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Mode

Pour sa dernière collection, la boutique lausannoise « Collection 66 » s’inspire du cinéma pour mettre en valeur les femmes

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Installée dans son petit cocon lausannois, Agnès Boudry crée des tenues de ses mains de fées, depuis plus d’une décennie. Voyageant d’univers en univers, la styliste suisse, derrière le label Collection 66,  cultive un style rétro, coloré et ultra-féminin. Elle nous a accueillie dans son atelier-boutique à Lausanne, pour nous faire découvrir les pépites que cache cette caverne d’Ali-baba. 

Mystérieux et secret… Voici comment l’on pourrait qualifier le lieu presque caché qui abrite les créations de la styliste. Cela fait déjà plus de dix ans que le magasin a ouvert ses portes sous la place du Tunnel, à Lausanne. À peine le temps de passer le pas de la porte d’entrée, que l’on est absorbé dans un doux écrin, une bulle colorée, une atmosphère onirique et sophistiquée. Portée par un esprit de liberté de création, la talentueuse Lausannoise signe des pièces colorées, distinguées et féminines. Une garde-robe ultra-contemporaine aux accents nostalgiques, que la styliste propose dans ses boutiques de Lausanne, Genève et Rolle. Trois écrins intemporels où le rétro, le chic et l’audace sont en flirt continuel… Agnès, pétillante et solaire, qui, à 45 ans en fait 30, nous explique avec son petit sourire en coin: « Collection 66, c’est la douceur qui pique ». 

Robe-chemiser en soie aux motifs « Frida Kahlo » – © Agnès Boudry

On ne voit pas tout de suite ce qu’elle veut dire par-là, mais en essayant une tenue, tout s’éclaire. Les matières, nobles et douces, enveloppent le corps et l’on s’y sent divinement bien. Aussi cosy que dans un pyjama, mais à la pointe de la tendance. Cela s’explique par le soin qu’Agnès accorde au choix de ses matériaux :  « Les vêtements présentés sont pensés et fabriqués dans des tissus naturels. On utilise énormément la soie, qu’on adore même si son prix a augmenté. Sinon, on retrouve du coton, du cachemire ou encore de la viscose, qui à la base est aussi une matière naturelle», détaille-t-elle.

Des tons pops viennent se marier avec des couleurs plus chaudes, ce qui donnent des tenues lumineuses et recherchées. Les pièces légères et enveloppantes virevoltent entre des tons bleus de prusse, rouge sénois ou encore vert émeraude. Selon la créatrice, la collection « reste assez simple, avec des classiques revisités et avec nos imprimés, nos finitions, et nos matières fétiches ». 

La fameuse jupe « Nathalie Portman » associée à une chemise en soie – © Agnès Boudry

Pour cette nouvelle collection, l’imaginaire d’Agnès Boudry s’est donc laissé transporter par le cinéma au féminin. Des icônes féminines, pour habiller les Lausannoises. Chaque pièce a le nom d’une actrice ou réalisatrice et s’en inspire. La James bond girl Ursula Andress a donné son nom à une longue robe en viscose, légèrement psychédélique. On retrouve également la jupe Nathalie Portman, la robe Angelina Jolie ou encore la robe chemisier Frida Kahlo. Mais au fait, pourquoi partir dans cette direction, avec les stars du 7e Art ? « Parce que ça fait rêver » conclut Agnès, les yeux rieurs.

 La boutique lausannoise de Collection 66 se trouve à la Rue des Deux-Marchés 13.

Collection 66 est sur Facebook, sur Instagram et a un site web

Lifestyle

Patrick Ferreira, le couteau suisse de la Sneaker

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Patrick Ferreira est l'un des organisateurs de l'événement fribourgeois – © danaktiv

Samedi, à Fribourg, la salle de concert Fri-son accueillait son premier événement dédié à la Sneaker (chaussure de sport à un usage citadin ; l’intérêt réside dans le plaisir de se balader avec des baskets inédites ou rares).

Une journée intitulée « Sneakers & Beats » (en français, « baskets et sons »). Cette manifestation, gratuite, s’est déroulée en journée. Le concept : réunir des professionnels et des passionnés souhaitant vendre, acheter ou échanger des baskets, des vêtements « hype » et d’autres accessoires exclusifs. La musique, elle, fut assurée par différents DJs de la scène fribourgeoise et une dizaine de stands de Sneakers misent à l’honneur. Mais ce n’est pas tout. En effet, des coiffeurs, un barbershop, un tatoueur, un stand pour les boissons, un autre pour les burgers et un détaillant d’une marque de CBD (cannabis légal) ont aussi trouvé leur place. Les commerçants comme les particuliers vinrent des quatre coins de la Suisse.

