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Tataki, le média pop culture de la RTS a-t-il réussi son pari ?

Capture : RTS / Tataki

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Depuis septembre, Tataki, le média destiné aux 15-24 ans, made in RTS, se sert de l’humour et de la célèbre pop-culture pour « piquer la curiosité des jeunes sur les plateformes sociales ». Découverte, décryptage, lifestyle et relations sociales, tels sont les angles exploités par la nouvelle entité pure player du Service public romand.

Mais alors Tataki, est-ce du tout cuit ou du réchauffé ? On a demandé à Manon Bornand, coordinatrice digitale et cheffe de projets pour la marque, de nous dresser le bilan de ces sept premiers mois.

Interview réalisée le 21 avril 2018.

Slash : Salut Manon. Tataki, c’est le nouveau média pure player de la RTS, celui qui compte s’adresser au 15-24 ans. Comment va-t-il ? 
Manon Bornand : Effectivement, c’est le nouveau média 100% digital de la RTS, qui s’adresse aux jeunes de Suisse romande, les 15-24 ans. Après 7 mois de vie – Tataki a été lancé fin septembre sur Instagram, Facebook, Snapchat et YouTube –, nous sommes très contents du travail accompli et surtout du retour positif du public. De nombreux défis sont encore à relever face à un engouement grandissant, mais nous sommes aujourd’hui heureux de compter sur une communauté avec laquelle nous échangeons tous les jours via nos plateformes.

Et toi, quel est ton rôle en tant que cheffe de projets pour Tataki ? 
J’ai commencé à bosser pour ce projet il y a un an, donc mon boulot a pas mal évolué, ce qui est super. Principalement, je m’occupe de coordonner le job global pour faciliter le travail de la team, ainsi que de la visibilité de nos formats et de la marque. Cela se traduit par la coordination des publications avec ma collègue Cézanne Trummer, Community Manager, le développement et la maximisation des vues, ou encore autour de réflexions et d’une veille plus générale sur les médias sociaux. Une part de mon travail consiste également à développer la visibilité de Tataki sur le terrain via du street marketing ou des contenus lors d’événements. J’ai aussi la chance d’être en contact avec une équipe de jeunes entre 13 et 27 ans, à qui nous présentons régulièrement des contenus en avant-première, ou déjà publiés, pour qu’ils nous donnent leur avis, ce qui est précieux. Comme nous travaillons en collectif, j’ai aussi et naturellement un avis sur les nouvelles séries, les épisodes, les talents, les manques de Tataki, etc.

Tu zappes sur les plateformes que tu apprécies et consommes ce que tu veux, quand tu le veux, et surtout où tu le veux.

Les 15-24 ans, c’est une cible qui a véritablement déserté les canaux « traditionnels » (radio, TV) ? Comment l’expliquer ? 
Ils ne désertent pas tout. Il reste le sport, la télé-réalité, les docu’, les séries – car Netflix reste du contenu traditionnel. Mais il est vrai qu’il s’agit d’une cible de plus en plus difficile à atteindre via des canaux dits « traditionnels ». La consommation de l’audiovisuel est de moins en moins linéaire, on choisit ce que l’on consomme au moment où on veut le consommer. Des plateformes comme YouTube ou Netflix donne le ton et modifient nos habitudes. Tu ne zappes plus avec une télécommande devant ta télé qui propose un nombre de chaînes limité. Tu zappes sur les plateformes que tu apprécies et consommes ce que tu veux, quand tu le veux, et surtout où tu le veux. Plus de contrôle de l’utilisateur, plus de personnalisation. C’est sûrement cette grande liberté et diversité de contenus permis par Internet qui séduit autant, parfois au détriment de la radio et de la TV.

Vous avez choisi comme ligne éditoriale la très tendance « pop-culture ». Pourquoi – la jeunesse en 2018, ce n’est que des GIFs de chats et du Rihanna ? 
On devrait penser à faire des GIFs de chats déguisés en Rihanna [rires] ! Je pense que la pop-culture n’est pas représentée simplement par du mème, du GIF et des pops-stars. Dans tous les cas, à Tataki, nous appréhendons la culture populaire par sa quantité florissante de thèmes et d’intérêts : la musique (rap, électro, pop…), les séries en tous genres, les films, le gaming, l’art, les fringues, mais aussi l’écologie, la politique, bref la société… La pop-culture, c’est tout ce qui parle à beaucoup de monde – et la culture du montage, collage, GIF en fait partie. C’est un super terrain de jeu pour Tataki : on a un champ infini qui s’offre à nous pour proposer du contenu qui peut intéresser, toucher, rendre curieux, divertir, interroger…

Nous avons choisi la pop-culture – plutôt via la street culture – car nous souhaitons nous nourrir de thématiques qui nous intéressent et qui nous sont proches – l’équipe Tataki a entre 18 et 29 max –, mais qui puissent également et surtout parler aux gens qui ont notre âge. 

