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Arrêtez tout. Des articles du web renaissent… sur papier

© Les carnets Kaïa

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Donner une deuxième vie à des articles longs-formats initialement publiés sur le web, c’est l’objectif annoncé des carnets Kaïa. Une fois par mois, les abonnés recevront leur carnet à domicile et pourront profiter de la (re)lecture sur papier d’un ou deux récits initialement publiés sur l’un des sites partenaires (Sept.info, lezephyrmag.com, lesjours.fr, 8e-etage.fr, lequatreheures.com et limprevu.fr). Un projet d’édition qui met en avant le long-format, le journalisme de qualité et les enquêtes.

Comment est né ce projet ? Les trois créateurs s’appellent Jérémie, Cécile et Alice. « En fait c’est Jérémie qui a eu l’idée, explique Cécile, qui a accepté de répondre à nos questions. Mais il voulait développer le projet en équipe pour avoir plusieurs regards, une diversité des compétences et une dynamique de groupe. Alors il nous en a parlé, à Alice et moi ».

Jérémie était en Licence pro’ journalisme vidéo et web. Mais, il décide de contribuer à l’information différemment et ne suit donc pas la voie d’un aspirant journaliste. Il commence un Master en architecture de l’information, où il rencontre Cécile. Souhaitant donner un meilleur accès à l’information de qualité, il est convaincu que le design peut apporter une réelle plus-value au journalisme.

© Les carnets Kaïa

Cécile et Alice ne se connaissaient pas avant que Jérémie ne les réunisse autour de ce projet. La première est journaliste et a repris des études en architecture de l’information. La seconde connaissait Jérémie depuis longtemps. Elle « vadrouille entre le monde la culture et celui du journalisme, passant de l’un à l’autre au gré des aventures personnelles et professionnelles ». Chacune s’est alors laissée tenter par une aventure journalistique bénévole, « On est une toute petite structure associative, on n’a pas le projet de vivre avec Kaïa. Notre objectif est vraiment de diffuser un journalisme de qualité et c’est ça qui nous anime. », précise Cécile.

Une campagne des derniers instants

Pour voir le jour, Les carnets Kaïa ont dû trouver des fonds. Et pour trouver l’argent nécessaire, les trois compères se sont tournés vers le financement participatif. C’est via un site de crowdfunding qu’ils ont lancé leur campagne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a été mouvementée. « Au début le premier cercle a répondu présent, avec déjà deux ou trois personnes qui donnaient des sommes considérables. On voyait que ça montait tout doucement, on se disait que ça allait bien. Après, on a contacté des personnes un peu moins proches mais que l’on connaissait et là ça a commencé à patiner un peu ». Le moment de doute s’est installé, les personnes qu’ils contactaient affirmaient qu’ils allaient donner quelque chose. Malgré tout, rien ne venait. Précisons que pour recevoir l’argent récolté, il faut réunir au minimum 100% de la somme estimée pour débuter le projet en un temps donné. Sinon, l’argent retourne aux donateurs, et les organisateurs du projet ne touchent rien.

C’était l’excitation, il nous manquait 20% de la somme à 14h30.

La tension était donc grande. Ils étaient alors dans le creux de la vague, désespérés. L’équipe explique : « Nous voyions que la liste des donateurs qu’aucun de nous trois ne connaissaient s’allongeait. C’était des petites sommes mais au vu de ce qu’on a récolté au final [101% de la somme requise, ndlr.], chaque petite donation a compté. C’était l’excitation, il nous manquait 20% de la somme à 14h30. À 3 heures de la fin, il nous manquait encore 1000 euros [environ 1’100 francs, ndlr.]. Et finalement, nous avons réussi ».

Un journalisme de qualité

Les carnets Kaïa verront le jour, c’est sûr. « L’objectif est de diffuser un journalisme de qualité, un journalisme que nous aimons. Nous n’écrivons pas, sauf les édito. Notre travail est vraiment un travail d’édition ».

Lorsqu’on leur parle de sélection des articles, les 3 collègues expliquent : « On n’a pas de règles qui nous limitent dans la sélection. On s’est engagé à faire paraître au moins 1 article par partenaire durant la première année. Mais on ne veut pas que ça soit trop contraignant ». Le temps de lecture est aussi important, les 3 créateurs se sont engagés à livrer un récit d’au moins 20 à 40 minutes de lecture. « Mais ça va être compliqué parce que nos partenaires publient de moins en moins de longs articles. Donc on s’est dit que nous allions parfois mettre 2 articles de 12 minutes sur un seul et même sujet, explique Cécile. On a une seule règle en dehors du nombre d’articles par partenaire et du temps de lecture, c’est la parité hommes/femmes des auteurs. Et on va aussi essayer de diffuser des sujets sur les femmes. Parce que c’est une vraie question dans la presse. »

Les carnets Kaïa ont un site Web, un Facebook et un Twitter.

En 2017

Le Grand JD, Omar Sy, Mister V… Les stars se mobilisent pour les Rohingyas

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Capture : Twitter / @legrandjd ‏

Quelques jours après la mobilisation unanime du rap game contre l’esclavage en Libye, plusieurs personnalités helvétiques ou françaises montrent une nouvelle fois leur propension à se mobiliser pour des justes causes. À l’appel de Jérôme Jarre, déjà remarqué en mars dernier pour une action contre la famine en Somalie, plusieurs têtes bien connues ont décollé pour le Bangladesh. Le Grand JD, Omar Sy, Mister V et d’autres encore, tant de noms qui n’hésitent pas à prendre position en faveur des Rohingyas, cette minorité musulmane persécutée en Birmanie.

