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Festival

Une sélection pour réviser la programmation pointue du Prémices Festival de Lausanne

© Prémices Festival – 2017

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Ce week-end, Prémices Festival – pionnier dans la promotion de la musique émergente en Suisse – animera notre bonne vieille ville de Lausanne. Entre show-cases, concerts, cartes blanches et DJ sets, du gratuit au payant, chaque festivalier y trouvera son bonheur. Sélection, heures par heures, des 10 spots coups de cœur de la rédaction de Slash.

Parcours à suivre en live samedi sur notre Instragram.

16h : Two Waves / Terrasse de la Jungle du Flon

Le soleil sera là, on commence par faire le tour des terrasses. Qualifié de « Petit Biscuit valaisan », Two Waves nous transporte avec ses doux morceaux électro.

16h30 : Voodoo / Terrasse de la Grenette

Membre du collectif Ozadya, Voodoo a un style inspiré de la musique actuelle, de ses racines haïtiennes et des influences hip-hop. Le genre « Voodoo Fruit », comme on l’appelle. Ça promet.

17h30 : Mono-Tone / Pointu

On vous avoue que l’idée d’aller à l’intérieur ne nous tente pas plus que ça. Mais apparemment, Mono-Tone y sculpte les sons, « révélant leurs couleurs et leurs matières »… Ça vous intrigue ? Nous aussi !

18h : Les Invertébrés / Terrasse du Great Escape

Le retour sur une terrasse est obligatoire. Les Invertébrés, c’est : quatre rappeurs et un beatmaker, des textes anormaux, puissants et absurdes et des inspirations hip-hop, jazz, R’n’B ou électro. On ne va quand même pas rater ça.

18h30 : Carte blanche à La Claque / Terrasse du Pavillon

Il est temps de commencer à se mettre dans l’ambiance, et pour ça, rien de mieux que La Claque. Ce collectif, formé de cinq Lausannois, mixe des « trucs qui tapent et qui claquent », allant de la deep house à la techno, en passant par la micro house.

19h30 : B77 & MORSE / D! Club

Pourquoi aller à Prémices si c’est pour rater le concert d’ouverture ? B77 & Morse se produiront en même temps, sur la même scène, au milieu du public. Un mix entre la voix chaude et puissante de Morse et l’électro du duo fribourgeois, qui paraît plus qu’intrigant.

Voir :  Dans les eaux de Morse, chanteur lausannois au potentiel dingue

20h30 : MANGER

Croyez-moi, vous aurez faim. Chez Slash, les goûts culinaires sont variés et il nous est impossible de vous proposer qu’un seul menu. Mais tout est indiqué sur le site web du festival. De rien et bon appétit !

21h30 : Wugs / Folklor

L’estomac plein, les batteries sont rechargées. Et vous allez en avoir besoin ! Wugs, c’est de la bass music – un savant mélange de drum’n’bass, dub, trap, pop ou house – et c’est… intense.

23h30 : Ganges / Cave du Bleu Lézard

On enchaîne ensuite avec un trio originaire de Madrid, qui nous embarque dans son univers pop aux couleurs pastels, porté par la voix énigmatique de Teresa Gutiérrez.

00h15 : Mavi Phoenix / Romandie

Originaire d’Autriche et  annoncée comme la prochaine « star pop mondiale » (rien que ça !), Mavi Phoenix nous transporte en innovant avec un son frais, mélange de pop, de hip-hop, de musique électronique.

Note (25/05/2018) : Mavi Phoenix est malheureusement malade et doit annuler son concert. La petite reine de la pop viennoise sera remplacée au pied levé par le petit prince du rap parisien, Hyacinthe.

01h00  : Studio 1157 / Bourg

Pour ceux qui ont encore de l’énergie, le collectif de Studio 1157 vous fera danser sur de l’électro jusqu’au bout de la night.

Infos, billetterie et line-up complet sur www.premices.ch.
Le 2e Prémices Festival se déroulera le 26 mai 2018, à Lausanne.

Critique

Grand, Nick Cave envoute le Montreux Jazz Festival

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© 2018 FFJM – Lionel Flusin

Accompagné de ses furieux Bad Seeds, Nick Cave aura donné jeudi soir l’un des plus beaux concerts du mythique festival.

Le Stravinsky s’éteint. Plongée dans une nuit déchirée par quelques rares faisceaux de lumières, la salle hurle sans encore savoir qu’elle s’apprête à vivre un concert d’exception. Les Bad Seeds entrent en scène suivis de près par Nick Cave dans son costume trois-pièces noir habituel. Comme aimanté par son public, il se précipite vers la foule entamer Jesus Alone, une sombre ballade de son dernier album Skeleton Tree sorti en 2016. En une seule chanson, Montreux est conquis.