Au terme de cette journée, les rires se lisent sur les visages. Sur les réseaux sociaux, les stories se réalisent face aux Sneakers les plus folles et les plus rares. Des photographes prennent  des clichés de femmes et d’hommes ayant une allure et un style qui illuminent davantage leurs chaussures.

@ danaktiv

La seconde partie de « Sneakers & Beats » s’est déroulée en soirée, avec une entrée payante pour trois concerts ainsi qu’une after party DJ (20h – 3h). Les rappeurs français Rémy & Josman, accompagnés du collectif bullois SexoapCrew, étaient à l’affiche, côté live. Quant à l’after, les DJs Santo & Young Trap s’en sont chargés. Une fois encore, le public ne s’est pas dégonflé. Durant les concerts, tout comme après, des mosh pit ont pris place, des voix se sont fait entendre sur les morceaux. L’ambiance qui y régnait a su faire oublier la pluie, le vent et le froid de l’extérieur. Une réussite.

Mettre sur pied un événement comme celui demande une certaine expérience, de l’organisation et d’autres compétences. Un homme l’a fait et il s’appelle Patrick Ferreira. C’est un Sneakerhead (personne ayant une collection de Sneakers non négligeable). Rencontre.

Slash : Qui est Patrick Ferreira ?
Patrick Ferreira :
J’ai trente ans, je suis un portugais qui est né en Suisse. Donc, je pense assez intégré. Je suis serveur, responsable d’un restaurant. Ce n’est pas ma profession de base, mais je kiffe ça, donc je fais ça (organiser un événement en lien avec la Sneaker, ndlr.). Grâce à ce métier, j’ai pu me permettre d’organiser des événements. Du coup, je suis un gars qui est pas mal dans l’événementiel. Je suis un petit peu partout sans être nulle part.

Quelle est la première paire de Sneakers que tu as eues ?
La première paire qui m’a fait kiffer est de la marque Nike, c’est le modèle Air Max 1.

Saurais-tu brièvement nous expliquer l’histoire de la basket ?
Tout part de la street. Le mouvement de base est parti des États-Unis. De la culture urbaine, de l’arrivée du hip-hop.

Quelles sont les raisons, les causes qui expliquent que la Sneaker a pris une place importante dans notre société ?
J’en vois principalement deux. Premièrement, on consomme plus, on a envie d’avoir plein de baskets. Même quelqu’un qui ne collectionne pas les chaussures n’a pas envie de chausser tous les jours la même paire. T’as envie d’en avoir trois ou quatre pour la semaine. Deuxièmement, c’est la gent féminine. Avant, elle en consommait très peu voire pas et maintenant, elle en porte autant que la gent masculine.

Comment devient-on un Sneakerhead ? Y’a-t-il un moyen de sevrage ?
Je pense que cela commence au moment où tu as ce besoin de posséder des paires exclusives que les autres n’auront pas. Dès que tu peux en acquérir, tu en voudras toujours plus. C’est à ce moment que tu deviens un Sneakers addict. Je ne sais pas si il existe un moyen de sevrage… Je n’ai jamais essayé et je n’ai pas encore eu l’envie de me sevrer. Cependant, si j’étais en couple, je changerais d’avis… Je connais des gars qui étaient « dingues » comme moi et ont arrêté. Ils essaient de revendre toute leur collection, parce qu’ils souhaitent emménager, acheter une maison, un appartement ou ils vont devenir papas. Ils ont des nouvelles obligations. Je pense que le seul moyen de sevrage est d’être conscient de ses priorités.

Quel est le montant le plus élevé que tu as déboursé pour une paire ?
La somme la plus importante que j’aie sortie équivaut à 1 200 euros (environ 1 350 francs, ndlr.) pour une paire d’Air Max 1 Patta Purple.

© Sweetsoles

Tu es le fondateur de Snkrhds Fribourg (diminutif de « SneakerHeads »). Qu’est-ce ? Quel est le but ?
Ça a été fondé il y a cinq-six ans. Je ne saurais te dire la date exacte. À la base, c’est un groupe de passionnés qui s’échangent des contacts, qui parlent de shoes, des endroits où l’on peut acheter certains produits, la date de sortie d’une paire de baskets, etc. Avec le temps, on s’est agrandis, on a eu l’envie de faire bouger cette culture dans notre ville et nous avons commencé à organiser des événements. Résultat, on s’est faits un petit nom dans le pays.

Pourquoi avoir décidé de te lancer dans les « Sneakers events » ? Ça fait combien de temps ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?
Ça m’apporte énormément de plaisir. Je kiffe les baskets et j’avais envie qu’il y ait des manifestations dédiées à ces produits, à Fribourg. Je voyais de nombreux Fribourgeois se déplacer ailleurs pour ce type de manifestations. Je me suis dit : « Si ça fonctionne à Lausanne, Zurich, qui sont des villes plus grandes que Fribourg, c’est clair que ça marchera dans ma petite ville ». C’est pourquoi nous avons commencé par de petits events au Cyclo Café qui ont cartonnés. C’était blindé toute la journée, les gens étaient heureux. Du coup, on en fait deux par année. C’est notre troisième année d’activité et notre sixième event.

