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Les line-ups de nos festivals musicaux 2019 : ce que l’on sait déjà

Il faudra attendre jusqu'au 26 mars 2019 pour connaitre l'affiche du Paléo – © Laurine Mottet Photography

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Exit 2018, bienvenue en 2019. Cette année, les meilleurs festivals musicaux de Suisse (et d’ailleurs) nous réservent du lourd. Quelques noms sont déjà sortis et il va y en avoir pour tous les goûts.

The Beat Festival – 29 janvier 2019

Le festival reprendra d’assaut l’Arena de Genève pour une soirée hip-hop comme on les aime. N’oubliez pas de dire bonjour, Vald risque de vous faire pogoter. Il sera également accompagné par Moha La Squale, Scarlxrd, Dosseh ou encore Columbine.

Autres artistes : PLK et Lord Esperanza.

Infos sur thebeatfestival.ch

Lire aussi :  The Beat Festival #2 : quand le Rap Game envahit Genève

Caprices Festival – 11 au 14 avril 2019

La station de Crans-Montana accueillera à nouveau les amateurs de techno dans un panorama à couper le souffle. Des grands noms seront à l’affiche : Sven Väth, Ricardo Villalobos, Pan-Pot ou Black Coffee.

Autres artistes : Raresh, Audiofly, Fabe, Behrouz…

Line-up complet et infos sur caprices.ch

Caribana Festival – 5 au 8 juin 2019

Quelques noms ont déjà été annoncés. Pour les rockeux, Franz Ferdinand sera présent avec son tube Take Me Out. Le vendredi risque d’attirer les amateurs d’électro ; l’électro-pop de Caravan Palace, un voyage électronique avec Vitalic, la trip-hop de Morcheeba et la synthpop française de Synapson. Et pour ceux qui n’en auraient pas encore marre de casser la démarche comme Samuel Umtiti, Vegedream ramènera la coupe à Crans-près-Céligny.

Autres artistes : Bastian Baker et Kazy Lambist.

Infos sur caribana-festival.ch

Greenfield Festival – 13 au 15 juin 2019

Rock’n’roll baby ! Interlaken sera une nouvelle fois le centre névralgique du rock. Le festival bernois ne déçoit décidément jamais ces fans. SlipknotDie Toten Hosen, Sabaton, Dropkick Murphys ou Eluveitie. Hell yeah, ça va pogoter une nouvelle fois !

Autres artistes : Amon Amarth, Papa Roach, Within Temptation, Lamb of God…

Infos sur greenfieldfestival.ch

Eurockéennes de Belfort – 4 au 7 juillet 2019

Un classique venu tout droit de France. C’est un peu le cousin du Paléo et c’est toujours une réussite. Sur la Presqu’île de Belfort, Angèle, Roméo Elvis, Petit Biscuit, $ucideboy$ vont nous faire chanter et danser. Tout comme les Chainsmokers, d’ailleurs. Les nostalgiques du rap français seront ravis d’aller voir Joey Starr avec son groupe Supreme NTM.

Autres artistes : Christine and the Queen, Jain, Interpol, Slash, Parkway Drive, Stray Cats, Weezer…

Infos sur eurockeennes.fr

Lire aussi :  À Paléo, tout le monde il veut seulement Angèle

Festi’Neuch – 13 au 16 juin 2019

Les Jeunes Rives, le bord du lac de Neuchâtel, encore une fois, on se réjouit d’y être. Un programme éclectique avec la jeunesse insouciante de Lomepal et Therapie Taxi. De l’expérience avec Patti Smith, Midnight Oil et Sum 41 et un peu de douceur avec Ben Harper.

Autres artistes : Zazie, Ska-p, Gaëtan Roussel et Bastian Baker.

Infos sur festineuch.ch

Sion sous les étoiles – 11 au 14 juillet 2019

Quatre soirées, quatre genres. Jeudi, on se met «à la bien» avec Soprano. Vendredi, on emmène nos aînés écouter Patrick Bruel, Zaz et Bernard Lavilliers. Samedi, on met son blouson en cuir et l’on chevauche une Harley, pour aller admirer Gotthard, Krokus et StatutQuo. Dimanche, enfin, on espère que la performance de Martin Solveig sera meilleure que celle lors de la remise du Ballon d’Or 2018.

Autres artistes : Kendji Girac, Jean-Baptiste Guegan et Pretty Maids.

Infos sur sionsouslesetoiles.ch

Paléo Festival – 23 au 28 juillet 2019

Comme à son habitude, le Paléo annoncera ses artistes au mois de mars, le 26. Et il est très dur de dénicher des petits noms en avance. Mais on vous annonce déjà (et en exclusivité) que Patrick Bruel sera bel et bien de la partie.

Infos sur paleo.ch

Estivale Open Air – 31 juillet au 3 août 2019

Le festival staviacois continue de grandir. Et les premiers noms sont alléchants : The Hives, Roméo Elvis et Orelsan.

