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Ce qu’on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

© RTS / Laurent Bleuze

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Vendredi soir, sur la RTS, le premier épisode du talk-show de Thomas Wiesel et compagnie nous a globalement déçu. Pas grave, on veut voir la suite. 

22h53. La fiction policière française « La loi de Valérie » se termine sur un meurtre sordide. Drôle de « locomotive », au reste, pour lancer un nouveau programme inspiré des très écrits late shows américains, « Mauvaise langue ». Drôle de « case », aussi. Le vendredi, à 22h50, pour un format destiné à un public de jeunes adultes, c’est… audacieux.

Un générique pop-jazzy, qui s’enchaîne sur un panoramique public/animateur. Thomas Wiesel dans la lumière. Assis sur son bureau. Nous sommes sur CBS ? Non, simplement les influences anglo-saxonnes du nouveau porteur d’image de la RTS. Ça fait du bien ? On ne sait pas encore. On regarde ce nouvel « infotainement ». Un peu captivé. Beaucoup intrigué.

Apprendre la télé

Wiesel s’assoit. Il débite son texte. Machinalement. Comme en radio. Et fait tournoyer nerveusement son stylo 4 couleurs entre ses doigts, pendant 25 minutes 38. Mais, n’importe quel présentateur le dira : l’exercice du prompteur est un enfer, la relance, une galère, le face cam’, proche du calvaire. Dans une interview accordée à 24 heures, il disait justement « apprendre la télé ». Vendredi, l’humoriste l’a fait, et malgré les imperfections, le courage dont il a fait preuve mérite d’être relevé. Bravo.

(Heureusement) pas seul

Pour accompagner notre nouveau protagoniste, une équipe et pas des moindres : « la jeune génération d’humoristes romands ». C’est sur elle que mise ardemment la RTS (radio et web) depuis quelques mois déjà. Blaise Bersinger, Marina Rollman, Yann Marguet ou Yoann Provenzano, entre autres, se sont donc appliqués, en plateau ou en séquences préalablement enregistrées, à nous faire rire.

Si l’humour de Blaise Bersinger ne plaît, certes, pas aux plus puristes, il faut reconnaître que, en radio, cela fonctionne plutôt bien. Pourtant, une fois sur le petit écran, son absurdité permanente ne fonctionne plus. Ou moins bien. Placé un peu comme un sniper (ceux des plateaux de Thierry Ardisson ou Laurent Ruquier), « l’invité » a tenté, tout au long du programme, de tourner en dérision la dérision de Thomas Wiesel. Dans le dialogue, c’est un peu brouillon. Même chose pour Yann Marguet, qui a visiblement tenté de recycler ses Orties en télé. Dommage.

On veut la suite

Mais, finalement, une bande de jeunes journalistes est-elle légitime à remettre en cause le travail d’une bande de jeunes humoristes ? La question reste en suspend. Cependant, si le contenu de cette première fut globalement décevant, on aime le concept, on attend la suite et, évidemment, on ne peut qu’applaudir chaque nouveau projet mené par la passion. Longue vie à « Mauvaise langue » – et pourquoi pas sur le Service public suisse.

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“Rapophonie”, la première émission internationale de rap francophone débarque sur Couleur 3

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Le premier "Rapophonie" sera diffusé sur Couleur 3 ce dimanche 3 février – © RTS

Couleur 3 (RTS), Mouv’ (Radio France), ICI Musique (Radio Canada) et Tarmac (RTBF) s’associent pour proposer «Rapophonie», une émission commune et internationale sur le rap francophone. Dès le 3 février, chaque dimanche à 21h sur Couleur 3, une heure de mix pour valoriser la diversité musicale du hip-hop.

Quatre médias de service public à destination des jeunes générations s’unissent pour lancer la première émission internationale sur le rap francophone, reposant sur une sélection des meilleurs titres de Suisse, France métropolitaine et d’Outre-mer, Belgique, Canada et Afrique francophone.

«Rapophonie» promet une programmation originale pointue, mixée en alternance par les DJs des quatre médias, dont DJ Vincz Lee pour Couleur 3, pour une expérience radiophonique unique dans le paysage audiovisuel.

À travers cette nouvelle émission, Couleur 3, Mouv’, ICI Musique et Tarmac portent les valeurs d’ouverture, de croisement des cultures et de diversité musicale du hip-hop francophone.


Radiophonie, tous les dimanches de 21h à 22h sur Couleur 3 et à retrouver en podcast sur couleur3.ch.

