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Une interview léchée de Blaise Bersinger, de retour avec «Mauvaise langue»

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© RTS / Laurent Bleuze

Après une première saison aux débuts cartonnés, Mauvaise langue, le late-night show proposé l’an passé par la RTS revient vendredi soir sur le petit écran. Mais cette fois-ci uniquement présenté par Blaise Bersinger. 

«Les gens qui auront encore une télévision en 2019, vous nous retrouverez en janvier». Ainsi s’est terminé le 8 juin dernier l’ultime épisode de la première saison de Mauvaise langue, le programme de la RTS, largement inspiré des très écrits late shows américains.

Malgré un début qui a connu la critique facile, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, le programme de 26 minutes – n’y voyez aucun rapport avec les deux Vincent – a su trouver son public (48 000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, soit 12,7 % de parts de marché).

Lire aussi :  Ce qu'on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

Sept mois plus tard, l’émission de deuxième partie de soirée, est de retour ce vendredi, à 22h40, sur RTS Un. Elle sera présentée cette fois uniquement par Blaise Bersinger, Thomas Wiesel ayant décidé de s’investir uniquement en tant qu’auteur. Comme premier invité ? L’animateur du Service public romand, Jean-Marc Richard – Les P’tits zèbres, le Professeur Maboule, vous vous souvenez ?

Quelques jours avant l’enregistrement du première épisode de cette seconde cuvée, Blaise Bersinger, sur le ton décalé qu’on lui connait, a accepté de répondre à nos questions.

Slash : Salut Blaise. Mauvaise langue revient dans quelques jours, sur RTS Un. Ça va, tout est prêt ?

Blaise Bersinger : Coucou. Tout n’est pas encore prêt, non. Mais je crois que ça fait partie du job. Je vais bien, malgré ce petit chalazion sous mon œil droit que je peine à faire partir et mes quelques retards administratifs sur des factures – c’est fou, quand même, à quel point on peut se mettre dans la panade tout seul en oubliant simplement un document sur une pile de papiers pendant plusieurs jours. La vie, je vous jure, des fois, elle nous fait vivre de ces histoires. Et toi, ça va ?

Blaise Bersinger est désormais l’animateur unique de “Mauvaise langue” – © RTS / Laurent Bleuze

Super, je te remercie. Malgré des audiences stables, et plutôt bonnes, vous avez dû essuyer la critique, plus d’une fois. Comment s’annonce cette deuxième saison ?

C’est encourageant comme question. On part sur une saison de type calamiteux. Je me réjouis que la Suisse romande assiste à ce fiasco historique.

Mais, le vendredi, à 22h40, ça reste une case ingrate…

Je ne vois pas de quoi tu parles. S’il y a bien un moment où les jeunes de Suisse romande – notre public dit «cible» – sont devant leur télévision, en train de ne pas boire des verres en ville, c’est bien le vendredi soir.

Et c’est resigné pour combien d’épisodes ?

Vingt-deux.

Blaise Bersinger va remplacer Thomas Wiesel. Qui pour remplacer Blaise ?

Je n’en sais rien. J’aime beaucoup l’idée de penser à une éventuelle troisième saison, alors que je n’ai pas commencé la deuxième. C’est comme l’autre jour, j’étais au restaurant, et j’hésitais entre le tiramisu et la panna cotta, en dessert… Alors que je n’avais pas encore reçu ma quatre saisons. Mythique. On vit nos meilleures années.

Lors de la première saison, Thomas avouait que tes interventions créaient parfois, malgré toi, le malaise. Comment tu vas amorcer ce problème dans cette nouvelle formule ?

Ah sympa, merci. Je me suis débarrassé de Thomas.

 

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On peut s’attendre à quoi comme nouveautés ?

La forme va très peu évoluer. On va essayer d’installer un vrai moment stand-up pour mettre en valeur certains de mes acolytes dans ce qu’ils font de mieux. Un.e invité.e par émission me rejoindra, dans la mesure des disponibilités des gens que nous voulons inviter. Mais je ne vais pas révolutionner le concept, le changement principal réside avant tout dans le fait que c’est moi qui présenterai.

«Blaise Bersinger part en torche, l’éteignant dans des punchlines plus proches du prout que de l’uppercut». 24 heures vous a méchamment pourfendus dès la première, l’an passé. Si tu souhaites les rassurer…

Non vraiment, merci pour tes encouragements.

Et nous, qu’est-ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Mauvaise langue ?

Qu’on s’amuse, que les gens s’amusent avec nous et qu’on nous encourage.

Merci Blaise.


Mauvaise langue, tous les vendredis à 22h40 sur RTS Un et à retrouver en capsules vidéo sur Facebook.

