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Lifestyle

On a testé le restau’ dans le noir

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Manger dans le noir complet, vous avez déjà essayé ? Figurez-vous que l’équipe de Slash s’est prise au jeu. Nous voilà donc passés du côté obscur de la gastronomie, le temps d’un repas. Retour sur cette aventure culinaire. 

Bienvenue dans les ténèbres

Bien trop feignants pour réaliser cette expérience à domicile, nos pas nous ont conduits jusqu’à l’hôtel Warwick, établissement situé près de la gare de Genève. Sachez cependant qu’il existe bon nombre de restaurants proposande temps à autre cette formule particulière. Slash vous a d’ailleurs préparé une petite liste que vous retrouverez au bas de l’article, juste parce qu’on vous aime. 

Nous voici donc arrivés au lieu du rendez-vous. Nous patientons tout en nous délectant d’un apéritif bien coquet à l’étage ; les autres participants doivent encore nous rejoindre. Une dizaine de minutes plus tard, le maître de cérémonie nous invite à entrer dans une sombre pièce.

Eclairés à la lueur de quelques lanternes artificielles, la luminosité reste cependant très faible. Tandis que nos yeux s’habituent peu à peu à l’obscurité, le maître de cérémonie nous délivre quelques informations sur le déroulement du repas. Entrée, plat et dessert à l’identité mystérieuse, le tout agrémenté de petits jeux visant à titiller nos autres sens. Ses explications faites, l’homme nous invite à éteindre nos petites lanternes afin que le noir puisse nous engloutir totalement. Quelques secondes plus tard, l’obscurité est maîtresse.

Des voix se mettent à glousser timidement, à rire grassement, puis à s’esclaffer franchement. Nous qui pensions devoir nous concentrer sur les saveurs, ce sera manifestement l’ouïe qui sera à l’honneur ce soirEn effet, à côté de nous, un couple s’amuse à brayer comme des bêtes sauvages 

« Tu veux un verre ? » – Heureuse d’entendre le son de cette voix si familière, je tends le bras et tente d’attraper l’un des verres se trouvant devant moi afin que mon compagnon puisse me servir. Quelques « cling » et « oups » plus tard, nous voilà désaltérés, prêts à entamer le repas.

Une porte s’ouvre, laissant s’infiltrer un faible rayon de lumière dans la salle. Nous devinons alors que les serveurs, aidés de petits bracelets lumineux aux chevilles, nous amènent l’entrée – « Bon appétit ! »  

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À la recherche de nourriture

Un coup de fourchette malheureux, puis un autre. Un peu étonnée de ne rien attraper, je sonde les profondeurs de mon assiette jusqu’à ce que les dents métalliques de mon ustensile entrent en collision avec une forme solide. Ah, quand même ! Toute heureuse, je pique dans le morceau et m’empresse de le porter à ma bouche. Je réalise alors que j’aurais peut-être dû couper la pièce de poisson avant de l’engloutir de la sorte. Je remercie l’obscurité d’avoir épargné à mon compagnon le spectacle grotesque qui se déroulait devant lui à son insu.

Les voix autour de nous se sont élevées afin de débattre de la nature du met présent dans nos assiettes. Du saumon ? Du thon ? Non, du saumon, j’en suis certaine. Alors que nous débattons de la vérité, le son des gribouillis trahit l’affairement des stylos sur les petits calepins mis à notre disposition pour que nous puissions leur confier nos réponses.

Nos assiettes terminées, les serveurs aux chevilles lumineuses viennent nous débarrasser. La suite ne se fait pas attendre. Tandis que ces hermès gastronomes s’affairent, la curiosité nous tiraille. Qu’avons-nous mangé, et que nous réserve la suite ? 

Au plat suivant, je constate que la technique de la sonde-fourchette fonctionne bien. Je deviens une professionnelle. Cette maîtrise insoupçonnée me permet concentrer mon attention sur les saveurs. Le but du jeu ? Déterminer les mets présentés. 

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Un bilan mitigé 

Arrivés à la fin du repas, la nature des plats nous est dévoilée. Ah tiens, ça ne correspond pas du tout à ce que nous nous étions imaginés. Bon nombre d’aliments ont étés confondus avec de lointains cousins. C’est drôle, mais un brin décevant.

La nourriture, lorsque qu’elle est belle, donne envie. Le plus souvent, nous rencontrons les aliments avec nos yeux, mais on les rencontre également avec notre mémoire. Lorsque nous allons au restaurant, nous aimons observer la vivacité des couleurs, la créativité des cuisiniers dans la composition. Nous aimons être étonnés de la façon avec laquelle ce goût familier du saumon a été apprêté de manière originale. J’ai regretté cette absence de vision, de surprise. Nous nous sommes malheureusement plus focalisés sur l’identification des mets plutôt que sur la qualité de leur saveur.

