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Festival

Géante, la programmation du NIFFF en 10 films bigarrés

© NIFFF / 2001, l'Odyssée de l'espace – Stanley Kubrick

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150 films, 168 projections, 41 pays représentés, 9 jours de festival, David Cronenberg en président du jury ; du 6 au 14 juillet prochain, le Festival du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF) fera de sa ville hôte la capitale internationale du cinéma du genre.

Voir :  Le NIFFF, quand le cinéma fantastique prend ses quartiers à Neuchâtel

Qui dit fantastique dit des frissons, du sexe et des géants. Alors, pour ne pas se perdre dans la programmation si riche de cette 18e édition, on vous a dressé la liste de nos 10 coups de cœur du festival. À voir ou à revoir.

Chasseuse de géants (I Kill Giants) – Réal. : Anders Walter, USA/UK/Belgium, 2017

Sorti en 2008 chez Image Comics, quelques temps avant l’explosion de l’éditeur comme nouvel el dorado du comic indépendant, Chasseuse de géants (I Kill Giants) s’offre une sortie française, conjointement à la venue de son adaptation en film.

Barbara est une adolescente solitaire différente des autres, et en conflit permanent avec son entourage. Ses journées au collège sont rythmées par les allers-retours entre le bureau du proviseur et la psychologue. Aux sources de l’inquiétude des adultes qui veillent sur elle, il y a son obsession pour les Géants, des créatures fantastiques venues d’un autre monde pour semer le chaos. Armée de son marteau légendaire, Barbara s’embarque dans un combat épique pour les empêcher d’envahir le monde…

Projections NIFFF : samedis 7 et 14 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

Mandy – Réal. : Panos Cosmatos, USA/BE, 2018

Pacific Northwest, 1983. Red Miller et Mandy Bloom mènent une existence paisible et empreinte d’amour. Quand leur refuge entouré de pinèdes est sauvagement détruit par les membres d’une secte dirigée par le sadique Jérémie Sand, Red est catapulté dans un voyage fantasmagorique marqué par la vengeance, le sang et le feu… 

Projections NIFFF : dimanche 8 et jeudi 12 juillet 2018 (Compétition internationale/Swiss Premiere).

Ooze – Réal. : Kilian Vilim, CH, 2017

Réalisé par Kilian Vilim, fraîchement diplômé de la Haute École de Lucerne, ce court-métrage de fin d’études est un pur film d’animation helvétique.

Chaque jour, un garçon d’ascenseur solitaire accompagne ses passagers indifférents à leur destination. Peu à peu, il perd la raison. Une déscente aux enfers, en ascenseur.

Projections NIFFF : samedi 7 et vendredi 13 juillet 2018 (Romandie Premiere).

The Real Estate – Réal. : Måns Månsson & Axel Petersén, Sweden/UK, 2018

À la mort de son père, Nojet, 68 ans, hérite d’un immeuble de Stockholm, géré par son frère mutique et le fils de celui-ci. Mais en discutant avec certains locataires, elle s’aperçoit que les contrats des occupants du septième étage ne sont pas vraiment en règles… De la comédie sombre tellement sombre qu’elle bascule dans la folie. Plantant leur propos dès la première scène, une discussion chez le coiffeur stigmatisant les prix démentiels atteints par le marché de l’immobilier, l’auteur va lancer son personnage dans une croisade, d’abord aux apparences justicière, mais finalement symptomatique d’un individualisme débridé.

Projections NIFFF : dimanche 8 et samedi 14 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

Le Dernier Survivant (The Quiet Earth) – Réal. : Geoff Murphy, NZ, 1985

Un matin, un homme, Zac Hobson, se réveille dans un hôpital. Il semble être le dernier humain sur la Terre. Après l’angoisse vient l’ivresse du pouvoir sur toute chose. Zac s’installe dans une magnifique villa. Mais peu de temps après, il s’inquiète à nouveau. Le programme gouvernemental auquel il participait aurait-il mal tourné ? Alors qu’il tente de comprendre ce qui a pu se passer, il rencontre Joanne et Api, deux autres survivants. Tous trois s’aperçoivent qu’ils étaient sur le point de mourir avant la catastrophe. Zac se suicidait, Joanne s’électrocutait tandis qu’Api recevait un coup de couteau mortel…

Projection NIFFF : lundi 9 juillet 2018 (What we do in New Zealand).

Mary Shelley – Réal. : Haifaa Al-Mansour, UK/Ireland/Luxembourg/USA, 2018

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Projections NIFFF : mardi 10 et vendredi 13 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

2001 : l’Odyssée de l’espace – Réal. : Stanley Kubrick, US, 1968

Film phare de l’histoire du cinéma, 2001 : l’Odyssée de l’espace fête ses 50 ans. Après sa projection événement au Festival de Cannes, le chef d’œuvre de Stanley Kubrick est ressorti en juin dans une version 70 mm tirée depuis le négatif originel, non pas seulement restaurée.

Durant l’aube de l’humanité, un groupe de singes découvre un monolithe parfait dans son campement. Les primates le touchent et deviennent intelligents. Quatre ans de travail pour cette suite de ballets de vaisseaux spatiaux sur fond de ciel noir et de Beau Danube bleu.

Projection NIFFF : jeudi 12 juillet 2018 (NIFFF Invasion).

The Devil Dared Me To – Réal. : Chris Stapp, NZ, 2007

Randy ambitionne d’être le plus grand cascadeur néo-zélandais jamais vu. Pourtant, dès qu’il réalise une cascade, c’est la mort assurée autour de lui. Au menu de ce film déjanté : de l’humour profondément irrévérencieux, de l’action à gogo, du gore sans retenue et un sens de l’outrance particulièrement développé.

Projection NIFFF : vendredi 13 juillet 2018 (What we do in New Zealand).