Autres artistes : Julien Clerc, Bernard Lavilliers…

Infos sur estivale.ch

Rock Oz’Arènes – 14 au 18 août 2019

Après son mini flop de 2018, le Rock’Oz compte bien se racheter. Il y aura, cette année, non plus une, mais bien deux soirée électro. Toutefois, pas de noms pour l’instant. Pour les autres soirs : Scorpions, Bénabar, Christophe Maé et Boulevard des Airs.

Autres artistes : Wardruna et Alan Stivell.

Infos sur rockozarenes.com

Lire aussi :  Rock Oz', c’est la Challenge League

Venoge Festival – 21 au 25 août 2019

Penthalaz se réjouit déjà : Prophets of Rage sera présent. Le supergroupe formé par Cypress Hill, Rage Against the Machine et Public Enemy, va livrer une performance à ne pas louper. Pour les autres soirs, il y aura The Jacksons, même sans Michael. Feder et Amir ont également été annoncés.

Infos sur venogefestival.ch

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Charlie Winston aux Docks, chapeau feutré et musique d’avenir

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© Alain Jordan

« Les glaciers fondent, mais il fait toujours aussi froid », grogne un spectateur bien décidé à emprunter l’itinéraire le plus efficient entre sa citadine 4×4 et le bâtiment industriel des Docks. La sécurité, permissive en cette humide soirée d’hiver, laisse activement passer le public venu voir celui découvert au printemps 2009 avec Like a Hobo, Charlie Winston.

On pensait ne plus jamais l’entendre. Comme périssable dans les inexorables Charts. Trois ans après s’être volatilisé des radars musicaux, le chanteur britannique, 40 ans sous le chapeau, est de retour avec «Square 1», un quatrième album solaire de onze titres aux sonorités pop profondes et à la folk dansante.

Après la première partie assurée par Tom Baxter, qui n’est autre que le frère aîné d’un certain Charlie Winston, la silhouette de la tête d’affiche s’expose en ombre chinoise derrière quatre toiles blanches. L’homme, vêtu d’un impeccable costume carrelé et de son légengaire trilby feutré – ils ne sortent jamais l’un sans l’autre –, finit par apparaître dans la lumière sur In your Hands. L’assemblée de la salle lausannoise semble bouillante.

Le Britannique, survolté, durant son interprétation de “Kick the Bucket” – © Alain Jordan

Une intime folie

Charlie Winston, c’est une sorte de folie douce semblant tout droit sortie du premier pub de Londres, au petit matin, après une jam légendaire. Deux phrases dans un franglais attachant et l’on se croit déjà lié par quelque chose avec le chanteur. Une fausse candeur et la force du lyrisme ; le voilà parti, l’Artiste. Parti où ? Quelque part entre le Malawi et les Cornouailles… Mais, peu importe, l’on suit avec plaisir.

Sur scène, comme pour instaurer une intime communion entre les mille et un acteurs présents, Winston se confie. De sa récente paternité à son amour pour l’Afrique, la salle se transforme en un étrange cabinet de psychothérapie – à l’ambiance légère.

Quelques notes et aveux passés, Airport, une ode à la problématique migratoire actuelle, vient alors plonger le public des Docks dans un silence quasi pythagorique. «Lors de mes voyages humanitaires, notamment en Macédoine, je me suis aperçu que derrière chaque “migrant” – c’est le mot qu’on utilise tout le temps – se cache une personne et une histoire», déclare le Britannique en guise de prologue à ce piano-voix désarmant.

Un moment d’osmose durant “Get up Stronger”, chanson en hommage à l’un de ses fils – © LnPixElle Photography

Jonglant entre instants intimistes et coups d’éclat, Charlie Winston, entouré de ses deux musiciens, s’appliquent à faire danser le public des Docks. Venue en masse pour son dernier concert de l’année, la foule se trémousse sur deux étages pleins à craquer.

C’est sur les ultimes notes de The Weekend, son nouveau single, que l’homme au chapeau s’éclipse, laissant ainsi la place à la lumière et aux infatigables «Christmas Songs» de Frank Sinatra. Quelques instants plus tard, les portes des Docks finissent alors par s’ouvrir. Dès lors, la froideur de décembre ne manque pas de s’infiltrer dans la bâtisse ; certains pestent déjà. Charlie, merci.

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Myth Syzer, rencontre avec le bon gamin donneur de bisous mortels

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Vendredi 26 octobre, la salle de concert Les Docks, à Lausanne, accueillait le si attendu concert de Myth Syzer. Producteur, DJ et topliner [artiste écrivant la mélodie vocale et les paroles par-dessus un beat, ndlr], Myth Syzer y a présenté son nouvel album « Bisous ». Il y avait du beau monde sur scène avec lui : son groupe de rap Bon Gamin, Bonnie Banane et le guitariste PH Trigano, sans compter les nombreux invités, qui ont mis le feu. Et le public le leur a bien rendu, motivé voire bouillant, il connaissait les paroles de l’album sur le bout des doigts. L’hystérie a même été atteinte, lorsque les Genevois Slimka et Dimeh sont arrivés sur scène, pour interpréter « Rwax » avec Loveni. Lors de ce concert aussi riche en artistes qu’en émotions, Myth Syzer a su capter son public et le faire voyager à travers amour, joie, colère et folie.