Bien évidemment, la vue n’est pas le seul sens avec lequel nous appréhendons les aliments ; qui n’a pas salivé en passant devant une boulangerie au petit matin, enivré par l’odeur réconfortante du pain tout juste sorti du four ? Madeleine de Proust, es-tu là ?

Si cette expérience vous fait envie, n’hésitez pas à ralentir, à bien vous concentrer sur les saveurs, sans forcément chercher à deviner à tout prix ce que vous avez dans l’assiette. C’est un challenge pour le cerveau qui aime à ce que son environnement soit sous contrôle. Laissez-vous aller, et appréciez. On ne va pas vous empoisonner. Du moins, on l’espère pour vous !

Genève : Warwick Geneva Hotel, Rue de Lausanne 14, 1201 Genève 
Fribourg : Brasserie de La Croix-Blanche, Route de Fribourg 71, 1725 Posieux
Neuchâtel : Brasserie de La Fontaine, Avenue Léopold-Robert 17, 2300 La Chaux-de-Fonds

Arts

Le tatouage suisse a son “Mojo Jojo”, il s’appelle Jonas Béguin

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Depuis quelques années, le tatouage est devenu à la mode. Fini le temps où les gens qui exhibaient leurs oeuvres étaient mal vus par une majorité. Le tatouage est partout.

Les profils et les hashtags dédiés à cet art sur les réseaux sociaux se comptent par millions. À croire que ne revêtir aucun dessin sur son corps serait désormais synonyme de «marginalisation». Même si son exposition est aujourd’hui grande, les tattoos ne sont toutefois pas encore acceptés au sein de tous les corps de métiers.

Les salons de tatouage sont nombreux et il est loin d’être facile de tirer son «aiguille» du jeu. Depuis moins d’un an, Jonas Béguin alias Mojo Jojo, jeune tatoueur de 24 ans, s’est lancé sur ce marché. Interview.

Slash : Peux-tu te présenter ?
Jonas :
Je m’appelle Jonas Béguin, jeune tatoueur plus connu sous le nom de Mojo Jojo. Cela fait moins d’un an que je pratique. Avant, j’étais étudiant à l’École cantonale d’art de Lausanne. En plus du tatouage, j’ai commencé à créer des vêtements.

Dès ton plus jeune âge, le dessin t’attirait-il ?
Ouais, ouais… Complètement ! Depuis petit, j’ai toujours adoré dessiner, j’ai été très tôt dans la création… Un temps, je faisais de la peinture, c’était un peu n’importe quoi, mais j’avais ce besoin de m’exprimer avec mes mains et des couleurs. Le manga avait une grande place aussi, j’en lisais et je passais des nuits à reproduire sur papier les personnages qui habitaient mes BDs japonaises.

Pourquoi avoir arrêté l’École cantonale ?
Alors… (rires) Pour plusieurs raisons… Je vais essayer d’être diplomate. L’École cantonale d’art de Lausanne est une structure qui est très bien organisée, qui est bien faite, qui offre un enseignement de grande qualité. Cela implique qu’il y a une sorte d’attente, de conformisme… Cette école essaie de formater «un peu» leurs élèves à produire un certain type d’oeuvre, dans un style particulier. Il y a ce que l’on appelle le genre ou plutôt le «tampon ECAL». C’est-à-dire que tu reconnais rapidement un élève qui est sorti de cette école, au travail qu’il fournira dans sa vie professionnelle. Ça me dérangeait de ne pas pouvoir proposer ce que je voulais. Lorsque je le faisais: on me «bâchait» derrière, avec de mauvaises notes et je me retrouvais en remédiations.

L’ECAL m’a apporté du positif aussi. J’ai appris beaucoup, ça m’a rendu très pointilleux, j’ai affûté mon coup d’oeil. En même temps que ma déception grandissante pour l’ECAL, un amour grandissant pour le tatouage s’est créé. J’ai senti que le moment était venu de me lancer dans cet art.

© Mary P

Quelle est ta définition du tatouage ?
C’est difficile de donner une définition. C’est quelque chose qui transcende le tatoueur ainsi que la personne qui se fait tatouer, je pense. C’est bien plus que dessiner sur la peau, c’est quelque chose que tu gardes sur toi, tout au long de ta vie. Tu réfléchis beaucoup avant de le faire, pour la plupart. (rires) Le tatouage est aussi une transmission de savoir de maître à élève, que tu ne trouves pas dans d’autres disciplines. Il n’y a pas d’académie ou d’école de tatouage.

Quel a été ton premier contact avec le tatouage ?
J’ai découvert le tatouage avec les clips de rap, comme ceux de 50 Cent, que je regardais enfant. Plus tard, je me suis fait tatouer, non pas dans l’optique de ressembler à un rappeur, mais comme moyen d’expression. Mes premiers tatouages ont été réalisés par Dominique Lang, qui a le salon Tom Tattoo à Lausanne. Ce que j’ai aimé est que Dominique était d’accord que je lui apporte mes dessins afin de me les tatouer identiquement.