@ danaktiv

Quel est ton meilleur souvenir lié à l’un de tes events ?
Ce n’est pas un souvenir, mais une chose qui me fait du bien. Ça m’est arrivé encore aujourd’hui. C’est lorsque je demande aux gens si ça leur a plu et qu’ils me répondent : « À l’année prochaine, mon pote ! » Voilà, ce genre de réponse me fait plaisir et me donne envie de continuer.

Combien de temps faut-il pour organiser un événement comme Sneakers & Beats ?
Il a fallu approximativement trois mois que l’on travaille dessus. On a bossé comme des malades sur la promo. Pour ma part, j’ai bossé une à deux semaines à 100 %. Cela représente cinquante heures par semaine, à côté de mon job principal. Dan, le responsable communication, a fait environ trente heures par semaine à côté de son job aussi. Heureusement que nous avons des gens fiables, qui étaient là pour nous aider. Rien que répondre à des mails, cela peut me prendre des heures, car il y a des questions pertinentes auxquelles tu ne peux pas répondre à la légère.

Comment s’effectue la sélection des gens qui exposent leurs articles ?
On a déjà une sélection de connaissances, de potes ou de gens qui venaient déjà aux précédents events. Après c’est « premier arrivé, premier servi », mais on fait tout de même attention à ce qu’on nous propose. On ne veut pas qu’il y ait quatre personnes vendant tous la même chose. On va faire en sorte que les vendeurs offrent différentes tailles, divers styles de Sneakers, des habits « hype » et du vintage. On essaie d’avoir de tout. Pour chacune de nos manifestations, on a toujours eu le nombre de stands que l’on voulait. J’avoue qu’aujourd’hui, j’ai dû refuser deux-trois personnes pour une question de place, car c’était la première fois qu’on intégrait les locaux de Fri-son et je ne voulais pas que mes hôtes manquent de place. Je me suis rendu compte durant la journée que l’on aurait pu les accueillir. Dorénavant, nous connaissons la salle et savons combien de stands nous pouvons mettre à disposition.

Une seconde édition aura-t-elle lieu pour 2019 ?
Surprise ! (rires) Affaire à suivre sur nos réseaux sociaux.

Qu’est-ce qu’il y’aurait à améliorer, si vous remettez le couvert ?
Débuter la soirée un peu plus tard, afin que les soundchecks des artistes se fassent une fois que les vendeurs ont plié bagage, sans être stressés. Après, il y a des éléments concernant le back-office qui permettront d’être encore plus relax’. Je ne te cache pas qu’hier soir, chez moi, j’étais assez tendu et c’était la première fois que cela m’arrivait. J’avais l’impression d’avoir oublié un million de choses.

Quel est ton morceau préféré en référence à la Sneaker ?
Le morceau est d’un artiste américain. Il est malheureusement décédé depuis peu… C’est Mac Miller avec Nike’s on my feet. C’est un son que j’ai beaucoup écouté, je l’écoute encore, je le kiffe tellement ! Je ferais pareil que lui, si je pouvais aller à New York : j’achèterais quinze paires avant de rentrer à la maison.

Patrick Ferreira est sur Facebook et Instagram 

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Mode

Dans les ateliers d’Albers, un projet de sœurs entrepreneuses

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© Albers / Ivana Vidovic Canal

Alex, 22 ans, créatrice de vêtements et en propédeutique à l’École supérieure des Beaux-Arts et de la Haute école d’Arts de Genève, et Beryl, 28 ans, géographe-urbaniste, ont fondé leur marque de vêtements et accessoires, Albers, en 2013. Une aventure particulière et touchante, puisque les jeunes femmes sont sœurs et créent les pièces ensemble, de A à Z. Elles dévoilent leur nouvelle collection samedi, on les a rencontrés.

L’histoire d’Albers a commencé dans un salon, ou presque. Alex et Beryl, les sœurs fondatrices, faisaient des tote bags, chez elles, «pour le fun». Le résultat étant sympathique, de plus en plus d’amis en demandent. «On a donc commencé à leur en créer et à force, l’idée de fonder notre marque a fait du chemin. Puis le shop Délicieux [qui a depuis fermé, ndlr.] nous a proposé de vendre nos pièces», raconte la première. Arrivent ensuite un premier événement pour la collection capsule et une collection de vestes pour hommes. «Ça a bien marché et on est arrivé à un moment où la demande est très vite montée», se souvient la seconde. Le succès est au rendez-vous et les deux sœurs sont rapidement submergées par les nouvelles sollicitations : «On a eu un peu de la peine à suivre ; le shop nous demandait de fournir plus de pièces. On n’est pas une grosse entreprise, on est juste les deux et ce n’est pas notre métier, c’est un hobby», détaille Beryl.

