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Festivals de musique en Suisse romande  : le récap’ de la rédaction de Slash

© Flickr / Joe Fest

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Pour vous aussi l’arrivée des beaux jours rime avec festivals de musique Alors vous aurez sans doute remarqué que les différents festivals de Suisse romande sortent petit à petit leur programme. Les teasers en tous genres font monter le suspense, chacun a sa technique pour attirer les foules, sans néanmoins tout dévoiler. 

Paléo, Festi’neuch, Estivale, Rock Oz Arènes, Montreux Jazz, CaribanaBalelec, et j’en passe, mettent le paquet sur la promotion. Et ça marche, car chaque année nous sommes plus nombreux à y participer. Voici un petit récapitulatif des différents festivals de musique qui auront lieu ces prochains mois dans nos régions de Suisse romande. À ne pas louper. 

Cully Jazz Festival : 13-21 avril 2018

Amadou & Mariam, Raul Midon, Onefoot, Trio Ponty – Lagrène – Eastwood sont quelques uns des nombreux artistes que vous pourrez retrouvez au Cully Jazz cette année lors de sa 36e édition.  

Cette année les femmes sont à l’honneur avec de nombreuses artistes féminines telle que Lisa Simone et Lucia Cadotsch. Il y aura également des rabais spéciaux ainsi que des activités en lien avec la place de la femme dans le jazz.  

Programmation complète

Festival Balelec : 4 mai 2018

Pour sa 38e édition, le festival Balelec se déroulant sur le site de l’EPFL, accueillera de nombreux artistes électro tels que Gogol Bordello, Jon K, Morse, Les3Fromages, ou encore La Main Mise. Comme chaque année 10’000 personnes sont attendues pour ce festival estudiantin très en vogue depuis de nombreuses années.

Programmation complète

Prémices Festival : 26 mai 2018

Pour sa 2e édition, ce petit festival au cœur de Lausanne mélangera à nouveau les styles en accueillant Haute, B77, Renart, Nébuleuse, Lynn Maring et bien d’autres. 

Lors de sa première édition l’année dernière, Prémices avait remporté un franc succès avec plus de 900 festivaliers. Les concerts auront lieux sur différentes grandes scènes du centre-ville comme l’ABC, le D! Club, le Vinyl ainsi que le Great Escape.

Programmation complète et soirée de lancement, le 19 avril 2018

Caribana Festival : 5-9 juin 2018

Depuis 27 ans déjà, le port de Crans-près-Céligny accueille dans son cadre magnifique le festival Caribana. Cette année, une nouveauté : le festival commencera un jour plus tôt (mardi 5 juin) suite à l’ajout d’un « French Day » pour mettre en avant les artistes francophones. Vous pourrez notamment y découvrir (ou redécouvrir) le duo suisse Aliose, ainsi que Patrick Bruel.

Seront également de la partie : Passenger, The Script, Petit biscuit, Ofenbach, Yall et bien d’autres.

Programmation complète

Festi’neuch : 14-17 juin 2018

Au bord du magnifique lac de Neuchâtel, Festi’neuch nous a concocté pour sa 18e édition un programme très diversifié. Bigflo & Oli, Lily Allen, Calypso Rose, Catherine Ringer, OrelSan, Julien Clerc, Eddy de Pretto et j’en passe, seront au rendez-vous. L’occasion d’écouter de la musique en trempant ses pieds.

Programmation complète

Paléo Festival : 17-22 juillet 2018

Le fameux festival Paléo accueillera cette année de nombreux artistes de tous les styles. Au niveau pop/rock  : Depeche mode, Kaleo, The Killers, 47soul, Lenny Kravitz et Indochine ! Pour les amateurs de hip-hop, Paléo a prévu une jolie sélection cette année avec entre autre Nekfeu, OrelSan, Lorenzo, Roméo Elvis, Bigflo et Oli ainsi que Rilès. Côté électro, nous aurons le plaisir de voir Bicep, Nina Kraviz, et Feder.

Programmation complète

Voir :  Depeche Mode, OrelSan, Bigflo & Oli, MGMT… Le Paléo Festival balance sa programmation

Estivale Open Air : 27 juillet au 1er août 2018

Cette année à Estavayer-le-lac, vous pourrez voir en plein air Louane, Paul Plexi, Niska, Vald, Beth Dito, Booba, Vianney, Patrick Fiori, Alb et James Gruntz. Joli programme rap pour la 27e édition.

