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Les “millenials” à la tête du 19h30 de la RTS

De g. à d. : Hannah Schlaepfer, Hélène Joaquim, Muriel Favre et Sophie Badoux, en tête de file de ce "19h30" – © RTS / Philippe Christen

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Le mercredi 31 octobre, le « 19h30 » de la RTS sera 100 % produit par des moins de 35 ans. De « l’actu dans le viseur des millenials », qui composent pas moins d’un tiers de la rédaction de l’Actualité TV. Un projet pour mettre en avant leur vision de celle-ci et leur manière de la raconter.

À la tête d’une trentaine de collaborateurs, quatre femmes : Sophie Badoux et Hélène Joaquim comme cheffes d’édition, Muriel Favre à la réalisation et Hannah Schlaepfer qui se chargera de la présentation. Elles ont chapeauté toute la préparation, des choix de sujets, aux manières de les traiter, en passant par la réalisation : « D’une manière générale, nous avons travaillé sur l’architecture d’un “19h30”, son rythme et l’enchaînement des sujets, en privilégiant aussi les journalistes en plateaux, afin de rendre plus vivante et dynamique la grande messe de l’actualité », raconte Sophie Badoux.

Un défi passionnant, mais pas si facile, avoue la cheffe d’édition : « Coordonner le tout, avec une équipe d’une trentaine de journalistes aux quatre coins de la Suisse, était un sérieux challenge ! Nous n’avons pas rencontré de “grandes” difficultés pour l’heure, et espérons que le jour J se déroulera sans accrocs ».

Séance de rédaction pour l’édition spéciale du 19h30 – © RTS / Anne Kearney

Ce projet est piloté par Christophe Schenk, rédacteur en chef adjoint de l’Actualité TV. Pour lui, cette idée d’édition spéciale est apparue naturellement : « Tous les jours, ils et elles amènent leurs regards, leurs idées et leur sensibilité aux diverses éditions que nous produisons. Avec ce 19h30 dédié, l’idée était de leur donner une occasion de proposer un projet plus ambitieux et d’imaginer une édition originale dans le ton, les thématiques et la réalisation, tout en restant fidèles à la mission d’information de l’Actu TV ».

Un journal produit par des jeunes, mais chapeauté par un journaliste expérimenté, cela ne risque pas de dénaturer le projet ? Il n’en est rien, c’est avant tout un échange pédagogique et enrichissant : « Cette supervision a avant tout pour but de proposer un encadrement, aussi bien pour définir ce qui est possible ou non, que pour mettre en place les moyens techniques pour réaliser ce projet (notamment au niveau du dispositif en plateau). Quant à l’échange entre les journalistes – quels que soient leur âge et leur expérience. Il permet de faire avancer la réflexion éditoriale, sans pour autant chercher à la diriger », se défend Christophe Schenk.

Les journalistes Hélène Joaquim (au premier plan) et Sophie Badoux sur la préparation de ce 19h30 – © RTS / Anne Kearney

Mais est-ce que la vision journalistique diffère beaucoup entre les générations ? Pour Sophie Badoux, la nuance est dans le choix des sujets : « Nous restons tous tout d’abord des journalistes, mais nous avons évidemment des thématiques qui concernent directement les jeunes qui nous interpellent peut-être plus particulièrement. Par exemple, notre document du jour parlera de la libération de la parole sur l’orgasme féminin. ». Cela serait-il dû à un clivage générationnel ? « On ne pense pas qu’on puisse parler de clivage. Dans le fond, on n’a pas envie d’opposer jeunes et vieux, le but de notre TJ spécial est aussi de rassembler autour de l’actualité », explique la jeune cheffe d’édition.

Quant à la représentation des millénials dans les médias romands, Sophie Badoux a un avis plutôt tranché : « Il y a de la marge pour faire mieux ! Mais on peut aussi se demander s’il y a une place suffisante pour les femmes, les personnes à mobilité réduite, la communauté LGBTQ… ». Pour Christophe Schenk, les nouveaux formats ont permis l’inclusion de la génération Y : « Qu’il s’agisse de Nouvo ou de la vidéo textée sur le net et les réseaux sociaux, l’Actu TV a développé ces dernières années de nouveaux formats adaptés aux vecteurs actuels et aux nouveaux publics ».

Même si, pour le moment, ce 19h30 est une édition unique, il pourrait être le début d’une nouvelle forme de collaboration, comme l’explique Christophe Schenk : « Nous ferons un bilan plus tard et verrons si et comment perpétuer ou poursuivre ce travail, voire même s’en inspirer au quotidien ». Quelques détails sont encore à régler, et Sophie Badoux avoue être un peu stressée. Mais elle relativise vite : « Tout est en train de se mettre en place et de prendre forme, donc nous sommes confiantes ». Fin du suspense mercredi soir. À 19h30, vous l’aurez compris.

L’édition sera suivie à 21h20 d’un « Infrarouge » spécial pour en débattre.

