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M.E.X., le rappeur puissant qui n’a “Rien À Prouver”

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Né en mars 1982 au Congo, Mex Kiesse alias M.E.X. découvre la Suisse à l’âge de neuf mois. C’est dans le canton de Fribourg qu’il fait sa scolarité obligatoire puis s’installe à Lausanne, afin d’effectuer sa formation de technicien en salle d’opération au CHUV. À la fin de celle-ci, il intègre la Clinique de Montchoisi durant six ans.

Fin des «nineties», Mex se met au rap. Pendant cinq années, le rappeur fribourgeois et RED SMOKE (dont il fut un des fondateurs) ont défendu chaque projet musical en radios, concerts et festivals.

La pochette de « Rien À Prouver », le nouvel album du rappeur lausannois – © Mex

Rappeur polymathe

Professionnellement, Mex tire sa révérence dans le monde hospitalier et embrasse une carrière dans le graphisme et la réalisation audiovisuelle (animations 3D, infographies, vidéos). Le rap est toujours à ses côtés : il anime des ateliers d’écriture dans un centre de loisirs de Renens. Parallèlement, il met sur pied l’émission hebdomadaire pour «TV BOURDO-NET», intitulée «Rap Masters», qui fut le premier format audiovisuel de rap en Suisse romande.

Jonglant entre réalisations de clips vidéos, émissions TV, beatmaking et nouvelle vie de père, Mex ne peut se passer du rap ; il perfectionne donc son art techniquement, ce qui l’amènera à en faire son gagne-pain.

Album  spontané

Début septembre 2018, Mex sort son premier single La vie m’a endurci, produit par le Lausannois DJ Cellski. Et c’est trois mois plus tard, précisément le 25 décembre, que l’artiste sort son album «Rien À Prouver (R.A.P.)», disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal, ainsi qu’en format CD.

Ce premier LP est «spontané et inspiré de morceaux des années 1990». Sur ce projet, il n’a pas souhaité faire glisser son flow «visa» et ses paroles «coupes-coupes», sur des productions actuelles, même si l’on entend une touche actuelle du rap. L’artiste souhaite, alors, rester fidèle à lui-même, d’où le titre «Rien À Prouver».

Dès l’intro, Mex met les pendules à l’heure sur une production efficace d’Argo Da H!tmaker, accompagné par DJ Idem. On y trouve des titres strictement hip-hop, comme le morceau éponyme de l’album «Rien À Prouver»(ambiance Wu-Tang Clan). Le morceau J’avoue, lui, est une déclaration d’amour à ses deux enfants, mais dénonce aussi. Une mention spéciale pour l’interlude où l’on découvre l’artiste sur une production reggae dancehall dans laquelle il chante le titre funky Tonton donne envie de «lâcher» son meilleur pas de danse sur la piste.

«Rien À Prouver» est un album réunissant des producteurs importants dans l’histoire du rap romand, avec, pour ne pas les citer : DJ Eagle (SWC Records), Joe Paps, Skile (orformOrnorm), Dr. Prime ou encore Dirty Fred. Niveau featuring, les Lausannois Nostra et Da Solo, les Bullois Blake (Old’Team) et Doca (Flex Records) ont répondu à l’appel du microphone.

Un vernissage ainsi que des concerts sont à venir. Mex, accompagné de DJ Non’s aux platines et de nombreux autres musiciens, répète durement depuis deux mois afin d’offrir un spectacle de qualité qui en laissera plus d’un sur les rotules.

«Rien À Prouver» est à retrouver sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

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Des producteurs indépendants s’en donnent à cœur joie au Pully Sound Sound Festival

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© Lyketil / Digital Lab

Du 23 au 26 mai 2019, la 2e édition du grand raout fait la part belle aux sonorités électros, classiques ou encore cubaines.

Après une première édition mitigée durant laquelle «seulement» 3000 personnes avaient fait le déplacement, le Pully Sound Sound Festival s’offre un programme ambitieux pour tenter de faire sa place. À l’affiche, Yuksek, Muddy Monk, B77, Jerusalem In My Heart, la Main Mise, Adriano Koch, Daria Korotkova et bien d’autres, du 23 au 26 mai prochain.

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Si les artistes programmés oscillent entre l’électro, le piano classique et les sonorités expérimentales, la structure du festival n’en est pas moins surprenante. En effet, des producteurs indépendants se sont réunis sous le nom du Pully Sound Sound Festival pour faire leurs affaires, tout en gardant leur indépendance. Rencontre avec Lionel Métraux, associé à Gawah l’Agence, qui organise le concert de la chanteuse cubaine Yilian Canizares, le samedi 25 mai au Théâtre de l’Octogone.

Slash : Salut Lionel. Pourquoi te risquer à venir travailler sous la bannière d’un festival qui avait souffert lors de sa première édition ?

Lionel Métraux : Parce que la philosophie de l’événement me plaît, tout simplement ! Le festival devient une sorte de plateforme de collaboration entre des producteurs et des associations de tous les horizons. Cela permet d’avoir une affiche super variée et de limiter les risques. Chacun a ses propres objectifs selon les moyens qu’il a injectés, mais tout le monde tire à la même corde. C’est un concept assez novateur qui doit encore faire ses preuves, mais j’y crois.

Concrètement, que t’apporte le Sound Sound Festival ?

Même si la première édition avait attiré moins de monde qu’espéré, le festival a beaucoup fait parlé de lui. On profite donc de son élan médiatique et de son image. Par ailleurs, l’organisation offre l’infrastructure à ses partenaires. Les différents producteurs n’ont donc plus que les coûts artistiques à assumer, ce qui nous permet de tenter des choses que nous n’oserions peut-être pas faire dans d’autres circonstances.

