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LinLin publie son premier album, DISCO INFERNO, un disque hybride où se croisent rap, énergie punk, house et touches de chanson française. Conçu comme un manifeste personnel et pensé pour le live, l’album marque une étape importante dans le parcours de la rappeuse du Val‑de‑Marne.
Un lancement construit à partir d’expérimentations
Avant DISCO INFERNO, LinLin s’était fait remarquer par des premières parties de Zénith et des collaborations ponctuelles, notamment sur le morceau « BLICKY » avec Ino Casablanca. Son EP publié en mars 2023, The Espers, présentait déjà une direction singulière, entre détournement conceptuel et atmosphères urbaines.
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Avec ce premier long format, elle affirme une identité plus affirmée : chercher à faire bouger, mais sans céder aux sonorités attendues. Le résultat mêle clins d’œil club et verve rap, tout en revendiquant une posture résolument autonome.
Un titre chargé de sens
Le nom de l’album, DISCO INFERNO, a été trouvé en studio avec son producteur Mob et renvoie, selon elle, à une période personnelle compliquée. LinLin explique avoir composé pendant des moments difficiles, avec des proches malades et des questionnements autour de son choix de carrière.
Au‑delà de l’épreuve, l’album se veut aussi une célébration de la liberté retrouvée : une tentative de renouer avec l’« enfant intérieur » et d’ouvrir un espace où la danse et l’émancipation prennent le pas sur les attentes extérieures.
Une complicité de longue date avec Mob
Mob, producteur et ami de lycée, a accompagné la musicienne tout au long du projet. Leur méthode a consisté à confronter bagages musicaux et influences pour forger un son distinct : boîtes à rythmes et synthés vintage, touches de house et d’électronique, mais aussi des fragments boom‑bap comme sur le titre « BOOGEYMAN ».
Cette alliance a permis à LinLin d’explorer de nouveaux registres tout en conservant son expérience acquise sur des morceaux plus trap et rageux — un long laboratoire qui l’a conduite à ce premier album cohérent.
Langue, club et portée internationale
Pour DISCO INFERNO, LinLin a choisi de travailler ses toplines en français, un exercice qu’elle juge nécessaire pour trouver un flow adapté aux productions de Mob. Elle dit avoir limité l’usage de l’anglais afin de mieux parler à un public francophone tout en gardant des ambitions à l’étranger.
Plusieurs titres ont trouvé un écho hors de France : certains auditeurs anglophones ont comparé « BLACC* » à des références pop et R&B contemporaines, et l’artiste mentionne des retours venus de fans de Beyoncé ou d’Azealia Banks.
Musique de club pensée pour la scène
L’album puise dans des héritages variés — house de Chicago, Miami bass, musiques électroniques des années 1980 — tout en cherchant une mise à jour contemporaine. LinLin cite des repères comme Donna Summer et des créateurs de synthé, intégrés par Mob dans un langage moderne.
Le projet a été conçu pour fonctionner en concert : la première expérience live au Dock B, où des morceaux inachevés ont été testés devant un public dansant, a confirmé l’importance de l’énergie scénique et orienté la construction finale du disque.
Une imagerie pirate et la question du drapeau
Sur le plan visuel, LinLin a forgé une esthétique forte autour du motif du pirate, inspirée du personnage de Charlotte LinLin (Big Mom) du manga One Piece. Elle appelle ses fans ses « Charlotte » et décline cet univers sans tomber dans la caricature, mêlant références nocturnes et symboles (vampire sur la pochette, etc.).
Sur « BOOGEYMAN », elle pose devant le drapeau français, geste assumé et volontairement contesté : selon elle, il s’agit d’une réappropriation visant à délier le tricolore de certaines connotations politiques et à montrer qu’on peut l’employer depuis des identités diverses.
Pas d’invités, par choix
Le disque ne comporte aucune collaboration vocalisée : LinLin explique vouloir d’abord se dévoiler seule et laisser au public le temps d’identifier sa signature artistique. Elle n’exclut pas de faire intervenir des invités sur des projets futurs, notamment des producteurs ou beatmakers.
Ambitions et réception espérée
Plus qu’un simple enregistrement, LinLin espère que DISCO INFERNO donnera des envies : inspirer des femmes et des artistes qui hésitent à sortir des cadres établis, montrer qu’il est possible de créer des morceaux qui font danser sans renoncer à une démarche personnelle.
Conçue pour se réécouter et se vivre sur scène, l’album veut installer une voix nouvelle dans le paysage francophone, entre revendication et fête.












