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Slash, sur les réseaux

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« LacLac » : l’association qui met des claques aux stéréotypes sur la jeunesse

De g. à d. : Malika Djehiche, Téo Linares, Camille Lanci, Philéas Authier, Gabriela Cabré et Antoine Pino – © LacLac

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Slash a rencontré l’association LacLac. Ils sont neuf jeunes passionnés et dynamiques. Leur but ? Casser les stéréotypes sur la jeunesse actuelle par le biais de capsules vidéo diffusées sur Léman Bleu et les réseaux sociaux.

« LacLac », « la claque », sous cet homophone qui traduit parfaitement d’une part les origines lacustres de cette équipe de copains venant de Genève et Neuchâtel, et d’une autre part le but recherché, à savoir démonter les stéréotypes sur les jeunes, cette association a vu le jour en 2018 et compte bien perdurer.

« Le meilleur moyen de décrire la jeunesse, c’est de la laisser s’exprimer »

Tout a commencé en ce début d’année. Camille Lanci et Gabriela Cabré étaient à une conférence sur la votation « No-Billag ». Dans un petit film projeté à cette occasion, la jeunesse actuelle était décrite péjorativement comme désintéressée de la politique ou de la vie publique. « J’ai été particulièrement sensible à cette vidéo, car c’était faux, lance Camille. J’avais besoin de m’exprimer et la seule personne de libre, à ce moment-là, était Laurent Keller, directeur de Léman Bleu », raconte l’étudiante à l’Université de Neuchâtel. Camille s’approcha et entama le débat en déclarant qu’il était dangereux de stigmatiser la jeunesse puisque cela pourrait bien la conduire à ne pas se sentir concernée par cette votation.

Selon Camille, « Le meilleur moyen de décrire la jeunesse, c’est de la laisser s’exprimer ». Laurent Keller fut très attentif à ces propos et c’est en quelque sorte de cette manière qu’est née « LacLac ».

Camille et Gabriela ont ensuite été rejointes par sept amis : Max Gigon, Philéas Authier, Loïc Beck, Antoine Pino, Antoine Rognon, Malika Djehiche et Téo Linares. Toujours en contact avec Léman Bleu, le groupe de jeunes met sur pied un projet : créer des vidéos dans lesquelles des jeunes racontent leur histoire et ainsi montrer l’hétérogénéité de cette jeunesse plurielle trop souvent stéréotypée. Après une première capsule « test », LacLac a obtenu le droit de diffuser dix mini courts-métrages sur la chaîne genevoise.

Les lieux de tournage sont choisis par les personnes interviewées – © LacLac

Une journée de tournage avec LacLac

Bien que tous amateurs, chaque membre de l’association apporte sa pierre à l’édifice. « Nous sommes tous différents, nous avons des parcours différents, des compétences différentes. Chacun essaie de mettre à profit ses connaissances et ses capacités », souligne Max Gigon, qui s’occupe plus particulièrement du montage vidéo. Grâce à l’appui de Léman Bleu, qui leur a fourni du matériel et une formation, les neuf jeunes, pour la plupart étudiants, s’épanouissent dans leur projet.

Les personnes mises en valeur dans les capsules vidéo ont un point en commun. « Elles ont quelque chose à raconter, un message à faire passer. Nous ne recherchons pas des gens exceptionnels », explique Téo Linares.

Quelques jours avant un tournage, l’équipe rencontre la personne à interviewer. Ils lui expliquent le projet et définissent ensemble les sujets de discussion et les lieux de tournage. « C’est vraiment la personne interviewée qui décide presque tout », ajoute Téo, également étudiant à l’Université de Neuchâtel.

Le jour du tournage, quatre ou cinq personnes de l’association se rendent sur place et passent la journée avec le sujet de la vidéo. « Le but est de montrer la réalité. C’est pourquoi nous essayons de passer le plus de temps possible avec la personne en question », poursuit Max.

Téo Linares (au second plan) et Loïc Beck en plein tournage – © LacLac

Une envie de poursuivre

« Et maintenant, que vais-je faire ? », chantait Gilbert Bécaud. Si le mandat de LacLac avec Léman Bleu a une échéance, les jeunes passionnés ne comptent pas pour autant en rester là. « Nous voulons continuer. LacLac a un but pédagogique et andragogique. Chaque membre ne sait pas encore ce qu’il fera l’année prochaine. Donc la question de la pérennité ne s’est pas encore vraiment posée, mais il y a un désir de poursuivre ce beau projet », avoue Camille.

Mais avant d’évoquer le futur, place au présent et les dix capsules produites. Quatre ont déjà été diffusées et en voici un exemple avec Marie, fleuriste et maquilleuse professionnelle, qui nous emmène dans son quotidien :

LacLac est sur Facebook, Instagram et YouTube.

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Booba VS Kaaris, ou quand le PAF se délecte d’un spectacle humiliant

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Droit réservé

Entre ces deux-là, c’est une guerre qui n’en finit plus. En effet, il ne se passe pas un jour sans que les attaques ne fusent de part et d’autre, pour le plus grand bonheur des internautes, mais également celui du paysage audiovisuel français (PAF), qui ne manque pas une occasion de tourner les rappeurs en dérision. Un phénomène révélateur d’une longue histoire pleine de mépris pour la culture rap, dans le PAF.

Cela fait maintenant plusieurs années que le torchon brûle entre Booba et Kaaris. Si les origines du conflit remontent à 2014, le conflit a pris une autre ampleur l’été dernier, lorsque les deux artistes ont participé à une bagarre impliquant onze personnes, au milieu du hall d’embarquement, à l’aéroport d’Orly. Depuis, il est question d’un combat d’arts martiaux mixtes opposant les deux hommes.

