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Le projet de fusion entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery, évalué à 110 milliards de dollars, pourrait buter sur une nouvelle étape réglementaire au Royaume‑Uni. La ministre de la Culture, Lisa Nandy, a annoncé qu’elle envisageait d’intervenir, invoquant des risques pour le pluralisme des médias britanniques.
Pourquoi Londres s’inquiète
Le gouvernement craint que la concentration des principaux bouquets et chaînes entre les mains d’un même groupe ne réduise la diversité des voix et des opérateurs sur le marché audiovisuel du Royaume‑Uni. Parmi les actifs concernés figurent des marques grand public et spécialisées très visibles.
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Parmi les services qui pourraient se retrouver sous le même contrôle sont notamment Channel 5, Cartoon Network, Nickelodeon, CNN International, Paramount+, TNT Sports et HBO Max. Selon la ministre, la place croissante du streaming et de la vidéo à la demande doit désormais être prise en compte dans l’évaluation de l’intérêt public.
La procédure engagée et le calendrier
Le ministère a demandé aux parties prenantes de transmettre leurs observations d’ici au 6 juillet. Si Lisa Nandy décide d’aller plus loin, le dossier sera transmis aux autorités de régulation compétentes pour un examen approfondi.
Deux organismes sont susceptibles d’être saisis : Ofcom, le régulateur des communications, et la CMA, l’autorité de la concurrence, qui mèneront des investigations avant toute décision finale.
Un dernier obstacle parmi d’autres
Cette intervention représenterait un frein important pour une opération qui a déjà obtenu plusieurs avals internationaux. Les autorités américaines ainsi que les régulateurs de la Chine, de l’Australie, de l’Allemagne, de la France et de l’Arabie saoudite ont donné leur feu vert.
L’Union européenne devrait aussi statuer prochainement, sous réserve de concessions demandées aux deux groupes. Mais à Londres, la discussion sur la préservation d’un paysage médiatique pluraliste pourrait retarder, ou éventuellement modifier, la conclusion de la méga‑fusion.
Au‑delà des aspects juridiques, l’enjeu est clair : déterminer si les règles actuelles sur l’intérêt public suffisent à protéger la diversité des contenus et des contrôles à l’heure où le streaming occupe une place centrale dans la consommation audiovisuelle.