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Une interview léchée de Blaise Bersinger, de retour avec «Mauvaise langue»

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© RTS / Laurent Bleuze

Après une première saison aux débuts cartonnés, Mauvaise langue, le late-night show proposé l’an passé par la RTS revient vendredi soir sur le petit écran. Mais cette fois-ci uniquement présenté par Blaise Bersinger. 

«Les gens qui auront encore une télévision en 2019, vous nous retrouverez en janvier». Ainsi s’est terminé le 8 juin dernier l’ultime épisode de la première saison de Mauvaise langue, le programme de la RTS, largement inspiré des très écrits late shows américains.

Malgré un début qui a connu la critique facile, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, le programme de 26 minutes – n’y voyez aucun rapport avec les deux Vincent – a su trouver son public (48 000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, soit 12,7 % de parts de marché).

Lire aussi :  Ce qu'on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

Sept mois plus tard, l’émission de deuxième partie de soirée, est de retour ce vendredi, à 22h40, sur RTS Un. Elle sera présentée cette fois uniquement par Blaise Bersinger, Thomas Wiesel ayant décidé de s’investir uniquement en tant qu’auteur. Comme premier invité ? L’animateur du Service public romand, Jean-Marc Richard – Les P’tits zèbres, le Professeur Maboule, vous vous souvenez ?

Quelques jours avant l’enregistrement du première épisode de cette seconde cuvée, Blaise Bersinger, sur le ton décalé qu’on lui connait, a accepté de répondre à nos questions.

Slash : Salut Blaise. Mauvaise langue revient dans quelques jours, sur RTS Un. Ça va, tout est prêt ?

Blaise Bersinger : Coucou. Tout n’est pas encore prêt, non. Mais je crois que ça fait partie du job. Je vais bien, malgré ce petit chalazion sous mon œil droit que je peine à faire partir et mes quelques retards administratifs sur des factures – c’est fou, quand même, à quel point on peut se mettre dans la panade tout seul en oubliant simplement un document sur une pile de papiers pendant plusieurs jours. La vie, je vous jure, des fois, elle nous fait vivre de ces histoires. Et toi, ça va ?

Blaise Bersinger est désormais l’animateur unique de “Mauvaise langue” – © RTS / Laurent Bleuze

Super, je te remercie. Malgré des audiences stables, et plutôt bonnes, vous avez dû essuyer la critique, plus d’une fois. Comment s’annonce cette deuxième saison ?

C’est encourageant comme question. On part sur une saison de type calamiteux. Je me réjouis que la Suisse romande assiste à ce fiasco historique.

Mais, le vendredi, à 22h40, ça reste une case ingrate…

Je ne vois pas de quoi tu parles. S’il y a bien un moment où les jeunes de Suisse romande – notre public dit «cible» – sont devant leur télévision, en train de ne pas boire des verres en ville, c’est bien le vendredi soir.

Et c’est resigné pour combien d’épisodes ?

Vingt-deux.

Blaise Bersinger va remplacer Thomas Wiesel. Qui pour remplacer Blaise ?

Je n’en sais rien. J’aime beaucoup l’idée de penser à une éventuelle troisième saison, alors que je n’ai pas commencé la deuxième. C’est comme l’autre jour, j’étais au restaurant, et j’hésitais entre le tiramisu et la panna cotta, en dessert… Alors que je n’avais pas encore reçu ma quatre saisons. Mythique. On vit nos meilleures années.

Lors de la première saison, Thomas avouait que tes interventions créaient parfois, malgré toi, le malaise. Comment tu vas amorcer ce problème dans cette nouvelle formule ?

Ah sympa, merci. Je me suis débarrassé de Thomas.

 

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On peut s’attendre à quoi comme nouveautés ?

La forme va très peu évoluer. On va essayer d’installer un vrai moment stand-up pour mettre en valeur certains de mes acolytes dans ce qu’ils font de mieux. Un.e invité.e par émission me rejoindra, dans la mesure des disponibilités des gens que nous voulons inviter. Mais je ne vais pas révolutionner le concept, le changement principal réside avant tout dans le fait que c’est moi qui présenterai.

«Blaise Bersinger part en torche, l’éteignant dans des punchlines plus proches du prout que de l’uppercut». 24 heures vous a méchamment pourfendus dès la première, l’an passé. Si tu souhaites les rassurer…

Non vraiment, merci pour tes encouragements.

Et nous, qu’est-ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Mauvaise langue ?

Qu’on s’amuse, que les gens s’amusent avec nous et qu’on nous encourage.

Merci Blaise.


Mauvaise langue, tous les vendredis à 22h40 sur RTS Un et à retrouver en capsules vidéo sur Facebook.

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«En attendant la gloire», Yoann Provenzano de passage chez Slash

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Il aime la raclette, «Fight Club» et les One Direction. Il est aussi le nouvel animateur de la matinale de Couleur 3. «En attendant la gloire», Yoann Provenzano est passé nous faire un coucou.

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