Pourquoi «Mojo Jojo» ?
Les raisons sont multiples. Premièrement, mon prénom est Jonas et quand j’étais plus petit on m’appelait «Jojo». Le «mojo» c’est un peu le swag, le style, un certain pouvoir d’attraction développé. Mojo Jojo est surtout un personnage que j’adorais enfant et qui est un des méchants de la série animée Les Super Nanas. Dans les séries, je préfère les méchants. Je ne sais pas pourquoi, je les trouve plus intéressants. (rires) Les vilains ont plus d’attitudes que les héros dans les films. Je kiffais trop Mojo Jojo et ses plans machiavéliques afin de détruire Townsville. Je me suis inspiré de cela pour mes vêtements. Rien que ce soit un singe, le personnage me parle, car mon animal préféré est le singe. Un primate super intelligent avec un cerveau surdimensionné qui veut détruire une ville, c’est original, non ? (rires)

As-tu des références dans le tatouage ?
Oui, j’en ai plein. Je vais en citer deux et ils sont Lausannois. Premièrement, Antoine Elvy, qui est le tatoueur qui a composé la majorité de mes tatoos. J’adore cette personne et son travail !  Ce qui me plaît dans ce qu’il fait, ce sont les serpents, les oiseaux et les fleurs, par exemple. Je m’inspire pas mal de ses sujets, mais je les traite différemment.

Deuxièmement, Maxime Büchi, parce qu’il a apporté quelque chose d’important au tatouage. Il a monté un «petit» empire et j’admire vraiment cela. Il a ouvert des salons à Londres, Zurich, Los Angeles. Il recrute de nombreux tatoueurs, ça crée des emplois, c’est parfait ! J’ai eu l’occasion de l’écouter, lors d’une conférence l’été passé, il s’exprime vraiment bien et ce qu’il dit est intéressant.

© Mojo Jojo

Où pratiques-tu le tatouage ?
En ce moment, je tatoue chez moi… J’avais une pièce, qui était utilisée comme «fourre-tout», que j’ai transformée en studio professionnel pour mon art. Cet endroit est spacieux, j’ai désinfecté et tout mis aux normes d’hygiène. À l’avenir, je souhaite travailler avec d’autres tatoueurs, dans un vrai shop.

Avec le nombre de salons existants, n’est-il pas risqué de te lancer là-dedans ?
À l’heure actuelle, tout est risqué à mes yeux. Il y a beaucoup d’offres et une plus faible demande dans de nombreux domaines et surtout dans l’artistique. Tout dépend de ton état d’esprit et de ta volonté. Je suis arrivé avec cette envie de faire du tatouage mon job. Du coup, ce n’est pas les mêmes enjeux que pour la personne qui fait ça pour «s’amuser».

Comment définirais-tu tes oeuvres ? As-tu vraiment un style qui t’est propre ?
Mon style est en constante évolution. C’est un style avec des lignes, ce que j’apporte de nouveau à ce style est des lignes de pinceau. C’est-à-dire des lignes avec des épaisseurs différentes, faire ressentir un mouvement dans le trait comme quand tu vois un pinceau de la calligraphie chinoise. J’ai été inspiré des estompes japonaises ou même le tatouage japonais. Mon genre évolue. Quand tu commences à plus tatouer, t’as envie d’essayer d’autres choses comme les dégradés de gris. Je ne vais pas te mentir, je recherche encore ce style qui me définira et que les gens reconnaîtront directement.

© Mojo Jojo

Tu es aussi dans le textile, peux-tu nous en parler ?
L’histoire est que j’arrivais gentiment au cap des 500 abonnés sur Instagram. Pour les dépasser, j’ai créé un concours qui stipulait : «À 500 abonnés, vous aurez une surprise». Les gens ont partagé, les abonnés ont augmenté rapidement et j’ai franchi le cap. J’ai sorti une petite série de t-shirts et de crewnecks [des pulls à col rond, ndlr.] pour l’occasion. Je voulais également savoir si mes habits intéresseraient mes abonnés. Seize articles ont été créés, j’en ai gardé deux, les quatorze autres sont partis. À la base, cela avait un objectif promotionnel, mais c’est devenu un second amour que je développe comme le tattoo. J’ai travaillé avec le sérigraphe Thomas de Colormakerz, le contact a été très bon. De nouveau, l’entraide entre artistes est importante.

© Mary P

Peut-on dire que tu arrives à vivre de ton art ?
Franchement, pas encore. Il y a des mois,  je fais 500 francs et d’autres plus. Mais pour le moment, cet argent est utilisé comme argent de poche. Je le redis, j’ai la chance d’habiter chez ma maman, je ne paie pas de loyer, car elle ne le veut pas. Je suis nourri, logé.

