ces textes justifient un contrôle strict de chaque lancement et de chaque infrastructure prévue en orbite.
Des effets atmosphériques et climatiques pointés du doigt
Les pétitionnaires listent plusieurs menaces. Les lancements de fusées émettent des particules de suie qui s’accumulent dans l’atmosphère. La rentrée dans l’atmosphère des satellites en fin de vie contribue, selon eux, à une forte hausse d’oxydes nocifs — une multiplication par huit observée en six ans.

La plainte cite des estimations inquiétantes concernant la constellation de SpaceX. En prenant une durée de vie moyenne de cinq ans par satellite, les calculs aboutissent à la perspective d’environ 200 000 rentrées atmosphériques et 200 000 lancements annuels, pour une période indéterminée. Les ONG préviennent que les émissions résultantes dépasseraient largement tout ce que l’atmosphère a connu jusqu’ici.
Une dynamique alimentée par la demande en intelligence artificielle
Les besoins massifs en puissance de calcul, accentués par le boom de l’intelligence artificielle, ont provoqué un grand nombre de centres de données au sol. Confrontée aux résistances locales, l’industrie réfléchit désormais à transférer une partie de cette infrastructure en orbite.

Parmi les projets cités, SpaceX envisage d’allouer jusqu’à un million de satellites Starlink au calcul. Blue Origin et la startup Starcloud ont elles aussi présenté des ambitions de même nature, selon la pétition.
Pollution lumineuse et conséquences sur la santé
Les plateformes en orbite réfléchissent la lumière et illuminent le ciel nocturne. Michelle Hanlon, juriste spécialisée en droit spatial, a résumé l’effet : les satellites rendent le ciel plus clair et réduisent la visibilité des étoiles. Cette altération n’est pas purement esthétique.
L’exposition accrue à la lumière artificielle la nuit peut perturber la production de mélatonine, entraîner des atteintes rétiniennes et, potentiellement, augmenter certains risques sanitaires, indiquent les auteurs de la pétition. Les astronomes risquent de voir leurs observations compromises, tandis que la faune nocturne subira des perturbations de ses rythmes biologiques.
La requête déposée auprès de la FCC réclame donc l’arrêt temporaire des autorisations, accompagné d’évaluations environnementales complètes avant toute poursuite des projets orbitaux. Les ONG estiment qu’un tel moratoire est nécessaire pour mesurer et, le cas échéant, limiter des impacts à grande échelle.