Alex et Beryl, à leur domicile lausannois – © Albers / Ivana Vidovic Canal

Créer des pièces uniques qui restent abordables, c’est la philosophie des jeunes femmes. Elles imaginent l’ensemble et réalisent chaque pièce à la main : «Le but c’est qu’il n’y ait aucune intervention d’industrie. On coud toutes les pièces à la maison, en utilisant au maximum des matériaux suisses et en créant des pièces uniques. Pas comme un maillot de bain de grande distribution, où dès que tu vas à la plage, il y a cinquante filles qui ont le même», explique la cadette. Véritable histoire de famille, la passion pour la couture ne date pas d’hier… Alors, enfants, l’activité phare était de récupérer les chutes tombées de la machine à coudre de leur maman et de les transformer en créations.

À l’heure d’une mode aux prix toujours plus exorbitants, l’accessibilité est le maître-mot d’Albers. «Les nouveaux créateurs suisses c’est souvent des choses hyper chères et donc, même si on en a envie, c’est très difficile de s’offrir leurs produits», regrette Alex. Le but est donc de prouver qu’il n’est pas nécessaire de sortir une somme importante pour avoir des pièces hors du commun, tout en sensibilisant les gens aux heures de travail que chaque objet nécessite.

Puis, les sœurs ont commencé à vernir leurs collections, toujours avec un succès fulgurant. «Un peu victimes de notre succès, à chaque vernissage, on vendait toutes nos pièce», rigole Beryl, contente d’avoir trouvé une manière originale et sympa de vendre leurs collections. Un concept est né : un événement exclusif pour une pièce exclusive. Mais cela va bien au-delà, ces soirées permettent un véritable échange vestimentaire. «On passe beaucoup de temps sur chaque pièce et c’est vrai qu’à la fin on a du mal à s’en séparer, on a bien envie de la garder pour soi», avoue Beryl, presque nostalgique. Alex approuve : «Rencontrer l’acheteur, c’est quand même beaucoup plus cool. On voit que la personne en prendra soin». Presque comme si les vêtements avaient une âme : «Le fait de customiser les pièces, de les pimper, ça en fait un objet phare, qu’on a envie de chérir», explique Beryl. «C’est comme si tu te fais un cadeau à toi-même. Tu ne t’achètes pas un vêtement basique», soutient Alex de manière enjouée.

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Les origines des sœurs – un père chilien et une mère hollandaise – ont toujours été une source d’idées importante : «On a beaucoup voyagé et vu des paysages et des tissus inspirants», dit Beryl. Alex, beaucoup plus proche du monde de la mode, nuance : «On essaie quand même de rester dans quelque chose d’actuel, on suit les tendances tout en se les appropriant». D’ailleurs, travailler en famille est connu pour être une tâche ardue, est-ce plus facile entre sœurs ? «Ce n’est pas toujours facile, avoue Beryl, je pense que le plus difficile est de trouver du temps entre nos emplois respectifs pour travailler sur la marque. Mais pour la conception des pièces, on est assez d’accords». Il suffit donc de «juste» gérer le relationnel.

Les deux soeurs s’accordent au moins sur une chose : elles continueront Albers tant que le plaisir de la création et la diversité des pièces resteront : «Dans le monde de la mode, il faut toujours tout faire vite. Tu y mets toute ton âme, tu es toujours fatigué. Je pense qu’il faut vraiment aimer ce genre de rythme pour y rester, déplore Alex, et nous c’est pas ce qu’on recherche».

Aperçu de leur prochaine collection – © Albers / Ivana Vidovic Canal

Pour le moment, le plaisir est plus que présent puisqu’Alex et Beryl organisent deux à trois événements par année. Chaque collection est une surprise, elles ne savent jamais à l’avance ce qu’elle contiendra. «Ça dépend déjà du temps qu’on a à disposition, mais aussi des matières qu’on a trouvées et de la saison», raconte Alex. La création est aléatoire, «au feeling», comme dirait Beryl. Mais certaines pièces reviennent tout de même, dont leur best-seller : la banane. Cette dernière fait partie de leur prochaine collection, accompagnée de t-shirts, entre autres. Une collection tout en détail, entre jeans, cuir et broderies, toujours teintée de l’empreinte familiale : «On a repris les phrases que notre mère nous disait, ces punchlines absurdes, qu’elle sortait des fois en français, des fois en hollandais et on les a brodées sur les t-shirts», dévoile Beryl. Pour le reste, il faudra patienter jusqu’à samedi.

Albers est sur Facebook et Instagram.
La collection estivale d’Albers sera vernie samedi 9 juin 2018 à L’Atelier de Lausanne.

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