Dès 2011, Myth Syzer – Thomas Le Souder de son vrai nom – se fait remarquer. Il est vite reconnu pour ses productions newbeats et trap/rap. Il collabore avec des artistes renommés comme A$AP Ferg, Playboi Carti, La Fouine, Joke ou encore Hamza font appel à ses services. En juillet 2017, il nous embrasse (chaleureusement) avec l’excellent morceau « Le Code », suivi en novembre de la chanson « Coco love » feat. Ichon. En mars 2018, Myth Syzer sort le clip « Austin Power » feat. Lolo Zouaï et annonce la sortie de son premier album intitulé « Bisous »  pour le 27 avril.

Myth Syzer – © Alice Moitié

Composé de treize tracks, l’album « Bisous » est avant tout un album de collaboration. Myth Syzer invite de nombreux artistes  – Roméo Elvis, Doc Gynéco, Lolo Zouaï, Bonnie Banane ou Clara Cappagli, entre autres – à partager le micro.

Cet album n’a rien à voir avec les sons sombres, que Myth Syzer a pu offrir lors de ses précédents projets. « Bisous » est né après une séparation amoureuse. Le topliner a décidé d’utiliser sa peine d’une manière positive : faire des morceaux colorés, mélodieux, chauds et rendre sa musique plus accessible. L’album – qui devient presque une thérapie – rappelle les sonorités des années 80. Chaque titre est unique – ses propres couleurs et odeurs– et les différents artistes invités nous transportent dans divers jardins sonores. Rencontre.

Slash : Alors, qui est Myth Syzer ? Quelle est l’origine de ce nom ?
Myth Syzer : Un mec qui fait de la musique. Mon blaze [nom d’artiste, ndlr] vient d’un son de J. Dilla qui s’appelle « Mythsysizer ».

Quelles sont tes influences ?
Mes influences sont vastes… C’est la vie, mon quotidien et mes émotions. En termes de musique, les producteurs Dr. Dre, Flying Lotus, J. Dilla, Madlib et Metro Boomin – pour le côté très actuel – m’inspirent particulièrement.

Ton premier album s’intitule « Bisous ». Quel est l’élément déclencheur qui t’a donné envie de le faire ?
 J’avais envie d’aller plus loin que juste réaliser les instrumentales. Je voulais prendre la parole parce que j’avais des idées pour des mélodies et cela a débuté avec le morceau « Le Code ». Au lieu de créer une topline pour quelqu’un d’autre afin qu’il chante sur mon son, je me suis dit que j’allais essayer de le faire. De là, s’est déclenché tout le processus de l’album.

Pourquoi appeler cet opus « Bisous » ? La pochette est plutôt triste, voire dramatique…
La pochette n’est pas réellement négative. Le vase est cassé mais la fleur est intacte. Cela signifie que l’on peut casser ta carapace mais tu peux te reconstruire et être nickel à l’intérieur. J’ai imagé ce qu’il s’est passé pour moi dans ma relation sentimentale. Ça m’a brisé mais je suis encore là comme la rose sur la pochette. Le nom de l’album est « Bisous » parce que cela correspond à l’ensemble des titres du projet qui parle d’amour. Et le bisou est un mot universel résumant bien l’amour.

Pourquoi aucun morceau solo ne figure sur l’album?
J’en avais pas envie et je m’en sentais pas capable. Je pense que j’ai encore à travailler sur mes textes. J’avais pas la prétention de vouloir rentrer directement comme chanteur ou rappeur. Je voulais garder mon rôle de directeur artistique et de producteur. Je souhaite arriver tranquillement en tant que rappeur. Et honnêtement, j’avais la flemme de finir un morceau tout seul. Je me suis contenté de ce que je sais faire : la musique et les toplines (rires).

En trois mots, à quoi ressemble un show de Myth Syzer ?
Il y a de l’émotion, de la surprise et du mouvement !

Quel est le morceau que tu aimes jouer ?
Il y en a un que j’adore, et qui, en même temps, m’émeut beaucoup. J’ai même envie de pleurer. C’est un track qui n’est pas sorti mais que je fais en exclusivité sur chaque date. Il s’appelle « Chamaille » et je suis en solo dessus.

Tu es très actif sur Instagram, qu’es -ce qu’un bon compte Instagram à tes yeux ?
Je ne sais pas… Instagram c’est bien, tout en étant pas bien… Je déteste ce réseau autant que je l’aime, car, au final, tu es trop centré sur toi-même.Les gens se perdent et ça les rend tristes… On compare nos vies. Mais, il y a quand même du positif comme les belles images ou les illustrations inspirantes. Quant aux abonnements, je suis surtout des comptes qui relayent des informations qui parlent de musique.

Quels sont tes projets à venir ?
Il y a « Bisous mortels » qui arrive à la fin de ce mois. Mais attention, ce n’est pas une réédition de « Bisous », c’est un projet de dix morceaux inédits. Il s’agit d’une mixtape plus sombre et plus trap/rap. Pour ce qui est de l’album de Bon Gamin,  j’espère que ça sera pour la fin de l’année 2019.

Myth Syzer est sur Facebook, sur Instagram et a un site web.

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