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Cette sélection passe en revue nouveautés et collaborations récentes dans l’électronique et la pop : du duo britannique Overmono à la mixtape-film de Fred again.. avec LATIN MAFIA, en passant par le troisième album de Ravyn Lenae, un court set de Marlon Hoffstadt et une nouvelle salve de remixes signée LB aka LABAT. Chaque sortie mise sur l’ambiance et les textures sonores plutôt que sur la course aux BPM — voilà pourquoi elles méritent l’écoute.
Overmono — Pure Devotion
Les frères gallois livrent un disque de onze titres revendiquant le label “music from UK”. Les productions occupent l’espace avec assurance et côtoient des voix souvent très pitchées ; le contraste entre arrangements aiguisés et timbres transformés est l’un des fils rouges de l’album.
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On y entend des clins d’œil aux scènes locales : une teinte acid sur « Laxbrook », un passage 2-step sur « Ballad » et « Mialon », qui flirte avec l’ambient tout en enveloppant une voix aux accents R&B. Le tempo n’est pas systématiquement soutenu — le disque laisse place à de longs breaks planants et à des respirations qui alternent titres plus tendres et morceaux plus nerveux.
Sorti un peu plus de dix ans après la formation du duo, Pure Devotion rappelle leurs origines individuelles : Tom Russell venu de la techno industrielle, Ed Russell du breakbeat, de la jungle et de la bass. Réunis depuis 2015, ils ont progressivement façonné une électronique mélodique mêlant 2-step, breakbeat et UK garage, désormais plus accessible au grand public. Dans une interview pour RA Exchange parue hier, ils reviennent sur leur complicité : l’échange vaut le détour pour qui veut mieux comprendre leur démarche.
Fred again.. & LATIN MAFIA — 9 months & 50 hours
Après un live surprise dévoilé il y a deux semaines, LATIN MAFIA — groupe formé de frères — et le producteur Fred again.. présentent une mixtape-concept publiée sur YouTube, composée de quatorze titres chacun accompagnés d’un clip. La particularité : chaque vidéo retrace l’avancement du projet en l’espace de cinquante heures.

Le cadre filmique met en scène un vaste espace sous verrière en chantier, avec vues sur le lac et sections de travail en plein jour. Ce décor installe une sensation de course contre la montre, entre moments de tension et séquences plus calmes au fil des heures.
Musicalement, le projet s’ouvre sur « Hey Hey », où l’aube surgit dans un espace vitré encore en travaux. « Bonita » mêle beats house et nappes ambient ; « bby – quiereme » s’impose comme un titre parfaitement calibré pour se défouler en mode festif. Le morceau « Halo », en featuring avec Lyl Yatchy, se distingue par une production accrocheuse où des cordes créent une tension constante, le couplet de rap apportant un contraste supplémentaire.
Ravyn Lenae — Blue Island
Pour son troisième album, la chanteuse de Chicago interroge l’amour à travers quatorze chansons qui marient pop et R&B. Les arrangements posent des batteries et des basses sur des claviers aux rythmiques fragmentées, créant un décor à la fois intime et percussif.
La collaboration avec Doechii, « Babygirl », apparaît comme une balade fraternelle dans laquelle la complicité vocale est mise en avant. L’esthétique visuelle qui accompagne l’ensemble, plutôt bleutée et minimaliste, renforce l’identité du disque ; le clip de « Handle » se distingue particulièrement par sa chorégraphie et ses cadres naturels.
La carrière de Ravyn Lenae compte déjà quelques jalons : son single « Love me not » a atteint le top 5 du Billboard Hot 100 il y a deux ans, alors qu’elle avait 25 ans, et elle a travaillé avec des noms reconnus du R&B et du rap tels que Tyler, The Creator, Childish Gambino et Noname.
Marlon Hoffstadt — Das Ist Daddy
Le DJ et producteur berlinois propose un set court — environ vingt-cinq minutes — composé de huit titres qui refusent la mélancolie. Le ton est résolument lumineux : grooves sautillants, drops efficaces et refrains entêtants forment une bande-son idéale pour des ambiances pré-soirée ou afters.
Sur des bases trance bouncy et des touches d’EDM, Hoffstadt assemble des éléments pensés pour fonctionner sur enceintes Bluetooth comme sur pistes de danse. Des morceaux comme « One Time for the DJ » s’imposent tout de suite comme de bons arguments pour convaincre les sceptiques de la trance.
LB aka LABAT — Feel So Good Around U Remixes Pt. 2
La deuxième partie des remixes prolonge l’univers du projet original avec des réinterprétations qui favorisent le tempo et la densité rythmique. Sur « C’est La Vie », la piste gagne en vitesse et perd son voile mélancolique : entre trance et EDM, la voix de Kurt balise un récit de fête et d’excès.
« Fixated » mise sur une voix très glitchée et un rythme breakbeat, enrichi de sonorités UK garage et bass, pour créer une atmosphère enveloppante et propice aux lumières stroboscopiques. À ce stade, six titres du disque n’ont pas encore été remixés ; la possibilité d’une troisième partie demeure ouverte, au gré des sorties à venir.