Tataki, c’est une communauté de plus de 22’000 followers, avec un engagement fort. Comment on explique un tel succès ?
À cause des GIFs chats [rires]. Non, plus sérieusement, je pense que les gens apprécient ces contenus. Nous y mettons tout notre cœur et notre authenticité, on écoute, on traduit, on s’éclate, on teste, et on le partage avec la communauté qui nous aiguille aussi directement sur ses gouts, ses envies. L’avantage des réseaux sociaux c’est le lien direct que tu entretiens avec l’audience, du coup on a aussi très vite pu identifier ce qui marchait et ce qui marchait moins – on ne cède pas au clickbait [le putaclic, ndlr.] pour autant. On a de plus toujours continué à le faire avec une gnaque folle et ça doit sans doute se ressentir. L’engagement est effectivement fort, les gens nous écrivent, commentent, partagent nos contenus. C’est vraiment cool de constater cet engouement et de se rendre compte qu’un relais suisse romand comme Tataki peut plaire. La communauté semble fière que cela soit Suisse. Elle s’y reconnaît. On est encore jeunesl donc il y a encore plein de choses à imaginer, développer, continuer, mais en tout cas c’est super d’avoir de tels retours positifs.

Pour trouver des contenus, vous lancez régulièrement des appels à projets. Dès qu’il s’agit de s’adresser au moins de 30 ans, la RTS ne sait plus quoi faire, c’est ça ?
La RTS parle quand même aux moins de 30 ans, contrairement à ce que l’on croit. On a pas mal d’éléments qui le prouvent. Mais c’est vrai qu’on voulait élargir la palette, avec des codes plus spécifiques. Nous travaillons en guichet ouvert pour recevoir des projets de toutes parts et en tout temps. Non pour éviter de bosser à l’interne, qui nous fournit déjà de super ressources, mais plus car nous aimons également faire de la co-création, co-production, avec des gens divers et variés (pro’ ou amateurs). Plusieurs de nos contenus sont pensés et créés par l’équipe Tataki directement, le reste provient effectivement de ces appels et de ce guichet, car nous avons à cœur de bosser avec des jeunes réalisateurs qui peuvent aussi nous amener leur vision du monde et du travail. Nous avons également l’envie constante de pouvoir faire émerger à l’écran des nouvelles têtes et nouvelles personnalités externes à la RTS ; les appels à projets sont un super outils pour rencontrer des gens et enrichir notre team de nouveaux talents.   

Et comment allez-vous évoluer ? Quels sont vos projets ? 
Nous avons pas mal de séries en cours de réalisation actuellement. L’idée est donc de continuer à faire des contenus qui intéressent et plaisent. Bien sûr, le but est également de se perfectionner à travers nos différentes expériences. Nous souhaitons également continuer à proposer des contenus différents en fonction des plateformes de diffusion. Donc, abonnez-vous à tous les canaux, car ils sont complémentaires [rires] ! Notre envie pour cette année est aussi de trouver quelques supers personnalités qui pourraient porter leurs opinions, leurs analyses, leurs visions du monde et rejoindre ainsi le collectif et l’écosystème de Tataki. 

Qu’est-ce que Slash peut vous souhaiter, alors ? 
De rester humbles et ambitieux, de rester inspirants et de montrer aux Suisses romands qu’il se passe des choses chez nous à tous les niveaux (danse, musique, art, passions, sport…) et qu’on peut en être fiers. Et aussi d’avoir une clim’ dans nos bureaux [rires]… 

Merci Manon. 

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Une interview léchée de Blaise Bersinger, de retour avec «Mauvaise langue»

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© RTS / Laurent Bleuze

Après une première saison aux débuts cartonnés, Mauvaise langue, le late-night show proposé l’an passé par la RTS revient vendredi soir sur le petit écran. Mais cette fois-ci uniquement présenté par Blaise Bersinger. 

«Les gens qui auront encore une télévision en 2019, vous nous retrouverez en janvier». Ainsi s’est terminé le 8 juin dernier l’ultime épisode de la première saison de Mauvaise langue, le programme de la RTS, largement inspiré des très écrits late shows américains.

