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Spotify va ajouter, dès la mi-septembre, une étiquette destinée aux profils dont l’identité publique semble avoir été créée par une intelligence artificielle. Le geste s’inscrit dans un contexte où la production musicale aidée par l’IA se développe rapidement — en avril 2026, Deezer estimait que 44 % des nouveaux titres publiés chaque jour étaient générés par des systèmes automatisés.
Un label pour distinguer l’identité publique des créateurs
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La nouvelle étiquette, appelée AI Persona, visera les profils d’« artistes » dont la représentation publique paraît être le produit d’une IA plutôt que d’une personne réelle. Spotify précise que l’initiative s’inscrit dans son programme Artist Identity & Trust, présenté plus tôt dans l’année comme une priorité.
Concrètement, la plateforme attendra des responsables de ces profils qu’ils se déclarent eux-mêmes comme tels. Spotify se laisse par ailleurs la possibilité d’identifier et de labelliser des comptes après vérification lorsqu’un profil semble issu d’une création automatisée.
Quelles conséquences pour la diffusion et la visibilité ?
Le badge change l’exposition des contenus : Spotify indique qu’il n’amplifiera pas les profils portant la mention AI Persona. Les morceaux associés ne seront pas poussés par l’algorithme de recommandation général et ne seront pas intégrés aux playlists personnalisées ou aux sélections éditoriales, sauf pour les utilisateurs abonnés volontairement à ces artistes.

Cette mesure sépare ainsi la question de l’« identité publique » de celle de la méthode de production musicale. Autrement dit, des musicien·ne·s humains utilisant des outils d’IA dans leur processus créatif ne seront pas automatiquement concernés par le label, qui cible principalement les identités présentées comme humaines mais générées artificiellement.
Un cadre partiel face à un enjeu plus large
Jusqu’ici, plusieurs projets musicaux entièrement conçus par des IA avaient bénéficié de la recommandation algorithmique, avec des exemples ayant cumulé des milliers d’écoutes. Spotify reconnaît que l’écosystème évolue et que son approche doit s’adapter.
Parallèlement, d’autres plateformes ont pris des décisions plus strictes sur la rémunération : Deezer et Apple Music ont annoncé la démonétisation de certains morceaux créés par IA et leur exclusion des pools de royalties. Le dispositif de Spotify vise principalement la transparence vis‑à‑vis des auditeurs ; il n’aborde pas entièrement les questions de monétisation, de droits d’auteur et de responsabilité juridique qui continuent d’alimenter des litiges dans le secteur.
Que retenir pour les auditeurs et les professionnels ?
Pour les utilisateurs, l’étiquette doit permettre de savoir si un profil présenté comme artiste correspond à une entité humaine ou à une création automatisée — une information que la plupart des auditeurs ne peuvent pas déduire à l’écoute. Pour les professionnels, la mesure ouvre la voie à davantage de clarté, sans régler toutes les tensions économiques et juridiques liées à l’essor de l’IA dans la musique.