624 000, c’est le nombre de membres de la minorité musulmane qui ont du fuir la Birmanie, leur pays de toujours, pour se réfugier au Bangladesh. Face à cette situation alarmante, Jérôme Jarre repart au combat. Après avoir récolté 2 millions de dollars pour lutter contre la famine en Somalie plus tôt dans l’année, la star de Vine et Snapchat a lancé une nouvelle opération, baptisée #LoveArmyForRohingya. Il s’est ainsi rendu au Bangladesh, dans un des plus grands camps de réfugiés au monde, accompagné de plusieurs personnalités suisses et françaises. Tous ont partagé une vidéo du lieu sur Instagram, appelant aux dons pour venir en aide aux Rohingyas.

 

Une publication partagée par Yvick (@yvick) le

L’action des personnalités n’est pas sans rappeler la situation qu’a connu Moussa Ibn Yacoub. Très attaché à la cause, le membre de l’ONG Baraka City avait été mis en détention au Bangladesh en janvier 2016, soupçonné de préparer des opérations terroristes alors qu’il menait une mission humanitaire auprès des Rohingyas.

La communauté internationale sollicitée

Si la situation des Rohingyas a évidemment été condamnée par l’ONU et les dirigeants du monde, Emmanuel Macron taxant par exemple la situation de « génocide en cours » en septembre dernier, les actions concrètes tardent à montrer leurs effets. Du coup, la Love Army a pris les choses en main et n’hésite pas à interpeller directement les hautes instances, à l’image du président turc Recep Tayyip Erdogan, l’un des premiers à dénoncer un nettoyage ethnique en Asie.

A noter que le Pape est actuellement en visite du côté de la Birmanie. Une venue qui se retrouve plus que jamais sous le feu des projecteurs, chacun guettant attentivement un commentaire du Souverain Pontife sur la situation.

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Quand éthique, développement durable et luxe se retrouvent dans un sac

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© Allure Sauvage

Créer une marque qui allie éthique, social, développement durable et luxe, c’est le défi que se sont donné deux Suissesses – Natacha et Selena – en imaginant Allure SauvageRetour sur leur rêve de changer les mentalités et le monde de la mode, à leur échelle. 

Natacha et Selena, diplômées respectivement de l’École Hôtelière de Lausanne et de l’École Cantonale d’Art de Lausanne, se sont tout de suite bien entendues : même style vestimentaire, mêmes passions, même mode de vie, même envie de changer les choses. Après avoir travaillé avec plusieurs grands groupes de luxe, Natacha a eu envie de se lancer dans une autre aventure : « J’ai voulu me tourner vers quelque chose qui correspondait mieux à mes valeurs environnementales ». Avant de contacter Selena, elle a donc suivi un cours d’entrepreneuriat et a gagné le prix du meilleur concept d’entreprise. Récompense qui a donné aux deux jeunes femmes la confiance qui leur manquait pour se lancer à 100 %.

Allure Sauvage est une marque avec des valeurs, mais qui ne néglige pas pour autant le côté esthétique : « Beau, durable et éthiquement intéressant », explique Natacha. Tout simplement. Et pourtant ce concept manque encore cruellement dans le domaine du luxe, qui, bien souvent, se concentre uniquement sur l’aspect visuel. Natacha et Selena souhaitaient créer une alliance entre leur amour de la mode et celui de la nature, prouver que l’on peut être tendance tout en respectant le monde qui nous entoure : « On pense que tout le monde peut faire quelque chose pour la planète. Que ce soit de petites choses ou être vraiment activiste ». Pour ce faire, trois mots d’ordre : matériau éthique, fabrication socialement acceptable et aspect luxe.

De g. à d. : Selena et Natacha

L’impossibilité d’obtenir du cuir éthique et leur refus d’utiliser du plastique ont obligé les entrepreneuses à chercher d’autres alternatives. Leur choix s’est porté sur le cuir d’ananas, le Piñatex, totalement végane. Au touché, il ressemble à de la feutrine, mais a un rendu visuel très similaire au cuir. Selena explique : « Ce qui m’a beaucoup plu c’est de chercher une alternative au cuir, dans la maroquinerie ». Chaque collection capsule aura son matériau, pour montrer la multitude de possibilités encore méconnues : cuirs d’orange, de cactus, de vigne, de champignon ou encore de pomme.  

Dans cet esprit, impensable de délocaliser la fabrication quelque part au fin fond du tiers-mondeLes sacs seront fabriqués en partenariat avec le label Créature, à Genèvel’ancien Atelier Bobine, par des femmes en réinsertion professionnelle. « On base notre marque sur des valeurs environnementales mais aussi humaines. C’est pour ça qu’on voulait que nos sacs ne soient pas faits en Chine ou au Bangladesh, mais en Suisse », poursuit Natacha. 

Dans la lignée de la tendance hippie/bobo, leur première collection capsule du sac « Peacock Lady » est un sac classique et multi-usage, qui rappelle les valeurs de ses créatrices. « J’ai dessiné un motif qui représente la féminité de la marque et l’alliance entre la femme et la nature », développe Selena. Et avec ce projet, le luxe devient activiste : « Le beau attire. Et grâce à cela, on peut passer un message » démontre Natacha. Avant de conclure : « Si l’on s’y met tous, on peut vraiment faire quelque chose pour la planète , et cela commence par notre façon de consommer ». 

Allure Sauvage a un site Web, un Facebook et un Instagram

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