Justement, venons-en à ta soirée du samedi 25 mai. Proposer une chanteuse et musicienne cubaine lors d’un festival essentiellement électro, cela détonne un peu, non ?

Cela peut surprendre, c’est vrai. Mais le but, c’est qu’il y en ait pour tous les goûts. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à programmer une offre alternative. Le week-end musical de Pully organise une soirée autour du piano dans l’église du Prieuré alors que Yuksek sera en train de mixer à quelques pas de là. De mon côté, on va vraiment essayer de faire vivre une expérience aux spectateurs, de les plonger à Cuba. On se sert un peu des clichés, mais cela ne nous semble pas inintéressant pour autant. Sur place, au Théâtre de l’Octogone, il y aura un bar à rhum et des cigares exceptionnels. Les gens ne viendront pas seulement écouter un concert. C’est du moins ce qu’on espère.

Ton pari se révèle-t-il être payant ? Où en êtes-vous du côté de la billetterie ?

Et bien, nous avons encore quelques billets à vendre (Rires). Plus sérieusement, à l’instar d’autres événements, nous n’avons pas vendu autant de prélocations qu’espéré. Mais la courbe des réservations est positive et évolue bien. On sait que du monde viendra acheter ses entrées le jour J donc on ne s’inquiète pas trop. Par contre, les places sont numérotées ! Donc pour celles et ceux qui voudraient choisir leur siège, c’est le moment.

Merci Lionel.

 

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Le 2e Pully Sound Sound Festival se déroulera du 23 au 26 mai 2019, dans divers lieux – www.sound-sound.ch

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Au Montreux Jazz, afro fusion et pointures scéniques

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Du 28 juin au 13 juillet 2019, le Montreux Jazz Festival explorera les sons intemporels, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Bon Iver, Elton John, Joan Baez, Anita Baker, James Blake, Sting… Tous, entre autres, se fouleront les scènes du festival montreusien.

Au Montreux Jazz Festival, cette année, il va falloir appuyer sur Play – admirer le présent –, se mettre sur Pause – profiter de la douceur – et avoir l’impression d’être sur avance rapide, avec Forward – découvrir les talents de demain. C’est ainsi que peut se traduire l’affiche (au propre comme au figuré) de la 53e édition du festival de la Riviera vaudoise.

Auditorium Stravinski : Play

Une fois le bouton Play enfoncé, la magie des pontes de la scène se montrera au grand jour avec les présences à l’Auditorium Stravinski de Thom Yorke, Bon Iver, Janet Jackson, The Chemical Brothers, Elton John (attendu, lui, au Stade de la Saussaz), Joan Baez, Rag’n’Bone Man, Sting, et celui qui est chez lui, à la maison, sur les bords du lac Léman, Quincy Jones (accompagné, lors de son concert, par la Sinfonietta de Lausanne) et plein d’autres.

Après une édition fortement teintée de rock en 2018, ZZ Top et Slash (pas nous, l’autre) seront les dignes représentants du genre. L’emblématique guitariste des Guns N’ Roses fera rugir sa fidèle Les Paul pour la première fois à Montreux.

Montreux Jazz Club : Pause

Au Montreux Jazz Club, si l’on prend le temps de ralentir, le jazz (le pur, le vrai) nous procurera moult émotions. L’insaisissable Joe Jackson célèbrera les quarante ans d’une carrière ponctuée de new wave, de rythmes dub et d’expérimentations jazz.

Il sera suivi par les magiques et indétrônables Melody Gardot et Bobby McFerrin. Quant aux légendaires Billy Cobham et Chick Corea, ils présenteront chacun à Montreux un projet spécial : le premier, à l’occasion de ses 75 ans, revisitera son album Crosswinds avec Randy Brecker ; le second
apportera une touche flamenco avec son Spanish Heart Band, clin d’œil à son album de 1976.

Plus dansants, mais pas moins planants, les natifs de La Nouvelle-Orléans Christian Scott aTunde Adjuah et Terence Blanchard, viendront emplir le Club de leur jazz mythique qui les aura hissés parmi les meilleurs trompettistes du monde.

La délicatesse brésilienne d’Ivan Lins, le jeu de guitare blues de Robben Ford, le quintet de Vincent Peirani ou encore la classe versatile de José James, précédé de Kimberose, complètent la partition de cette 53e édition au Montreux Jazz Club.

Montreux Jazz Lab : Forward

Et puis, si l’on saute dans une DeLorean, la folie, l’avant-garde, la poésie et le charme des musiques de demain, le tout en direct d’un Montreux Jazz Lab intimiste et foisonnant de talents. On y retrouvera notamment Apparat et Modeselektor, venus tout droit du projet Moderat, emprunts d’électro minimale.

Hyperactifs hybrides entre jazz et hip-hop, les Londoniens Tom Mish, FKJ et Loyle Carner viendront faire trembler le Lab de leurs compositions faites de partages et de sons sans complexe. Sur la même planète (ou presque), Scarlxrd, Soolking, étendard algérien auteur de l’hymne « Liberté », Koba LaD, Maes, PLK et SCH ; l’autre Suzane, L’Or du Commun et Columbine, raviront les adeptes du genre.

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Plus soul, plus funky, plus indie et plus francophone, dans l’ordre, le trio Khruangbin et les collectifs Snarky Puppy et Jungle, Lewis Capaldi, la désarmante Canadienne Jessie Reyez et Dermott Kennedy, l’incontournable Eddy De Pretto – le même soir que la bouleversante Grace Carter – Masego, Fatoumata Diawara ou Clara Luciani se chargeront de mettre le public montreusien sur orbite.


Le 53e Montreux Jazz se déroulera du 28 juin au 13 juillet 2019. La billetterie ouvrira le mercredi 10 avril 2019  www.montreuxjazzfestival.com.

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