Cette idée, imaginée par Booba, serait un moyen de mettre un point final à une chamaillerie vieille de cinq ans. Seul hic, les rappeurs ne parviennent pas à s’accorder sur les termes du contrat, censé cadrer le face-à-face, et s’insultent sur les réseaux sociaux par vidéos interposées. Un énième rebondissement dans cette bataille sans fin qui n’a pas manqué d’interpeller les principales chaînes de télévision françaises qui se sont empressées d’alimenter la polémique.

Kaaris pris au piège dans l’émission TPMP

Fin janvier, Kaaris était l’invité de Cyril Hanouna dans l’émission Touche pas à mon poste !, sur C8. Convié sur le plateau pour faire la promotion de son cinquième album studio «Or Noir 3», le rappeur de Sevran a pu rapidement s’apercevoir que la discussion concernant son actualité musicale n’occuperait qu’une place anecdotique dans le programme. Autour de la table, les différents intervenants n’ont d’yeux et d’oreilles que pour son affrontement avec Booba.

Cerise sur le gâteau, la discussion se clôture par une conversation téléphonique entre les deux rappeurs, orchestrée par Cyril Hanouna, en personne, à l’insu de Kaaris. À peine le combiné est décroché que les insultes fusent entre les belligérants, pour le plus grand plaisir d’une audience hilare qui en redemande. «Booba : Il est où le contrat ? Kaaris : Dans ton cul, frérot !».

S’ensuit un spectacle humiliant au cours duquel le plateau TV se mut en véritable scène de cirque. Dans ce numéro, Cyril Hanouna incarne le régisseur de piste qui donne la réplique à un duo de clowns, comique malgré lui. Kaaris et Booba remplissent alors à merveille le rôle que les médias veulent tant leur attribuer : celui de rappeurs bodybuildés, violents et décérébrés, animés par des instincts ô combien primaires.

Le rap, cette culture moquée par les médias français

Dans le paysage audiovisuel français, ce type de pratique ne date pas d’hier et est symptomatique d’un phénomène généralisé qui consiste, dans la plupart des cas, à traiter les acteurs de la scène rap avec mépris et condescendance. «Le rap est une sous-culture d’analphabètes», lançait déjà le polémiste Éric Zemmour, en 2008, lors d’un débat télévisé. Thierry Ardisson, quant à lui, s’était exprimé en ces termes le jour où il recevait le rappeur Vald dans son émission Salut les Terriens : «Bonsoir. Vous n’êtes pas vraiment un rappeur comme les autres. Vous n’êtes pas noir. Vous ne passez pas vos journées en salle de muscu’ et vous savez que le verbe “croiver” n’existe pas » .

On l’aura compris, journalistes et animateurs TV font la part belle aux stéréotypes lorsqu’il s’agit de couvrir l’actualité rap. Mais si la plupart du temps les rappeurs pâtissent d’un accueil des plus hostile lorsqu’on les invite sur un plateau, il arrive parfois que l’ambiance soit plus décontractée et le ton plus amical. Ce fut le cas par exemple en janvier dernier lorsque Kaaris était l’invité d’Anne-Elisabeth Lemoine dans l’émission C à vous, sur France 5. Mais, attention, malgré un environnement en apparence convivial, ici encore les rouages sont les mêmes : la présence du Sevranais, réduit au rôle de «bad boy», ne sert qu’à alimenter fantasmes et clichés sur le compte du rap.

Au fil des discussions, l’on se rend compte que le rappeur de 39 ans est perçu comme un «animal exotique», une curiosité amusante dont les usages et les codes langagiers dénotent avec le reste des invités qui sont venus parler littérature ou défendre un film en compétition à la Mostra de Venise. Les sourires crispés et les regards bienveillants entre convives n’y changent rien : le repas proposé par la production prend bel et bien des airs de «dîner de con». Ce type de dynamique est révélateur d’un certain mépris de classe de la part des journalistes à l’égard des rappeurs souvent issus d’un milieu social inférieur.

Lire aussi :  Quand le streaming s’invite sur la Croisette

Au vu du spectacle humiliant auquel les deux protagonistes ont pris part ces dernières semaines, une question demeure : les singes sont-ils réellement sortis du zoo ?

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“Rapophonie”, la première émission internationale de rap francophone débarque sur Couleur 3

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Le premier "Rapophonie" sera diffusé sur Couleur 3 ce dimanche 3 février – © RTS

Couleur 3 (RTS), Mouv’ (Radio France), ICI Musique (Radio Canada) et Tarmac (RTBF) s’associent pour proposer «Rapophonie», une émission commune et internationale sur le rap francophone. Dès le 3 février, chaque dimanche à 21h sur Couleur 3, une heure de mix pour valoriser la diversité musicale du hip-hop.

Quatre médias de service public à destination des jeunes générations s’unissent pour lancer la première émission internationale sur le rap francophone, reposant sur une sélection des meilleurs titres de Suisse, France métropolitaine et d’Outre-mer, Belgique, Canada et Afrique francophone.

«Rapophonie» promet une programmation originale pointue, mixée en alternance par les DJs des quatre médias, dont DJ Vincz Lee pour Couleur 3, pour une expérience radiophonique unique dans le paysage audiovisuel.

À travers cette nouvelle émission, Couleur 3, Mouv’, ICI Musique et Tarmac portent les valeurs d’ouverture, de croisement des cultures et de diversité musicale du hip-hop francophone.


Radiophonie, tous les dimanches de 21h à 22h sur Couleur 3 et à retrouver en podcast sur couleur3.ch.

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