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Une interview léchée de Blaise Bersinger, de retour avec «Mauvaise langue»

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© RTS / Laurent Bleuze

Après une première saison aux débuts cartonnés, Mauvaise langue, le late-night show proposé l’an passé par la RTS revient vendredi soir sur le petit écran. Mais cette fois-ci uniquement présenté par Blaise Bersinger. 

«Les gens qui auront encore une télévision en 2019, vous nous retrouverez en janvier». Ainsi s’est terminé le 8 juin dernier l’ultime épisode de la première saison de Mauvaise langue, le programme de la RTS, largement inspiré des très écrits late shows américains.

Malgré un début qui a connu la critique facile, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, le programme de 26 minutes – n’y voyez aucun rapport avec les deux Vincent – a su trouver son public (48 000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, soit 12,7 % de parts de marché).

Lire aussi :  Ce qu'on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

Sept mois plus tard, l’émission de deuxième partie de soirée, est de retour ce vendredi, à 22h40, sur RTS Un. Elle sera présentée cette fois uniquement par Blaise Bersinger, Thomas Wiesel ayant décidé de s’investir uniquement en tant qu’auteur. Comme premier invité ? L’animateur du Service public romand, Jean-Marc Richard – Les P’tits zèbres, le Professeur Maboule, vous vous souvenez ?

Quelques jours avant l’enregistrement du première épisode de cette seconde cuvée, Blaise Bersinger, sur le ton décalé qu’on lui connait, a accepté de répondre à nos questions.

Slash : Salut Blaise. Mauvaise langue revient dans quelques jours, sur RTS Un. Ça va, tout est prêt ?

Blaise Bersinger : Coucou. Tout n’est pas encore prêt, non. Mais je crois que ça fait partie du job. Je vais bien, malgré ce petit chalazion sous mon œil droit que je peine à faire partir et mes quelques retards administratifs sur des factures – c’est fou, quand même, à quel point on peut se mettre dans la panade tout seul en oubliant simplement un document sur une pile de papiers pendant plusieurs jours. La vie, je vous jure, des fois, elle nous fait vivre de ces histoires. Et toi, ça va ?

Blaise Bersinger est désormais l’animateur unique de “Mauvaise langue” – © RTS / Laurent Bleuze

Super, je te remercie. Malgré des audiences stables, et plutôt bonnes, vous avez dû essuyer la critique, plus d’une fois. Comment s’annonce cette deuxième saison ?

C’est encourageant comme question. On part sur une saison de type calamiteux. Je me réjouis que la Suisse romande assiste à ce fiasco historique.

Mais, le vendredi, à 22h40, ça reste une case ingrate…

Je ne vois pas de quoi tu parles. S’il y a bien un moment où les jeunes de Suisse romande – notre public dit «cible» – sont devant leur télévision, en train de ne pas boire des verres en ville, c’est bien le vendredi soir.

Et c’est resigné pour combien d’épisodes ?

Vingt-deux.

Blaise Bersinger va remplacer Thomas Wiesel. Qui pour remplacer Blaise ?

Je n’en sais rien. J’aime beaucoup l’idée de penser à une éventuelle troisième saison, alors que je n’ai pas commencé la deuxième. C’est comme l’autre jour, j’étais au restaurant, et j’hésitais entre le tiramisu et la panna cotta, en dessert… Alors que je n’avais pas encore reçu ma quatre saisons. Mythique. On vit nos meilleures années.

Lors de la première saison, Thomas avouait que tes interventions créaient parfois, malgré toi, le malaise. Comment tu vas amorcer ce problème dans cette nouvelle formule ?

Ah sympa, merci. Je me suis débarrassé de Thomas.

 

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On peut s’attendre à quoi comme nouveautés ?

La forme va très peu évoluer. On va essayer d’installer un vrai moment stand-up pour mettre en valeur certains de mes acolytes dans ce qu’ils font de mieux. Un.e invité.e par émission me rejoindra, dans la mesure des disponibilités des gens que nous voulons inviter. Mais je ne vais pas révolutionner le concept, le changement principal réside avant tout dans le fait que c’est moi qui présenterai.

«Blaise Bersinger part en torche, l’éteignant dans des punchlines plus proches du prout que de l’uppercut». 24 heures vous a méchamment pourfendus dès la première, l’an passé. Si tu souhaites les rassurer…

Non vraiment, merci pour tes encouragements.

Et nous, qu’est-ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Mauvaise langue ?

Qu’on s’amuse, que les gens s’amusent avec nous et qu’on nous encourage.

Merci Blaise.


Mauvaise langue, tous les vendredis à 22h40 sur RTS Un et à retrouver en capsules vidéo sur Facebook.

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