Quels sont tes projets pour cette nouvelle année ?
Être pleinement indépendant, fin 2019. Ce serait un magnifique cadeau ! J’aimerais continuer à progresser dans le tatouage, offrir de nouvelles oeuvres, mieux que celles d’hier. Je veux continuer à satisfaire ma clientèle, tout comme l’agrandir. (rires) Faire des rencontres, et pourquoi pas des collaborations. Pour ce qui est des habits, j’aimerai collaborer avec des mecs de la région qui bossent bien. Je suis sur une bonne lancée et je compte bien y rester !

Quel proverbe définit bien Mojo Jojo ?
Avec tout ce que j’ai vécu les trois-quatre dernières années, je dirais : «Tout vient à point à celui qui sait attendre».

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Lifestyle

Se jeter à l’eau, le temps d’un hiver

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© Keystone / Salvatore di Nolfi

Alors que, pour la majorité d’entre nous, baignade rime avec soleil et chaleur, de plus en plus d’amateurs de natation en eau froide choisissent d’allier la détente au dépassement de soi, en profitant des températures hivernales pour aller piquer une tête dans le lac le plus proche.

Il n’a jamais été aussi difficile de se jeter à l’eau que le dimanche 16 décembre dernier à Genève, où deux mille deux cents givrés, ont profité de s’habiller d’un seau d’eau glacée, avant de se jeter corps et âme dans une traversée allant de 120 à 500 mètres, avec une eau qui affichait sept degrés au compteur.

Des tenues de super-héros pour réchauffer les organismes – © Keystone / Salvatore di Nolfi

Paré d’un déguisement décalé ou d’un maillot de bain classique, c’est dans une atmosphère festive et une ambiance bonne enfant qu’a eu lieu la 80e édition de la traditionnelle Coupe de Noël, un événement qui ne cesse de gagner du terrain au fil des ans, allant cette année jusqu’à rafler la distinction de la manifestation de l’année, décernée par la Ville de Genève.

Mais alors, qu’est-ce qui peut bien motiver un humain normalement constitué à vouloir patauger dans un lac en plein mois de décembre, quand attendre un bus en retard ou encore tapoter sur son téléphone le temps d’un trajet à pied, relève déjà du défi ? À cette interrogation légitime, les éléments de réponses sont aussi nombreux que variés.

Amusant et relaxant

En effet, la natation en eau froide possède une multitude de vertus, mais, quand on interroge les nageurs sur ce qui leur plaît le plus dans la pratique de cette discipline, c’est souvent la sensation de relaxation physique post-baignade qui revient. «Un sentiment de détente et de bien-être physique difficile à décrire, une fois que je me repose chez moi après l’effort, c’est un peu comme si j’étais allongé sur un petit nuage. Je me sens léger et relaxé», confie l’un de ces fameux givrés, en profitant de son thé chaud après avoir franchi la ligne d’arrivée.

Un effet qui, si l’on en croit les médecins responsables de l’événement, s’explique dans un premier temps par le resserrement des veines qui conduit le sang des bras et des jambes à affluer vers les organes internes. Puis dans un second temps, c’est la décontraction de ce phénomène qui se produit lors de la phase de récupération qui procure ce ressenti.

Certains ont préféré la technique du jet de seau – © Keystone / Salvatore di Nolfi

Hormis les sensations physiques appréciables qu’occasionnent les baignades hivernales, leurs effets sont également salutaires sur le métabolisme. «Les mains, les pieds et les muqueuses sont mieux irrigués et le système immunitaire est stimulé. Avec le temps, on résiste ainsi mieux aux infections», explique Christoph Dehnert, spécialiste en médecine interne générale et en cardiologie au Medbase Sports Medical Center de Zurich.

D’un point de vue mental, nager en eau froide peut également vous aider à vous apaiser et à gagner en sérénité. Le froid rendra la respiration plus compliquée, ce qui vous obligera à optimiser le peu d’oxygène que vous absorbez. Il s’agit là d’une bonne technique pour mieux gérer ensuite les situations stressantes.

Que ce soit pour le moral, le bien-être physique, la santé, ou simplement la convivialité de la discipline, on comprend déjà mieux pourquoi certains troquent la doudoune pour le maillot de bain le temps d’un hiver.

Il est cependant bon de rappeler que même si cette pratique est accessible pour la plupart des personnes ne souffrant pas de maladies cardio-vasculaires, elle demande néanmoins un entrainement progressif et dans le temps, afin d’en profiter en toute sécurité.

La 80+1e édition de la Coupe de Noël se déroulera le dimanche 15 décembre 2019, à Genève – www.gn1885.ch.

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