Très vite, la musique s’énerve. Comme pour nous rappeler, s’il en est besoin, que Nick Cave est bel et bien une immense figure du rock. À la demande d’un spectateur, les Bad Seeds lancent un furieux Loverman, puis enchaîne avec From Her To Eternity, titre rageur tiré de son premier album du même nom. Puis, le calme revient, Cave s’installe au piano pour une sublime version de The Ship Song, qui envoutera toute la salle, avant d’interpréter Into My Arms, l’un de ses plus grands succès, dont le refrain sera repris par l’audience toute entière.

Entre ses chansons, le sexagénaire ne cesse de communiquer avec son public. Il prend la pose pour une fan qui tente de la photographier, étreint longuement certains spectateurs du premier rang et réponds aux cris d’amour lancés dans le public par un « me too » amusé. Si Cave semble être au sommet, que dire des Bad Seeds ? La batterie est simplement exceptionnelle, la basse ronde, plus chaleureuse que jamais, tandis que les claviers portent chaque chanson à son paroxysme. Mention spéciale au percussionniste qui aura brillé durant l’entier du concert avec des interventions d’une rare justesse. Et Warren Ellis ! Qu’il soit à la guitare, au piano, à la flûte ou au violon, le fidèle acolyte de l’Australien depuis tant d’années impressionne à chaque fois, tant par son charisme et sa présence que par sa musique.

© 2018 FFJM – Lionel Flusin

Le concert touche à sa fin. Cave fait monter les spectateurs des trois premiers rangs sur scène, danse avec eux, les prends dans ses bras, avant de descendre dans le public pour aller chanter The Weeping Song, sur la régie, de l’autre côté de la salle. Il joue longuement avec le public, le fait chanter, taper dans les mains, puis retourne sur scène pour terminer la chanson sur ce refrain si entêtant « This is a Weeping Song », dans une ovation générale. Nous avons à peine le temps de reprendre nos esprits que Nick Cave demande au Stravinsky de s’asseoir par terre « On n’a encore jamais essayé ça, peut-être que ça ne va pas marcher » dit-il en riant. Et c’est ainsi que Cave entame Push The Sky Away, vraisemblablement l’un de ses plus beaux titres, en se baladant parmi la foule assise. Dans les premiers rangs, certains pleurent, d’autres affichent un immense sourire, chacun est bercé à sa façon par cette somptueuse chanson, le moment est magique.

Encore deux chansons en guise de rappel, puis les lumières se rallument, on démonte déjà la scène, tout le monde se dirige vers la sortie, encore ébahi par cette immense soirée.

Voir :  3 albums de Nick Cave avant son concert au Montreux Jazz Festival

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Festival

Géante, la programmation du NIFFF en 10 films bigarrés

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© NIFFF / 2001, l'Odyssée de l'espace – Stanley Kubrick

150 films, 168 projections, 41 pays représentés, 9 jours de festival, David Cronenberg en président du jury ; du 6 au 14 juillet prochain, le Festival du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF) fera de sa ville hôte la capitale internationale du cinéma du genre.

Voir :  Le NIFFF, quand le cinéma fantastique prend ses quartiers à Neuchâtel

Qui dit fantastique dit des frissons, du sexe et des géants. Alors, pour ne pas se perdre dans la programmation si riche de cette 18e édition, on vous a dressé la liste de nos 10 coups de cœur du festival. À voir ou à revoir.

Chasseuse de géants (I Kill Giants) – Réal. : Anders Walter, USA/UK/Belgium, 2017

Sorti en 2008 chez Image Comics, quelques temps avant l’explosion de l’éditeur comme nouvel el dorado du comic indépendant, Chasseuse de géants (I Kill Giants) s’offre une sortie française, conjointement à la venue de son adaptation en film.

Barbara est une adolescente solitaire différente des autres, et en conflit permanent avec son entourage. Ses journées au collège sont rythmées par les allers-retours entre le bureau du proviseur et la psychologue. Aux sources de l’inquiétude des adultes qui veillent sur elle, il y a son obsession pour les Géants, des créatures fantastiques venues d’un autre monde pour semer le chaos. Armée de son marteau légendaire, Barbara s’embarque dans un combat épique pour les empêcher d’envahir le monde…

Projections NIFFF : samedis 7 et 14 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

Mandy – Réal. : Panos Cosmatos, USA/BE, 2018

Pacific Northwest, 1983. Red Miller et Mandy Bloom mènent une existence paisible et empreinte d’amour. Quand leur refuge entouré de pinèdes est sauvagement détruit par les membres d’une secte dirigée par le sadique Jérémie Sand, Red est catapulté dans un voyage fantasmagorique marqué par la vengeance, le sang et le feu… 

Projections NIFFF : dimanche 8 et jeudi 12 juillet 2018 (Compétition internationale/Swiss Premiere).

