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Après plusieurs années d’augmentation généralisée des salaires, le mouvement marque une pause en 2026. Le panorama reste contrasté : la hausse médiane annoncée pour la France est modeste, mais certains secteurs et profils continuent d’en bénéficier nettement.
Une progression salariale globalement stabilisée
Le cabinet WTW prévoit une hausse médiane des salaires de 3,1 % pour les entreprises françaises en 2026, un niveau proche de celui de 2025 et loin des sommets récents. À l’échelle mondiale, la progression attendue s’établit autour de 3,4 %.
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Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement : une inflation maîtrisée, une croissance modérée et un marché du travail moins tendu. Face à ce contexte, les politiques salariales évoluent. Les augmentations générales reculent fortement : seules 29 % des entreprises y ont encore recours, contre 61 % l’année précédente.
Des hausses réservées aux profils clés
Plutôt que des revalorisations uniformes, les entreprises favorisent désormais les mécanismes individualisés. Promotions, augmentations au mérite et ajustements ciblés pour les compétences rares remplacent de plus en plus les hausses générales.
Autrement dit, la question n’est plus seulement « combien augmenter », mais surtout « qui augmenter ». Les salariés occupant des postes critiques ou ayant des performances élevées peuvent voir leurs salaires progresser bien au-delà de la médiane.
Le pharmaceutique et les autres secteurs en tension
Parmi les secteurs les mieux lotis, l’industrie pharmaceutique figure en bonne place, avec des prévisions d’augmentation proches de 3,2 %, légèrement supérieures à la moyenne nationale. L’énergie, la chimie et certains pans de l’industrie affichent également des perspectives favorables.
- Pharmacie — ≈ 3,2 %
- Énergie — tensions sur profils clés
- Chimie — enjeux stratégiques
- Industrie — ajustements pour compétences rares
Dans ces secteurs, les salariés les plus recherchés peuvent prétendre à des augmentations pouvant approcher 5 %, selon le profil et l’importance stratégique du poste.
Des réalités contrastées au sein de la pharmacie
Pourtant, le tableau n’est pas homogène. Le réseau des officines connaît des difficultés structurelles. Selon un article de L’Essentiel de l’Éco, de nombreux pharmaciens d’officine subissent une surcharge administrative, des tensions d’approvisionnement et des conditions de travail dégradées.
Ces pharmacies voient leurs marges se réduire et plusieurs établissements fermer leurs portes. Le bilan des dix dernières années fait état d’environ 2 500 fermetures d’officines. Ce mouvement renforce l’idée que les gains salariaux observés dans l’industrie ne se répercutent pas automatiquement dans tous les segments du secteur.
Conséquences pour les salariés et pour le marché
Pour les travailleurs, la période à venir devrait privilégier la mobilité et les compétences rares. Les salariés disposant d’expertises recherchées ou acceptant des responsabilités critiques ont de meilleures chances d’obtenir des hausses significatives.
Pour la plupart, cependant, 2026 s’annonce comme une année de modération salariale, accompagnée d’une plus grande dispersion des rémunérations selon les profils. Plutôt qu’une reprise généralisée, la tendance dominante est une allocation plus sélective des hausses.