Malgré un début qui a connu la critique facile, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, le programme de 26 minutes – n’y voyez aucun rapport avec les deux Vincent – a su trouver son public (48 000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, soit 12,7 % de parts de marché).

Lire aussi :  Ce qu'on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

Sept mois plus tard, l’émission de deuxième partie de soirée, est de retour ce vendredi, à 22h40, sur RTS Un. Elle sera présentée cette fois uniquement par Blaise Bersinger, Thomas Wiesel ayant décidé de s’investir uniquement en tant qu’auteur. Comme premier invité ? L’animateur du Service public romand, Jean-Marc Richard – Les P’tits zèbres, le Professeur Maboule, vous vous souvenez ?

Quelques jours avant l’enregistrement du première épisode de cette seconde cuvée, Blaise Bersinger, sur le ton décalé qu’on lui connait, a accepté de répondre à nos questions.

Slash : Salut Blaise. Mauvaise langue revient dans quelques jours, sur RTS Un. Ça va, tout est prêt ?

Blaise Bersinger : Coucou. Tout n’est pas encore prêt, non. Mais je crois que ça fait partie du job. Je vais bien, malgré ce petit chalazion sous mon œil droit que je peine à faire partir et mes quelques retards administratifs sur des factures – c’est fou, quand même, à quel point on peut se mettre dans la panade tout seul en oubliant simplement un document sur une pile de papiers pendant plusieurs jours. La vie, je vous jure, des fois, elle nous fait vivre de ces histoires. Et toi, ça va ?

Blaise Bersinger est désormais l’animateur unique de “Mauvaise langue” – © RTS / Laurent Bleuze

Super, je te remercie. Malgré des audiences stables, et plutôt bonnes, vous avez dû essuyer la critique, plus d’une fois. Comment s’annonce cette deuxième saison ?

C’est encourageant comme question. On part sur une saison de type calamiteux. Je me réjouis que la Suisse romande assiste à ce fiasco historique.

Mais, le vendredi, à 22h40, ça reste une case ingrate…

Je ne vois pas de quoi tu parles. S’il y a bien un moment où les jeunes de Suisse romande – notre public dit «cible» – sont devant leur télévision, en train de ne pas boire des verres en ville, c’est bien le vendredi soir.

Et c’est resigné pour combien d’épisodes ?

Vingt-deux.

Blaise Bersinger va remplacer Thomas Wiesel. Qui pour remplacer Blaise ?

Je n’en sais rien. J’aime beaucoup l’idée de penser à une éventuelle troisième saison, alors que je n’ai pas commencé la deuxième. C’est comme l’autre jour, j’étais au restaurant, et j’hésitais entre le tiramisu et la panna cotta, en dessert… Alors que je n’avais pas encore reçu ma quatre saisons. Mythique. On vit nos meilleures années.

Lors de la première saison, Thomas avouait que tes interventions créaient parfois, malgré toi, le malaise. Comment tu vas amorcer ce problème dans cette nouvelle formule ?

Ah sympa, merci. Je me suis débarrassé de Thomas.

 

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Une publication partagée par Mauvaise Langue (@mauvaiselanguetv) le

On peut s’attendre à quoi comme nouveautés ?

La forme va très peu évoluer. On va essayer d’installer un vrai moment stand-up pour mettre en valeur certains de mes acolytes dans ce qu’ils font de mieux. Un.e invité.e par émission me rejoindra, dans la mesure des disponibilités des gens que nous voulons inviter. Mais je ne vais pas révolutionner le concept, le changement principal réside avant tout dans le fait que c’est moi qui présenterai.

«Blaise Bersinger part en torche, l’éteignant dans des punchlines plus proches du prout que de l’uppercut». 24 heures vous a méchamment pourfendus dès la première, l’an passé. Si tu souhaites les rassurer…

Non vraiment, merci pour tes encouragements.

Et nous, qu’est-ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Mauvaise langue ?

Qu’on s’amuse, que les gens s’amusent avec nous et qu’on nous encourage.

Merci Blaise.


Mauvaise langue, tous les vendredis à 22h40 sur RTS Un et à retrouver en capsules vidéo sur Facebook.

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«En attendant la gloire», Yoann Provenzano de passage chez Slash

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Il aime la raclette, «Fight Club» et les One Direction. Il est aussi le nouvel animateur de la matinale de Couleur 3. «En attendant la gloire», Yoann Provenzano est passé nous faire un coucou.

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