Ooze – Réal. : Kilian Vilim, CH, 2017

Réalisé par Kilian Vilim, fraîchement diplômé de la Haute École de Lucerne, ce court-métrage de fin d’études est un pur film d’animation helvétique.

Chaque jour, un garçon d’ascenseur solitaire accompagne ses passagers indifférents à leur destination. Peu à peu, il perd la raison. Une déscente aux enfers, en ascenseur.

Projections NIFFF : samedi 7 et vendredi 13 juillet 2018 (Romandie Premiere).

The Real Estate – Réal. : Måns Månsson & Axel Petersén, Sweden/UK, 2018

À la mort de son père, Nojet, 68 ans, hérite d’un immeuble de Stockholm, géré par son frère mutique et le fils de celui-ci. Mais en discutant avec certains locataires, elle s’aperçoit que les contrats des occupants du septième étage ne sont pas vraiment en règles… De la comédie sombre tellement sombre qu’elle bascule dans la folie. Plantant leur propos dès la première scène, une discussion chez le coiffeur stigmatisant les prix démentiels atteints par le marché de l’immobilier, l’auteur va lancer son personnage dans une croisade, d’abord aux apparences justicière, mais finalement symptomatique d’un individualisme débridé.

Projections NIFFF : dimanche 8 et samedi 14 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

Le Dernier Survivant (The Quiet Earth) – Réal. : Geoff Murphy, NZ, 1985

Un matin, un homme, Zac Hobson, se réveille dans un hôpital. Il semble être le dernier humain sur la Terre. Après l’angoisse vient l’ivresse du pouvoir sur toute chose. Zac s’installe dans une magnifique villa. Mais peu de temps après, il s’inquiète à nouveau. Le programme gouvernemental auquel il participait aurait-il mal tourné ? Alors qu’il tente de comprendre ce qui a pu se passer, il rencontre Joanne et Api, deux autres survivants. Tous trois s’aperçoivent qu’ils étaient sur le point de mourir avant la catastrophe. Zac se suicidait, Joanne s’électrocutait tandis qu’Api recevait un coup de couteau mortel…

Projection NIFFF : lundi 9 juillet 2018 (What we do in New Zealand).

Mary Shelley – Réal. : Haifaa Al-Mansour, UK/Ireland/Luxembourg/USA, 2018

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Projections NIFFF : mardi 10 et vendredi 13 juillet 2018 (Films of the third kind/Swiss Premiere).

2001 : l’Odyssée de l’espace – Réal. : Stanley Kubrick, US, 1968

Film phare de l’histoire du cinéma, 2001 : l’Odyssée de l’espace fête ses 50 ans. Après sa projection événement au Festival de Cannes, le chef d’œuvre de Stanley Kubrick est ressorti en juin dans une version 70 mm tirée depuis le négatif originel, non pas seulement restaurée.

Durant l’aube de l’humanité, un groupe de singes découvre un monolithe parfait dans son campement. Les primates le touchent et deviennent intelligents. Quatre ans de travail pour cette suite de ballets de vaisseaux spatiaux sur fond de ciel noir et de Beau Danube bleu.

Projection NIFFF : jeudi 12 juillet 2018 (NIFFF Invasion).

The Devil Dared Me To – Réal. : Chris Stapp, NZ, 2007

Randy ambitionne d’être le plus grand cascadeur néo-zélandais jamais vu. Pourtant, dès qu’il réalise une cascade, c’est la mort assurée autour de lui. Au menu de ce film déjanté : de l’humour profondément irrévérencieux, de l’action à gogo, du gore sans retenue et un sens de l’outrance particulièrement développé.

Projection NIFFF : vendredi 13 juillet 2018 (What we do in New Zealand).

Cosmopolis – David Cronenberg, Canada/France Portugal/Italy, 2012

Dans un New York en ébullition, l’ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des États-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie…

Projection NIFFF : jeudi 12 juillet 2018 (Tribute to David Cronenberg).

Bad Genius – Réal. : Nattawut Poonpiriya, TH, 2017

Lynn, brillante élève, accepte contre de l’argent, de mettre son cerveau à contribution de ses camarades, et innove de brillants stratagèmes de tricherie échappant à toute surveillance, ou presque.

Projections NIFFF : lundi 9 et vendredi 13 juillet 2018 (New Cinema from Asia/Swiss Premiere).

Enfin, en ouverture, le NIFFF dévoilera en première mondiale la web-série Le 5e Cavalier en partenariat avec la RTS et la SSR et l’avant-première suisse de Hôtel Transylvania 3 clôturera cette 18e édition sur une note décalée, hilarante et intergénérationnelle.

La 18e édition du NIFFF aura lieu du 6 au 14 juillet 2018.
Infos et programme complet sur www.nifff.ch.

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