Rock Oz’Arènes : 15-18 août 2018

Ce festival, au cœur d’un amphithéâtre romain, réunira cette année à Avenches, James Blunt, Stress, Texas, MHD, ainsi que Dimitri Vegas et Like Mike, Lost Frequencies, et The Avener lors du fameux Electroz’Arènes du vendredi.

Le programme n’est pas encore complet, mais ne devrait pas manquer de nous surprendre comme il le fait depuis maintenant 26 ans !

Pour ce qui est du Montreux Jazz (29 juin au 14 juillet), il faudra faire preuve de patience. Le programme n’est pas encore disponible, le suspense reste donc entier jusqu’au 17 avril.

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Walk off the Earth enflamme la planète Gampel

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Walk off the Earth a ravi le Gampel Festival, vendredi – © Open Air Gampel / Droits réservés

On les a découverts en 2012, avec leur reprise en guitare-voix de Somebody That I Used to Know de Gotye. Quelque 6 années plus tard, c’est sur la Red Stage de l’Open Air Gampel qu’a eu lieu vendredi la rencontre entre Walk off the Earth et le public survolté du petit village haut-valaisan. Si le lustre passé a laissé s’installer les marques du temps, l’énergie, elle, n’a pas quitté les cinq Canadiens multi-instrumentistes.

Vendredi, 21 heures. Le soleil rase les falaises qui surplombent le festival. Dans les premiers rangs, au pas, les fans de la première heure. Au loin, les dernières notes de Tom Walker se confondent, sans ménagement, à l’electro house des bars voisins.

Lorsqu’apparaît finalement Oswi (le personnage virtuel égérie du festival), le Gampel fait place au silence. Avec sa voix crispante et dans un allemand plus que régional, le vieil homme en image de synthèse annonce fièrement « Falk off the Earth (sic.) ».

« Wie geht’s ? »

Arrivé sur scène, le band électrise instantanément la foule avinée de l’open air. « Wie geht’s ? » (comprenez « Ça va ? »), lance Sarah Blackwood, la chanteuse de Walk off the Earth. Le public, semblant en effet bien se porter, se lance dans un très rrudimentaire pogo.

Les titres s’enchaînent. Tantôt niaiseuse, tantôt délurée, la musique éclectique du collectif américain captive. La magique justesse vocale de Gianni Luminati, l’attitude fatigante d’éphèbe sans charisme tenue par Ryan Marshall, le côté antipathique amusant de Mike « The Beard Guy » Taylor, tous renvoient une conduite qu’il leur est propre.

Le concert semble lancé. L’excitation est au rendez-vous, quand un bête larsen interrompt le show. La console de mixage cède à deux reprises. Pendant quelques instants, dans un noir quasi complet, seules les huées de l’auditoire dominent. Qui du régisseur en chef ou du stagiaire à trébuché sur la rallonge, le mystère reste entier, néanmoins le concert peut reprendre. Sur une imparfaite, mais efficace, cover de Bohemian Rhapsody de Queen, le groupe s’excuse. Le public, lui, chante.

Gianni Luminati interprétant Hold On, sur la Red Stage du Gampel Festival – © Open Air Gampel / Droits réservés

Un quintet pas si neuf

Fondé en 2006, le groupe a désormais conquis la planète entière. Leurs diverses reprises totalisent plus de 760 millions de vues sur YouTube et leur premier EP « REVO, » sorti en 2013, a fait danser un grand nombre de fans.

Avec 3 autres albums, la formation originaire d’Ontario n’a qu’un objectif en tête : séduire encore plus de monde, armée de sa belle énergie, de son enthousiasme communicatif et de ses tubes joyeux. Après son dernier opus « Sing I All The Way », sorti en 2015, le groupe est en train de signer un come-back scénique illustré par un premier single, Nomad.

Mélangeant des sonorités très modernes et électroniques à des sons propres au genre rock alternatif, Walk off the Earth évolue actuellement grâce à des covers régulières, ainsi que des compositions originales soignées autant sur le plan musical que visuel.

Belle locomotive 

Après une heure quinze de prestation, l’assemblée est chauffée à bloc. Les Canadiens peuvent donc se retirer et laisser place au tout aussi (si ce n’est davantage) déjanté groupe Thirty Seconds to Mars – tête d’affiche de cette édition. Belle et efficace locomotive, alors, pour les frères Leto ; du grand Walk off the Earth. Merci vielmal.