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« LacLac » : l’association qui met des claques aux stéréotypes sur la jeunesse

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De g. à d. : Malika Djehiche, Téo Linares, Camille Lanci, Philéas Authier, Gabriela Cabré et Antoine Pino – © LacLac

Slash a rencontré l’association LacLac. Ils sont neuf jeunes passionnés et dynamiques. Leur but ? Casser les stéréotypes sur la jeunesse actuelle par le biais de capsules vidéo diffusées sur Léman Bleu et les réseaux sociaux.

« LacLac », « la claque », sous cet homophone qui traduit parfaitement d’une part les origines lacustres de cette équipe de copains venant de Genève et Neuchâtel, et d’une autre part le but recherché, à savoir démonter les stéréotypes sur les jeunes, cette association a vu le jour en 2018 et compte bien perdurer.

« Le meilleur moyen de décrire la jeunesse, c’est de la laisser s’exprimer »

Tout a commencé en ce début d’année. Camille Lanci et Gabriela Cabré étaient à une conférence sur la votation « No-Billag ». Dans un petit film projeté à cette occasion, la jeunesse actuelle était décrite péjorativement comme désintéressée de la politique ou de la vie publique. « J’ai été particulièrement sensible à cette vidéo, car c’était faux, lance Camille. J’avais besoin de m’exprimer et la seule personne de libre, à ce moment-là, était Laurent Keller, directeur de Léman Bleu », raconte l’étudiante à l’Université de Neuchâtel. Camille s’approcha et entama le débat en déclarant qu’il était dangereux de stigmatiser la jeunesse puisque cela pourrait bien la conduire à ne pas se sentir concernée par cette votation.

Selon Camille, « Le meilleur moyen de décrire la jeunesse, c’est de la laisser s’exprimer ». Laurent Keller fut très attentif à ces propos et c’est en quelque sorte de cette manière qu’est née « LacLac ».

Camille et Gabriela ont ensuite été rejointes par sept amis : Max Gigon, Philéas Authier, Loïc Beck, Antoine Pino, Antoine Rognon, Malika Djehiche et Téo Linares. Toujours en contact avec Léman Bleu, le groupe de jeunes met sur pied un projet : créer des vidéos dans lesquelles des jeunes racontent leur histoire et ainsi montrer l’hétérogénéité de cette jeunesse plurielle trop souvent stéréotypée. Après une première capsule « test », LacLac a obtenu le droit de diffuser dix mini courts-métrages sur la chaîne genevoise.

Les lieux de tournage sont choisis par les personnes interviewées – © LacLac

Une journée de tournage avec LacLac

Bien que tous amateurs, chaque membre de l’association apporte sa pierre à l’édifice. « Nous sommes tous différents, nous avons des parcours différents, des compétences différentes. Chacun essaie de mettre à profit ses connaissances et ses capacités », souligne Max Gigon, qui s’occupe plus particulièrement du montage vidéo. Grâce à l’appui de Léman Bleu, qui leur a fourni du matériel et une formation, les neuf jeunes, pour la plupart étudiants, s’épanouissent dans leur projet.

Les personnes mises en valeur dans les capsules vidéo ont un point en commun. « Elles ont quelque chose à raconter, un message à faire passer. Nous ne recherchons pas des gens exceptionnels », explique Téo Linares.

Quelques jours avant un tournage, l’équipe rencontre la personne à interviewer. Ils lui expliquent le projet et définissent ensemble les sujets de discussion et les lieux de tournage. « C’est vraiment la personne interviewée qui décide presque tout », ajoute Téo, également étudiant à l’Université de Neuchâtel.

Le jour du tournage, quatre ou cinq personnes de l’association se rendent sur place et passent la journée avec le sujet de la vidéo. « Le but est de montrer la réalité. C’est pourquoi nous essayons de passer le plus de temps possible avec la personne en question », poursuit Max.

Téo Linares (au second plan) et Loïc Beck en plein tournage – © LacLac

Une envie de poursuivre

« Et maintenant, que vais-je faire ? », chantait Gilbert Bécaud. Si le mandat de LacLac avec Léman Bleu a une échéance, les jeunes passionnés ne comptent pas pour autant en rester là. « Nous voulons continuer. LacLac a un but pédagogique et andragogique. Chaque membre ne sait pas encore ce qu’il fera l’année prochaine. Donc la question de la pérennité ne s’est pas encore vraiment posée, mais il y a un désir de poursuivre ce beau projet », avoue Camille.

Mais avant d’évoquer le futur, place au présent et les dix capsules produites. Quatre ont déjà été diffusées et en voici un exemple avec Marie, fleuriste et maquilleuse professionnelle, qui nous emmène dans son quotidien :

LacLac est sur Facebook, Instagram et YouTube.

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