Cosmopolis – David Cronenberg, Canada/France Portugal/Italy, 2012

Dans un New York en ébullition, l’ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des États-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie…

Projection NIFFF : jeudi 12 juillet 2018 (Tribute to David Cronenberg).

Bad Genius – Réal. : Nattawut Poonpiriya, TH, 2017

Lynn, brillante élève, accepte contre de l’argent, de mettre son cerveau à contribution de ses camarades, et innove de brillants stratagèmes de tricherie échappant à toute surveillance, ou presque.

Projections NIFFF : lundi 9 et vendredi 13 juillet 2018 (New Cinema from Asia/Swiss Premiere).

Enfin, en ouverture, le NIFFF dévoilera en première mondiale la web-série Le 5e Cavalier en partenariat avec la RTS et la SSR et l’avant-première suisse de Hôtel Transylvania 3 clôturera cette 18e édition sur une note décalée, hilarante et intergénérationnelle.

La 18e édition du NIFFF aura lieu du 6 au 14 juillet 2018.
Infos et programme complet sur www.nifff.ch.

Critique

Grand, Nick Cave envoute le Montreux Jazz Festival

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© 2018 FFJM – Lionel Flusin

Accompagné de ses furieux Bad Seeds, Nick Cave aura donné jeudi soir l’un des plus beaux concerts du mythique festival.

Le Stravinsky s’éteint. Plongée dans une nuit déchirée par quelques rares faisceaux de lumières, la salle hurle sans encore savoir qu’elle s’apprête à vivre un concert d’exception. Les Bad Seeds entrent en scène suivis de près par Nick Cave dans son costume trois-pièces noir habituel. Comme aimanté par son public, il se précipite vers la foule entamer Jesus Alone, une sombre ballade de son dernier album Skeleton Tree sorti en 2016. En une seule chanson, Montreux est conquis.

Très vite, la musique s’énerve. Comme pour nous rappeler, s’il en est besoin, que Nick Cave est bel et bien une immense figure du rock. À la demande d’un spectateur, les Bad Seeds lancent un furieux Loverman, puis enchaîne avec From Her To Eternity, titre rageur tiré de son premier album du même nom. Puis, le calme revient, Cave s’installe au piano pour une sublime version de The Ship Song, qui envoutera toute la salle, avant d’interpréter Into My Arms, l’un de ses plus grands succès, dont le refrain sera repris par l’audience toute entière.

Entre ses chansons, le sexagénaire ne cesse de communiquer avec son public. Il prend la pose pour une fan qui tente de la photographier, étreint longuement certains spectateurs du premier rang et réponds aux cris d’amour lancés dans le public par un « me too » amusé. Si Cave semble être au sommet, que dire des Bad Seeds ? La batterie est simplement exceptionnelle, la basse ronde, plus chaleureuse que jamais, tandis que les claviers portent chaque chanson à son paroxysme. Mention spéciale au percussionniste qui aura brillé durant l’entier du concert avec des interventions d’une rare justesse. Et Warren Ellis ! Qu’il soit à la guitare, au piano, à la flûte ou au violon, le fidèle acolyte de l’Australien depuis tant d’années impressionne à chaque fois, tant par son charisme et sa présence que par sa musique.

© 2018 FFJM – Lionel Flusin

Le concert touche à sa fin. Cave fait monter les spectateurs des trois premiers rangs sur scène, danse avec eux, les prends dans ses bras, avant de descendre dans le public pour aller chanter The Weeping Song, sur la régie, de l’autre côté de la salle. Il joue longuement avec le public, le fait chanter, taper dans les mains, puis retourne sur scène pour terminer la chanson sur ce refrain si entêtant « This is a Weeping Song », dans une ovation générale. Nous avons à peine le temps de reprendre nos esprits que Nick Cave demande au Stravinsky de s’asseoir par terre « On n’a encore jamais essayé ça, peut-être que ça ne va pas marcher » dit-il en riant. Et c’est ainsi que Cave entame Push The Sky Away, vraisemblablement l’un de ses plus beaux titres, en se baladant parmi la foule assise. Dans les premiers rangs, certains pleurent, d’autres affichent un immense sourire, chacun est bercé à sa façon par cette somptueuse chanson, le moment est magique.

Encore deux chansons en guise de rappel, puis les lumières se rallument, on démonte déjà la scène, tout le monde se dirige vers la sortie, encore ébahi par cette immense soirée.

Voir :  3 albums de Nick Cave avant son concert au Montreux Jazz Festival

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Festival

Le beatboxer Saro s’ajoute à la programmation du 43e Paléo

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© Gwendal le Flem

Partout, son nom résonne comme la nouvelle référence mondiale du beatbox sur loopstation. Vainqueur incontesté de la finale du Grand Beatbox Battle 2017 de Bâle, Saro, le Rennais de 29 ans, n’en finit plus d’étendre son empire.

Comme le petit Tristan tapait partout, sa mère l’a inscrit à la batterie. Adolescent, il découvre le rap, puis au hasard d’un atelier, le beatbox, cet art de rue né aux États-Unis, qui consiste à reproduire le son des instruments avec sa bouche, et pas uniquement avec la voix. Désormais, Saro reprend ses sons et les sample sur une loopstation (un appareil électronique permettant d’enregistrer des boucles musicales en direct).

En créatif insatiable, le performer viendra casser les codes de la discipline le mercredi 18 juillet 2018, dans le cadre du 43e Paléo Festival de Nyon.

Voir :  Depeche Mode, OrelSan, Bigflo & Oli, MGMT… Le Paléo Festival balance sa programmation

Le 43e Paléo Festival se déroulera du 17 au 22 juillet 2018, à Nyon. 
Infos et line-up complet sur www.paleo.ch.

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