fbpx
Sur les réseaux

Mode de vie

Contraception masculine : bientôt un gain de liberté ?

© Flickr / Léa Dumas

Publié

le

Alors que des moyens de contraception pour hommes arrivent peu à peu sur le marché, partager la responsabilité de la contraception ne sera peut-être pas si simple pour les femmes.

Cela fait plus d’une dizaine d’années que des chercheurs se penchent sur les moyens de contraception masculins. Comme le rappelle l’OBS, la possibilité d’un implant sous-cutané combiné avec des injections d’hormones avait déjà été évoquée en 2003.

Quinze ans plus tard, force est de constater que malgré les promesses répétées, les moyens de contraception masculins restent marginaux.

En cause notamment la difficulté liée à la production constante de spermatozoïdes qui rend la contraception plus difficile à mettre en œuvre chez les hommes que chez les femmes. Mais également le manque d’investissement dans la recherche de contraceptifs masculins. Selon le Guardian, les grandes industries pharmaceutiques pensent en effet que les hommes ne seront pas assez intéressés à utiliser ces moyens. La perspective de plus d’égalité, d’empathie et de compréhension entre les sexes ne suffit pas à convaincre le marché.

Des alternatives limitées et souvent méconnues

Les solutions actuelles se comptent sur les doigts d’une main, et leur efficacité est souvent limitée. Voici les moyens les plus souvent cités :

  • Préservatif : Cette gaine en latex ou en polyuréthane retient le sperme dans 98 % des cas s’il est correctement utilisé. Ce taux s’abaisse jusqu’à 81 % dans les conditions de la « vraie vie » et durant sa première année d’utilisation par les couples.
  • Injections hormonales : Il s’agit d’injecter une fois par semaine un mélange hormonal à base de progestatif et de testostérone. Les protocoles sont encore controversés et les injections rares. 
  • Slip chauffant : Ce moyen de contraception thermique encore peu connu utilise la chaleur pour altérer le processus de production de spermatozoïdes. Le slip, porté 15 heures par jour, remonte les testicules, réduit le nombre de spermatozoïde et diminue leur mobilité.
  • Vasectomie : Il s’agit d’une stérilisation parfois réversible. Le but de l’opération est de boucher les canaux déferlants qui permettent d’acheminer les spermatozoïdes jusqu’au liquide séminal (le sperme).

Beaucoup de promesses

Plusieurs autres contraceptifs sont à l’étude dont la pilule hormonale et l’injection de gel polymère.

Comme le rapporte un article de Slate.fr, les tests de la pilule hormonale masculine ont montré qu’elle était aussi efficace que son homologue féminin, avec un taux de protection de 96 %. Toutefois, comme pour la pilule pour femmes, les effets secondaires sont nombreux. Selon les chercheurs, il faudra « encore bien des années de recherche pour que cette avancée puisse être utilisée largement par les hommes comme méthode de contraception ».

© Pixabay

Le gel contraceptif Vasalgel, dont la commercialisation imminente est annoncée depuis de plusieurs années, passera une nouvelle étape en 2018 avec un test clinique international. Selon le site de la Parsemus Foundation à l’origine du projet, « Vasalgel est un hydrogel polymère qui est injecté dans le canal déférent (le tube par lequel les spermatozoïdes passent) et bloque les spermatozoïdes. La procédure rapide est comparable à celle d’une vasectomie sans bistouri, le médecin injecte un gel dans le canal, plutôt que de le couper ».

Vers un partage de la responsabilité contraceptive ?

Si les alternatives continueront de se développer en 2018, la question est de savoir dans quelle mesure les femmes seront prêtes à abandonner ce contrôle sur leur corps, devenu symbole d’une certaine liberté sexuelle.

Cela demande également un investissement pour les hommes et un changement de perception de la contraception masculine, encore trop souvent associée à une perte de virilité.

Si cette transition ne se fera pas sans difficulté, elle devrait pourtant permettre un gain de liberté pour les femmes et les hommes, avec à la clé un plus grand choix et des moyens de contraception mieux adaptés à chacun.

Mode de vie

Qui sont les « furrydoms », ces fans d’animaux anthropomorphiques ?

Publié

le

© Flickr / Xuilla

« De manière prédominante, le furry est utilisé pour désigner le fandom furry, c’est à dire tout ce qui est en rapport avec les animaux anthropomorphiques et qui est organisé ou créé par la communauté furry. »

Source : le site WikiFur. Ceux qui se désignent comme « furs » sont des personnes qui apprécient l’art anthropomorphique représentant des personnages à fourrure (comme les dessins animés) et parfois se déguisent eux-mêmes pour prendre l’apparence de leur animal totem.

Ce mouvement culturel étrange est très méconnu du grand public, tout en bénéficiant d’une présence importante sur Internet et d’un réel intérêt médiatique, surtout en Amérique du Nord. La dimension érotique et sexuelle du fandom furry est en particulier le point de fixation de nombreux reportages, et cet attrait pour les animaux anthropomorphiques vaut au mouvement furry d’être parfois rangé dans la liste des paraphilies, la recherche du plaisir sexuel avec des objets, des rituels ou des situations atypiques.

