Supergirl pourrait coûter 100 millions à Warner Bros et menacer les projets DC de James Gunn ?

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Après un démarrage bien en deçà des attentes, le nouveau film du DC Universe, Supergirl, est déjà présenté par plusieurs spécialistes comme le premier échec majeur de la refonte menée par James Gunn et Peter Safran. Les chiffres initiaux soulèvent des questions sur la capacité du studio à transformer tous ses personnages en succès grand public.

Démarrage au box-office

Le space opera réalisé par Craig Gillespie a rapporté seulement 37,1 millions de dollars lors de son premier week-end aux États‑Unis et 62,6 millions à l’échelle mondiale. Ces performances sont nettement inférieures aux objectifs affichés par Warner Bros. et DC Studios.

Les analystes prévoient désormais une carrière autour de 100 millions de dollars en Amérique du Nord et de l’ordre de 200 à 210 millions de recettes mondiales. Le film, porté à l’écran par Milly Alcock, doit sortir mercredi en France.

Des pertes financières estimées

Sur le plan budgétaire, le long métrage a coûté environ 170 millions de dollars en production, auxquels s’ajouteraient près de 120 millions de dépenses marketing. Sur la base de ces éléments, plusieurs experts cités par Variety estiment que Supergirl pourrait engendrer une perte comprise entre 100 et 120 millions de dollars.

Des sources proches du studio avancent une projection un peu plus favorable : si le film atteint les quelque 200 millions de recettes mondiales, le déficit pourrait plutôt se situer entre 80 et 85 millions. Dans tous les cas, le retour sur investissement attendu n’est pas au rendez‑vous.

Conséquences pour le DC Universe

La contre‑performance intervient un an après le succès rencontré par Superman, qui avait ouvert à 125 millions de dollars aux États‑Unis et totalisé 618 millions de recettes mondiales. La trajectoire de Supergirl devrait être sensiblement inférieure.

Pour Jeff Bock, analyste chez Exhibitor Relations, cité par Variety, le résultat n’est pas totalement surprenant : selon lui, Supergirl n’a jamais eu, à elle seule, le profil d’un titre capable de générer un blockbuster événementiel, et le film n’a pas réussi à inverser cette perception.

Du côté de la direction, Peter Safran reconnaît le « loupé » mais refuse de remettre en cause la feuille de route du studio. Interrogé par le New York Times, il a rappelé que cet échec constitue un incident dans une stratégie à long terme que DC Studios entend poursuivre.

Le véritable enjeu est désormais de montrer que l’univers partagé peut se consolider au‑delà de ses têtes d’affiche. Les prochains mois offriront des occasions de test pour cette stratégie :

  • Lanterns — série centrée sur Hal Jordan et John Stewart, attendue sur HBO Max le 16 août en France;
  • Clayface — film d’horreur autour d’un ennemi de Batman, prévu en salles le 21 octobre en France;
  • Man of Tomorrow — nouveau film de James Gunn réunissant Superman et Supergirl, programmé le 7 juillet 2027.

Parmi les autres projets évoqués figurent The Brave and the Bold (autour de Batman, actuellement en écriture), Swamp Thing et une éventuelle nouvelle mouture de Wonder Woman. Pour l’heure, Warner maintient son plan décennal, mais la répétition d’échecs commerciaux comme celui‑ci pourrait rapidement reposer la question de son applicabilité.

À court terme, James Gunn et Peter Safran doivent donc prouver que l’ambition créative du DC Universe peut se traduire en succès commerciaux multiplicateurs — et pas uniquement dépendre des franchises déjà installées.

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