Infos, billetterie et programme complet sur www.openairgampel.ch.
Le 32e Open Air Gampel se déroule du 16 au 19 juillet 2018.

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Critique

Hoshi, petite étoile dans un Rock Oz’Arènes désert

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Hoshi, lors de son concert au Rock Oz'Arènes, mercredi – © Rock Oz'Arènes / HB Pictures

Certains l’ont découverte en 2013, après sa furtive participation à The Voice. D’autres, en yaourt, ont fredonné son premier single La Marinière. Hoshi a 21 ans. Et comme toutes les jeunes femmes de son âge (?), la chanteuse française était attendue mercredi sur la Grande Scène du Rock Oz’Arènes d’Avenches, aux côtés de James Blunt et Nicola Cavallaro.

Un chemisier floral, une voix éraillée qui, par instants, nous rappelle Zaz, un genre qui ramène à Noir Désir ; en bref, Mathilde Gerner (son vrai nom) est un concentré de non-conformité. 

Public, public, où es-tu ?

19 heures, premier soir de festival. Dans les allées de la vieille ville d’Avenches, une foule éparse, presque inexistante. Dans l’arène, quasi vide elle aussi, Hoshi (qui veut dire étoile en japonais) entre en scène, telle une gladiatrice pugnace. D’un « bonsoir » qui frôle la fêlure, la Parisienne engage LE premier concert de cette 27e édition.

Le soleil, couchant, accompagne la chanteuse dans son lyrisme. Aux quatre coins de la structure romaine, le public est amusé, mais s’interroge. « Il n’y a pas grand monde pour elle, la pauvre », entend-on ici et là. La fosse, elle, ne peut qu’en témoigner.

Mais qu’importe. Hoshi balance tout, sans s’économiser. Sa rage et sa jeunesse. Ses espoirs et ses doutes. Puis, après quelques jeux de mots subtils, ses amours et sa mélancolie. Sa tendresse aussi, et le don que cette solitaire a pour observer les gens autour d’elle, avec finesse, sans jugement, et de dresser ensuite leurs portraits – certifiés conformes.

© Rock Oz’Arènes / Joseph Carlucci

Petit bout de femme ambitieuse

Hoshi a fait la promesse de monter sur scène alors qu’elle avait 15 ans. Une ado pourtant timide, mais obstinée. Elle s’est ensuite donné un nom, inspiré de la culture japonaise dont elle est passionnée. 

À 16 ans, elle écrit ses premières chansons. Sur internet, elle poste des reprises. The Voice va s’en emparer. Mais elle quittera le concours sur un désaccord : on lui demande de chanter Le petit bal perdu de Bourvil. Elle n’en veut pas. Sa hardiesse fait mouche et l’équipe du télé-crochet Rising Star s’intéresse à elle. Recalée pendant les castings, elle enchaîne finalement les concerts dans les petites salles.

Début juillet, Hoshi a passé ​​​​​​le cap des 10 millions de vues sur YouTube. Depuis, elle court les festivals. On la sait perfectionniste, amoureuse des mots, elle a le sens des chansons imagées, un peu comme ses aînés Gainsbourg ou Brel.

Après s’être fait connaitre avec son premier EP, « Comment je vais faire », ainsi que son premier single du même nom, la jeune star a sorti son premier opus « Il suffit d’y croire », le 23 mars dernier. Album certifié disque d’or quatre mois plus tard.

L’ambiance tout de même 

Dans les gradins, occupés par de petits amas de foules, l’ambiance pour bouquet final. Hoshi livre des chansons à textes magnifiques et dynamiques, quelque chose à la fois beau et entrainant.

Pari réussi grâce également à ses musiciens, dont la cohésion marche, du batteur au bassiste, sans oublier le pianiste… Chacun apporte une touche singulière aux versions studio des chansons de l’album. Un instant très complice entre Hoshi, son équipe et le public, désormais (presque) réunis.

Les dernières notes de la voix rauque résonnent au loin. Il est maintenant temps d’aller retrouver la folk des Lucernois de Count Gabba. Deux écoles donc, mais un plaisir non dissimulé au final. Hoshi, merci.

Infos, billetterie et programme complet sur www.rockozarenes.ch.
Le 27e Rock Oz’Arènes se déroule du 15 au 18 juillet 2018, à Avenches.

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