Mais qu’en est-il vraiment ? Une doctorante en psychologie spécialisée dans la sexualité, Debra W. Soh, est allé voir de plus près. Elle s’est rendue, en tenue civile, à une convention annuelle qui se tient à Toronto, le Furnal Equinox, où se retrouvent quelque 900 furs en costumes.

© Flickr / Xuilla

Loin de tomber dans une réunion libertine, la chercheuse a pu assister à des scènes banales entre membres du fandom furry. Elle y a appris que les animaux auxquels les furries s’identifiaient le plus étaient des renards, des loups et des chiens, ainsi que certaines créatures imaginaires de la mythologie (par exemple un mélange dragon-loup). Elle a également compris la subtile distinction entre fursona, le fait d’avoir un animal totem, et fursuit, le costume revêtu par les furs à l’occasion de réunions furry.

Dans son article, la psychologue remarque aussi que chaque membre rencontré se sentait à part et inadapté à la société en raison d’une particularité, comme un syndrome d’Asperger ou un tic nerveux : « Ils ont trouvé que certains aspects de l’enfance, comme les personnages de cartoon ou les animaux en peluche, étaient réconfortants, et ce sentiment s’est poursuivi dans leurs vies adultes. Le fandom leur a offert un lieu sûr dans lequel ils peuvent s’exprimer et se sentir acceptés par d’autres qui éprouvent la même chose ».

Repéré sur Discover Magazine.

Continuer la lecture

Mode de vie

Quand le Luxe et la Street s’associent…

Publié

le

Capture : Courtesy of Dior

« L’ironie, c’est qu’à une certaine époque, les rappeurs ne pouvaient même pas se faire prêter des vêtements pour leurs clips. » – Elena Romero, pour Konbini 

La mode et la culture hip-hop entretiennent de forts liens. Dans les années 80, le vêtement devient un moyen, comme le rap ou le graffiti, d’exprimer sa personnalité et son identité. Un nouveau style spécifique va alors être incarné par des icônes du hip-hop (survêtements, baskets, bombers en cuir, bobs, chaînes et créoles en or, coupes de cheveux), marquant ainsi la fin du 20e siècle.

Big Daddy Kane chez le coiffeur, pour la fameuse coupe « Hip-hop fade ».

LL Cool J, Big Daddy Kane, Chuck D. et Flavor Flav.

Une femme et un enfant, dans les rues du Bronx.

S’exposer, drapé de marques luxueuses (imprimés Vuitton, Gucci, Ralph Lauren, Timberland), orné de bijoux, devient synonyme de réussite, de prestige. Et ce n’est pas négligeable. Dans les milieux précaires, notamment pour la jeunesse afro-américaine et latino à l’origine du mouvement hip-hop, la recherche du succès et de l’honneur joue un rôle central. Accéder au monde qu’est celui du luxe se traduit comme une sorte de finalité, de but absolu. C’est le moyen rêvé de se détacher d’une image de pauvreté, pourtant bien réelle.

Mais, aujourd’hui, la vision de la haute couture a été révolutionnée. Autrefois employée par la classe supérieure pour revendiquer son statut social, la mode a été remaniée. À commencer par les frontières qui la délimitait d’autres sphères, comme celle de la culture urbaine. Désormais, ce n’est plus la rue qui cherche les designers, mais l’industrie de la marque qui cherche les rappeurs.  

Longtemps pensés comme deux univers différents et incompatibles, la rue imprègne désormais explicitement le prêt-à-porter de luxe. Un mannequin en basket, tailleur et sacoche banane ne sonne plus comme un « fashion faux pas », mais comme un ensemble « sport chic » plutôt tendance. Un shooting photo underground réalisé sur fond tagué apporte cachet et caractère. Le streetwear s’est fait sa place. Cette subculture riche en diversités est devenue la source d’inspiration de multiples créateurs de renommée (Olivier Rousteing Balmain, Phoebe Philo Céline, Alexander Wang Balenciaga). D’A$ap Rocky x Dior à Pharrell Williams (sacré businessman) x Chanel, en passant par M.I.A x Versace, les codes ne sont plus les mêmes. 

Un élément fondamental qui a permis de bousculer les normes fut l’apparition des réseaux sociaux. La transmission de l’information facilitée a permis à la population de s’ouvrir au monde de façon plus libre, ludique et créative. Cela a pu laisser place au métissage de divers univers, incitant les industries à faire de même et s’adapter à l’ère du temps. Après tout, la mode est un secteur constamment renouvelé, puisant son inspiration dans le monde qui l’entoure. 

Bumbag, Louis Vuitton.

Défilé Balenciaga, Paris, janvier 2017.

A$ap Rocky en égérie Dior.

Pharrell Williams et Imaan Hammam en couverture de Vogue.

Kanye West en égérie Balmain.

Travi$ Scott pour Yves Saint-Laurent.

Le publique touché ne peut ainsi qu’augmenter. On peut le dire, la Street a bel et bien signé son entrée sur les podiums. Nouvelle vision bien intéressante du Luxe et des Strass 

Toutes les photos sont issues de la collection « Algo ».

Continuer la lecture